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  • : Allen John's attic
  • : Quelques articles et réflexions sur le cinéma, et sur d'autres choses lorsque le temps et l'envie le permettront...
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24 août 2025 7 24 /08 /août /2025 22:43

Durant les combats en Afrique du Nord, un correspondant de guerre, Ernie Pyle (Burgess Meredith) voyage avec une colonne de soldats Américains, menés par le Lieutenant Walker (Robert Mitchum), et partage leur ordinaire, leurs marches forcées, leurs bivouacs et les occasionnelles batailles... Quelques mois plus tard, il les retrouver aussi en Italie, lors des avancées décisives des Américains, toujours sous la direction de Walker, désormais capitaine...

Wellman s'est signalé spectaculairement en 1927 avec Wings, un film extraordinaire, dans lequel il avait mis énormément de lui-même et de son souvenir de la "Grande Guerre", à laquelle il avait participé en tant qu'aviateur. Sa façon de traiter les conflits, de film en film, a toujours été de les traiter à hauteur d'homme, et ce film épouse dès le départ le point de vue des simples soldats, de leur petite vie qui se met en jeu d'une minute à l'autre... Ernie Pyle, le vrai, a ramené dans un livre des anecdotes nombreuses, cocasses, poignantes, dramatiques, et j'en passe, et c'est ce que le film raconte.

Les combats ne sont jamais le sujet, c'est tout le reste, le rapport entre les hommes, les occasions de vivre quand même, les occasions de tromper la mort et de célébrer le fait qu'on soit quand même toujours là. C'est riche, profondément humain, et magistral... Les acteurs sont, à l'exception des deux principaux, des inconnus, voire pour certains personnages, des vétérans. Et fidèle à sa légende, Wellman appelle un chat un chat, ne s'interdit rien, et livre en un film tourné dans des conditions probablement difficiles (les scènes d'extérieur n'ont certainement pas été tournées en studio), une oeuvre d'art, dans laquelle il se livre à des farces de galopins: une scène fait même intervenir (à ma connaissance c'est la première fois dans le cinéma américain) des flatulences après un repas de noël fourni, exceptionnellement, en dinde...

Notons pour finir, que pour Robert Mitchum, il est sûr qu'il y a eu un avant et un après ce film, qui l'a catapulté vers le statut de star...

 

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Published by François Massarelli - dans William Wellman