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A Paris au XIXe siècle, le Dr Bonnet (Anton Diffring) est un jeune médecin en vue, qui sculpte pour le plaisir... Et cache plus d'un secret: avec un ami scientifique, il est aussi l'objet d'une expérience folle il a 104 ans et est maintenu en vie par des opérations compliquées, secrètes et dangereuses... Grace à des glandes prélevées sur des cadavres. Mais il a de plus en plus besoin de ces glandes et n'hésite pas le moment venu à s'en emparer sur des sujets vivants... Et la police s'intéresse à son cas, dans la mesure où son dernier modèle a disparu...Pendant ce temps le bon docteur file le parfait amor avec sa fiancée Jeannine Dubois (Hazel Court). Mais cette dernière pourra-t-elle supporter l'effroyable secret?
C'est un film "Hammer" mineur, qui louche beaucoup du côté de Stevenson, de l'ère Victorienne et de Dr Jekyll. Comme ce dernier, Bonnet est devenu dépendant de sa transformation, et criminel de fait. Bien sûr, contrairement Hyde, son personnage a besoin de façon vitale des victimes de ses crimes, mais au fur et à mesure de sa progression, le film nous révèle qu'il devient de plus en plus cinglé...
Le film oppose sans problème l'univers policé du Dr Bonnet, et ses crimes odieux, présentés avec parcimonie, bien entendu. Pourtant la Hammer a du batailler ferme pour imposer une telle production, qui s'essaie à des scènes spectaculaires qui iront parfois à l'encontre des voeux des censeurs les plus tatillons (un final enflammé, en particulier, dans lequel la violence et le sadisme se déchaînent), voire expériment avec la nudité (l'actrice Jeannine posant pour son sculpteur de fiancé dans le plus simple appareil).
Mais comment croire que le film soit situé en France et non en pleine Angleterre Victorienne, quand l'un des protagonistes, celui qui découvrira le pot-aux-roses, est interprété par l'impeccable Christopher Lee?
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