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Elizabeth Sparkle (Demi Moore) est une jeune quinquagénaire qui court après son passé: actrice, elle a gagné des Oscars et comme le prouve la séquence d'ouverture, a eu droit à sa propre étoile sur le Hollywood walk of fame... Mais maintenant, les gens ne s'y arrêtent plus. Elle est depuis quelques années la présentatrice d'une émission consacrée à de l'aérobic, et ce serait déjà suffisamment humiliant... Mais son producteur (Dennis Quaid) ne veut plus d'elle: il veut une jeune, pas "une actrice qui a gagné un Oscar dans les années 30". Désespérée, elle se laisse aller, et a un accident de voiture sans gravité. Mais un médecin lui glisse une clé USB dans son sac: il contient un film publicitaire sur un programme mystérieux de remise en forme intitulé The Substance...
Elle décide de s'y consacrer. La manipulation consiste en l'injection d'un produit, qui entraîne la scission d'Elizabeth en deux: une version jeune d'elle-même, qui n'a pas l'air d'avoir trente ans (Margaret Qualley), et le corps de quinquagénaire de l'actrice. Chaque "moitié" a droit à une semaine d'indépendance, mais elle doit observer des règles très strictes, notamment respecter l'échange hebdomadaire...
Qui dit "règles très strictes" dans un film d'horreur ou assimilé entraine inévitablement le fait que ces règles seront violées... rappelez-vous Gremlins! Les conséquences sont forcément drastiques, et vont avoir pour conséquence le glissement de la comédie satirique vers l'horreur graphique. Et beaucoup d'excès, à mon humble avis. Mais le film commence superbement, en assumant sa verve humoristique, avec un aplomb remarquable. Dennis Quaid n'est jamais vu que de trop près, y compris quand il se gave (c'est répugnant) de fruits de mer... Le jeu des acteurs est outré, sauf peut-être celui de Demi Moore au début du film, qui y est remarquable (ce que je n'ai pas dit de toute ma vie, jusqu'à présent). Elle joue de son corps, en l'état, ce qui est rare et à souligner pour une actrice Hollywoodienne...
Mais justement, le propos du film est de s'en prendre à une civilisation qui court après le futur quel qu'il soit plutôt que de se reposer sur ses acquis, de chercher, mais oui, la substance derrière le futile, alros évidemment Hollywood, c'est l'endroit rêvé pour un tel conte. Un film sur le corps et son vieillissement, sur la pourriture inhérente à l'évolution de la matière, filmé souvent au plus près des corps. Il fallait pour une telle intrigue des actrices qui se laissent filmer littéralement sous toutes les coutures (hum...), et elles sont fantastiques en marionettes de leur propre vanité. Mais je le répète, le film est trop long (2h20) et excessif dans son recours à l'horreur. Le final dépasse les limites du supportable... De façon souvent plus navrante qu'effrayante.
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