23 novembre 2025
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Dans ce conte, bien des choses ne font pas très sérieux: les bandits sont assez miteux, les héros un peu trop transparents, et chaque baiser de la princesse et de son bon ami est interrompu par le petit garçon auquel son grand père raconte l'histoire ("It's a kissing book!")... Les décors sont d'ailleurs délibérément faux. Donc pas de réalisme à chercher, l'équipe de Rob reiner a travaillé à l'encienne, avec du carton-pâte, en studio, et l'éclairage est vraiment d'une luminosité peu naturelle. Donc ceux qui aiment l'heroic-fantasy sombre en seront pour leurs frais...
Mais justement: rien ne vient nous distraire, dans ces conditions, du plaisir un peu enfantin à revivre pour rire une aventure à la façon des années 50, des Mines du Roi Salomon, de Moonfleet, qui jamais ne se prend au sérieux, et a le bon goût de ne pas trop dévier du but de l'intrigue. La galerie de personnages est époustouflante de quatorzième degré, entre le géant (André the giant) trop civilisé, le noble bandit à moustache (Mandy Patinkin) avec son accent espagnol (qui aurait pu sans problème être Italien, d'ailleurs), le prince (Chris Sarandon) qui n'a rien de princier, et l'éminence grise qui cache des secrets inavouables (Chris Guest)...
C'est aussi et surtout un film sur l'importance de la romance sous toute ses formes, avec ce grand père (Peter Falk) qui prend le temps de passer du temps au chevet de son petit-fils malade... un film-bonbon par le futur auteur de When Harry met Sally, et surtout Misery.
Published by François Massarelli
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dans
Rob Reiner