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A l'origine de ce court métrage, il y a le fait que la communauté cinématographique, dans les années 90, se mobilisait pour la cause de la lutte contre le SIDA, ce qui n'est plus vraiment le cas. Jeune réalisateur en vue, Cédric Klapisch avait contribué à deux courts métrages en 1993. Logiquement, une nouvelle campagne de promotion du préservatif l'impliquait en 1998, mais cette fois avec un cadre inattendu: car Le ramoneur des lilas est à la fois un authentique film de Cédric Klapisch, qui est totalement sur le versant de la comédie, et... un film pornographique.
Dans une vaste demeure ("Les Lilas", donc), Monsieur (Zinedine Soualem) part, laissant Madame (Magella) seule avec une soubrette (Olivia Del Rio). Elle reçoit la visite du ramoneur (Yves Baillat) qui vient, justement, pour la ramoner.
Hum.
Le problème, c'est que le couple n'a pas de préservatif... Madame envoie donc la soubrette en chercher, et elle va en trouver chez un homme (Francesco Malcolm) qui est justement en train de regarder le film...
Au-delà de la partie la moins intéressante (les inévitables plans anatomiques), le film a le culot de jouer à fond sur le décalage entre le point de vue d'un metteur en scène de cinéma très traditionnel, et un genre ultra-codifié: notamment, comme le court métrage est supposé être visionné par un spectateur, celui-ci passe les conversations en vitesse rapide pour aller directement aux plans érotiques. Et la mise en abyme est assez réjouissante, comme le choix de post-synchroniser le film sans aucun effort pour masquer l'artifice...