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Devenue l'épouse de Gaston de Challances (jacques Dacqmine), général dans l'armée révolutionnaire, Caroline (Martine Carol) l'a suivi jusqu'en Italie: il est trop jaloux pour la laisser derrière lui en France. Les tentations, pourtant, ne manquent pas, notamment le danseur Livio (Jean-Claude Pascal)... Mais les fastes du couple ne sont pas faits pour durer: en effet les Italiens ne semblent pas destinés à laisser l'armée révolutionnaire Française s'installer chez eux. Le général et son épouse vont devoir fuir...
C'est à Jean Devaivre, réalisateur de La dame d'onze heures, que revient la charge de tourner un film basé sur l'adaptation par Jean Anouilh du roman de Cecil St-Laurent (deuxième des deux suites du roman Caroline Chérie)... Après un début qui tend vers le décoratif, profitant d'un Technicolor rutilant, et qui traine en longueur, l'irruption du conflit, symbolisé par des coups de canon pendant une fête donnée au palais du général, fait basculer le film vers ce qu'on attend: une promenade frivole et légère dans les coulisses de la Révolution Française... Comme le premier film, mais sans l'avantage d'être une première fois en revanche. Ce deuxième film glisse encore plus volontiers vers la comédie picaresque, réhaussée de fort belles couleurs...
C'est poussif, hélas, et si le premier film reposait sur une narration omnisciente qui offrait toujours un contrepoint aux images, celui-ci est plus direct, plus marqué comme une comédie. Et on ne tarde pas à se rappeler que dans un film autour de Caroline Chérie, tout tourne autour de la tentation et des occasions de se laisser aller... Martine carol est escellente en soi, mais le personnage perd en substance d'avoir perdu (et plusieurs fois, hum) une grande dose de sa naïveté initiale, qui donnait quand même beaucoup de sel au premier opus réalisé par Richard Pottier.
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