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Le Dr Lilian Steiner (Jodie Foster), une psychiâtre passée à la Psychanalyse, est une New Yorkaise installée en France. Mariée, puis divorcée de son mari Gabriel (Daniel Auteuil), elle a un cabinet situé chez elle, et elle peine à rester les pieds sur terre: son fils (Vincent Lacoste) est jeune papa, mais elle ne semble pas vouloir faire un pas vers son petit-fils Joseph... Un jour, ele reçoit un coup de téléphone de Valérie (Luana Bajrami), la fille d'une de ses patientes, Paula Cohen-Solal (Virginie Efira): elle lui annonce que sa mère, qui a effectivement cessé sans prévenir d'honorer ses rendez-vous, sans raison, est décédée. A la veillée funèbre, Lilian est très mal accueillie par l'époux de Paula, Simon (Mathieu Amalric). Puis des événements se précipitent: Valérie l'accuse d'être responsable de la mort de sa mère; Lilian pour sa part va échaffauder l'hypothèse, au contraire, que la mort de Paula (qui officiellement s'est suicidée) puisse être en réalité un meurtre...
Ce film extrêmement difficile à résumer, se joue des genres et de leurs limites: certes l'intrigue est celle d'un policier psychologique, mais c'est dynamité de bout en bout par des bouts de ficelle de comédie qui viennent perturber l'ordnnance de l'enquête. Ce qui est le plus troublant, c'est de voir une psychiâtre surmenée qui se plante royalement de bout en bout, allant jusqu'à consulter une hypnothérapeute (Sophie Guillemin) dans une scène très drôle, ou encore d'assister aux échanges entre Lilian et une collègue (Irène Jacob), dans lesquels l'informalité des échangs débouche souvent sur une cocasse ironie...
Si Mathieu Amalric (qui en fait trop, un peu comme d'habitude, en veuf névrosé qui semble avoir des choses à cacher) est ici identifé comme le méchant potentiel et fait sérieusement pencher le film du côté du suspense et du drame, Daniel Auteuil en mari qui s'amuse de revenir dans la vie de son ex-épouse est le garant d'une certaine forme de comédie loufoque... Une façon comme une autre de nous dire aimablement mais sûrement qu'on nous mène assez généreusement en bateau!
Et Rebecca Zlotowski, qui se joue des genres en permanence, se maie même le luxe de semer ça et là des indices qui peuvent faire partir le film dan s beaucoup de directsions: par exemple, avant toute cette intrigue dans laquelle la psychiâtre va s'auto-persuader qu'un crime terrible a été commis, un de ses voisins ecoute en boucle, avec des basses qui insistent, la chanson Psycho Killer des Talking heads... Après avoir vécu une séance inattendue d'hypnose dans laquelle Lilian se voit en violoncelliste, pourquoi n'a-t-elle pas fait le lien avec son fils? Celui-ci vit dans un appartement où un violoncelle est posé, et à côté, un ppitre avec des partitions nous indique qu'il n'est pas là que pour décorer.
...Bref, si quelque chose ne va pas, ne serait-ce pas plutôt le Dr Steiner qui aurait besoin d'une petite remise en question? Jodie Foster, filmée au plus près (d'impressionnants gros plans de ses yeux, de son visage, des ses rides et plusieurs fois de ses pieds, nous permettent en effet de comprendre à quel point elle est non seulement l'héroïne, mais aussi l'objet du film), est impressionnante de bout en bout, dans un film qui n'est pas avare en prestation d'actrices et d'acteurs. D'ailleurs, vous avez vu ce casting?