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Sniffles a du être considéré important, pour Leon Schlesinger et probablement Chuck Jones lui-même: c'est déjà le huitième film en trois ans... Il semble bien que ce soit la dernière tentative avant longtemps, pour capter essentiellement avec la plus sage série Merrie Melodies, le public des tous-petits.
D'où, je m'en excuse, ce côté gnan-gnan qui tend à prendre un peu toute la place... Jones concentre en effet sur le personnage de Sniffles une certaine mièvrerie qui devient plus difficile à apprécier quand le personnage se met à parler!
Ici, il visite un grand magasin, au rayon des jouets, en compagnie de con sopain, le ver rencontré dans Sniffles and the bookworm (1939). Ce dernier fait toutes les gaffes possibles et imaginables, et dans le grand magasin presque déserté, les deux petits animaux rencontrent un chat...
Beaucoup de jouets mécaniques semblent vivre leur propre vie (ce qui ne nous étonne pas vraiment quand on connait l'oeuvre de Chuck Jones), et d'autre part il y a un amusant petit gag: pour échapper à son poursuivant, Sniffles se glisse dans un groupe de poupées à l'effigie de Porky Pig...