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Le premier son entendu dans ce film étant celui de la connection "antique" à une ligne téléphonique, il me semble assez clair qu'on peut dire qu'il se passe "il y a un certain temps"... Les jeunes n'y paradent pas avec un portable, les ordinateurs sont raisonnablement vintage, et le personnage principal ne sait pas tout. Une jeune lycéenne (Natalia Dyer) d'un très très catholique établissement Américain privé est chez elle, à expérimenter le chat sur son ordinateur. Elle se retrouve à échanger avec un homme qui lui envoie des photos, elle se prend au jeu, et il lui suggère certaines pratiques solitaires.
Elle ne sait pas, n'a jamais expérimenté et tombe des nues en apprenant lors d'un cours de catéchisme que ces attouchements personnels sont à éviter dans la mesure où ils ne peuvent permettre la procréation... Tout le film est axé sur cette découverte à la fois de sa sensualité et du fait qu'elle soit liée à la notion de pêché. Il était inévitable que l'adolescente souhaite aborder le sujet avec son prêtre... Celui-ci n'est pas trop disponible puisqu'il se bat avec un ordinateur récalcitrant! C'est à ce moment que la jeune femme va apercevoir sur l'écran une photo qui apparait l'espace d'un instant, qui la rassure sur la relativité de l'abstinence!
C'est drôle, court, et ça se termine d'une fort gentille façon... Mais ce court métrage, probablement de fin d'études, a servi de brouillon à un premier long métrage du même titre tourné deux ans plus tard, qui étend le champ d'investigation de la jeune femme, de la même manière: sans forcer, tout en suggestion... Natalia Dyer en est également la protagoniste. En attendant, sous cette forme réduite à l'essentiel, ce petit film malin explore à sa façon la découverte non seulement de sa sexualité, mais aussi de l'hypocrisie des adultes, du libre-arbitre en matière de sexualité... Et du plaisir de regarder certaines scènes de Titanic.