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Comme dans la plupart des contes revisités par Chuck Jones et en particulier ceux qui présentent un rôle pour Bugs Bunny, ce film passe son temps à souligner sa condition de narration.
Ainsi les trois ours (Une création de Jones qui les réutilisera, en particulier le père interprété par mel Blanc et le fils idiot doublé par Stan Freberg, anticipant sur de nombreuses grandes choses, notamment la rivalité... entre Joe et Averell Dalton dans l'évangile selon Morris et Goscinny) décident ils pour contrer la fin de recréer le conte de Boucle d'Or, mais comme ils utilisent une soupe de carottes, leur visiteur sera bien sûr Bugs Bunny. Beaucoup de bonnes choses, mais ce qui est le plus frappant, c'est la façon dont le film va dévier vers le graveleux... Avec une certaine gourmandise.
Les trois ours deviendront d'ailleurs un trio récurrent à part entière, avec une dynamique toujours plus précise entre le père et le fils crétin, la mère abandonnera par contre très vite toute prétention à servir à autre chose qu'à remplir la scène...