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Une petite fille, dans une nurserie, sort de son lit pour manger un morceau, et les personnages de son papier peint s'animent dans une version délirante et musicale de La Belle et la Bête... La Bête a très vaguement un visage inspiré de Jimmy Durante...
Les deux principaux intérêts de ce film, un court métrage assez typique de la série Merrie Melodies, n'ont pas grand chose à voir avec son intrigue très conenue... Pour un cartoon Warner, s'entend. Non, d'une part Beauty and the beast est une preuve éclatante de l'emprise de Disney et de ses Silly Symphonies sur le monde du dessin animé, et de la façon dont Leon Schlesinger modelait ses productions sur son concurrent principal. Le film est en couleurs, mais c'est le Cinecolor, un technicolor du pauvre, en deux filtres au lieu des trois pimpants affichés par Disney...
Et surtout, c'est le premier court métrage des Merrie Melodies qui soit dirigé par Friz Freleng, lui-même un transfuge de Disney... Il était revenu de ses premières expériences avec un savoir-faire impressionnant dans l'art de synchroniser animation et musique...