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1975: dans un lycée Parisien, des élèves de terminale affrontent la fin de l'année scolaire, entre révisions éventuelles pour le bac, frustrations familiales, nécessaire agitation gréviste, amourettes, fumette, bacs blancs, conseils de classe et surtout, surtout, beaucoup de bêtises diverses et variées.
C'est un film qui joue à fond sur la nostalgie; celle des élèves particulièrement, qui dans le prologue et fil rouge du film, ont bien grandi. Voncent Elbaz et d'autres, anciens copains de terminale, sont venus à l'hôpital pour visiter Sophie (Elodie Bouchez), qui vient d'accoucher du fils de leur copain Tomasi, décédé d'une overdose quelques mois plus tôt. La nostalgie se pare de tristesse et de regrets, mais elle n'empêche pas l'évocation des souvenirs de rester profondément réjouissante... C'est un professeur qui parle, et je dois dire que la profession n'en sort pas grandie: mais quel professeur, justement, n'aura pas été amené un jour ou l'autre à prononcer dans le vide une phrase à la noix du genre "Tomasi, veuillez immédiatement cesser de faire le crétin, ou bien..."?... La saveur du film est basée aussi sur le fait de souligner les forces comme les faiblesses des adultes, mais surtout les faiblesses...
Car Le Péril Jeune est un film de point de vue, celui qu'on a conservé de nos années de jeunesse, de fréquentation du lycée, et parfois même des cours. Parfois, parce que dans ce lycée, on sèche volontiers... Surtout Tomasi (Romain Duris): celui-ci, le principal héros du film, ne pouvait que mourir jeune, tant il incarne justement l'esprit de la jeunesse, son côté rêveur et frondeur, cette envie de se mesurer au monde à cent à l'heure, et de s'en prendre à la terre entière. Toutes ces choses qui ne durent qu'un temps, mais qu'on garde au fond de soi...
C'est touchat, souvent drôle voire très drôle et tout ce petit monde s'est admirableùment glissé dans la peau des lycéens, parents et profs de 1975, une autre époque décidément: en 1985, 1975 c'était forcément deux ou trois siècles plus tôt... Mais je vous garantis qu'au vu de ce merveilleux petit film espiègle, on se rend compte que 1975 et 1985 sont finalement beaucoup plus proche que, disons, 2025 et 2020. Tout ce monde qui nous est montré, ces AG clandestines, ces lycéens insouciants, ces timides prises de conscience, ces après-midi au flipper...
...Ca n'existe plus.
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