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Anatole "Zsa-Zsa" Korda (Benicio Del Toro), un industriel (il vend des armes entre autres) a survécu à 5 tentatives d'assassinat, quand il est soumis, en pilotant son avion, à une sixième... Confronté à un tribunal divin dans son inconscience, il décide de renouer avec sa fille, Liesl (Mia Threapleton), née d'un premier mariage; il souhaite en faire sa seule héritière. Celle-ci est novice, mais il lui demande d'abandonner sa vocation.
Alors que les gouvernements mondiaux tentent de trouver un moyen de se débarrasser de lui, Korda et sa fille, accompagnés d'un tuteur Norvégien (Michael Cera) vont essayer de mettre en place un ambitieux projet que l'industriel considère comme l'oeuvre de sa vie, "The Phonecian Scheme" (ainsi nommé parce qu'il est supposé être effectué dans un hypothétique pays du moyen-orient qui s'appelle justement la Phénicie).
D'un côté les pays du monde se liguent pour manipuler le marché des rivets, créant ainsi un obstacle à toute infrastructure... De l'autre, Liesl entend bien faire renoncer son père à ses projets douteux et le changer par la même occasion. Enfin, Bjorn, le tuteur suédois, tombe bien vite amoureux de Liesl, mais a aussi quelques petits secrets inattendus...
De plus en plus original... Depuis The Grand Budapest Hotel et The isle of dogs, Wes Anderson a adopté un style qui met de plus en plus en valeur la structure de ses films, en insistant sur les chapitres, sous-parties, et digressions. Il nous présente dans ce film une sorte de compte-rendu du partage financier du projet de Korda, pour lequel chaque voyage effectué afin de lever des fonds ou négocier auprès de ses partenaires (un moyen comme un autre de faire participer les copains, Tom Hanks, Mathieu Amalric, Scarlett Johansson ou Benedict Cumberbatch), qui tient lieu de division en segments de cette intrigue rocambolesque. Le film tient essentiellement dans la représentation du point de vue de Korda et de son entourage, des discussions parfois abstraites de ces gens, des menaces souvent loufoques d'attentats, et les interventions du gouvernement Américain deviennent comme des pauses respiratoires d'une intrigue qui tient, finalement, à peu de choses...
Au départ on croirait même voir arriver une sorte de "Citizen Korda", mais le fait est que "Zsa-Zsa" a survécu à la tentative d'assassinat qui débute le film, et qui est d'ailleurs à la fois extrêmement graphique autant que très drôle...
Autant dire que ce film, partagé entre un quasi récit initiatique entre une fille et un père qui apprennent à se connaître, et une sorte de expiation de ses péchés d'un homme surpuissant qui arrive potentiellement à la fin de son existence terrestre, n'a pas forcément d'attraits pour ceux qui ne sont pas déjà rompus au style si particulier du metteur en scène. Anderson ne fait d'ailleurs aucun effort pour réhausser un peu l'aspect "comédie d'espionnage" de son film... Une fois de plus, il ne faut pas lutter, car plus que jamais ce film ne livrera ses secrets et ses épices qu'après quelques visionnages...
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