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Produit par la compagnie Thanhouser, qu'on n'en finit pas de redécouvrir, ce petit film est un témoignage des liens parfois inattendus entre les compagnies de l'avant-Hollywood (ce film est fermement ancré à l'Est!) et les industries de l'époque... Il raconte l'immigration d'un homme d'Europe de l'Est, qui rejoint son frère aux Etats-Unis...
L'homme, Bela, vit chez ses parents, où il les aide à travailler la terre dans un oayx qui pourrait aussi bien être Hongrois que Tchèque, au vu de certains des langages qui sont présents sous une forme ou sous une autre dans l'environnement des héros! Peu importe d'ailleurs, car ce qui compte c'est qu'il accepte l'invitation de son frère qui est déjà parti pour les Etats-Unis. Il passe, bien sûr, par Ellis Island, et une fois enrôlé dans l'industrie, il s'émerveille de la belle vie qui est la sienne...
Bien sûr que c'est une forme sans ambiguité de propagande, sponsorisée par des nombreuses associations, corporations et probablement directement de patrons eux-mêmes, désireux de recruter parmi les forces vives des pays Européens, et il faut bien dire que dans la première scène, ces Tchèques ou Hongrois ont bien l'air à la peine. Le film offre un raccourci de la vie de nombreux immigrants, mais omet de rappeler que le rêve Américain qu'il nous présente... est un rêve. Etun rêve on peut toujours le faire toutes les nuits, ce n'est pas pour autant qu'il se réalisera.
Ce petit film pourtant ne manque pas de charme, en proposant en particulier des vues volées de Ellis Island, où le héros incarné par Harry Benham se mêle aux authentiques immigrants. D'une certaine manière, ce film un peu naïf anticipe sur un étrange film raté de King Vidor, An American Romance...