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  • : Allen John's attic
  • : Quelques articles et réflexions sur le cinéma, et sur d'autres choses lorsque le temps et l'envie le permettront...
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14 mars 2026 6 14 /03 /mars /2026 09:56

La vie de Paul McCartney, après la décision d'annoncer la fin du groupe dont il faisait partie... Et comment du chaos total dans lequel il s'est trouvé en 1970 (accusé de toutes parts d'être le principal fautif de la fin des Beatles, généralement à tort, avec ses trois camarades manipulés par un avocat malhonnête qui avait décidé d'avoir sa peau, et une presse généralement sceptique et rigolarde...), il a pris un certain nombre de décisions pour revenir sans se contenter d'être un ancien Beatle.

C'est détaillé, complet, évidemment sous contrôle: Paul est le principal narrateur, même si apparemment sa contribution est celle d'un témoin privilégié... Le film s'efforce en effet de montrer sans fioritures les galères (oui, on en a même si est Paul: comment monter un autre groupe quand on a fait partie des Beatles? Les autres, après tout, ne s'y sont pas risqué), les moments gênants (Paul en vedette d'un show télévision du pire kitsch en 1972), les grands moments (la sortie de Band on the run) et bon an mal an, on finit par se rappeler que même si on oublie les Beatles, le maître d'oeuvre de Wings reste un artiste exceptionnel. Oui, il était extrêmement riche, et l'est toujours. Oui, il restait une superstar quoi qu'il fasse (et il l'admet d'ailleurs, il est sans doute la personne du métier à laquelle il est le plus difficile de dire non, voire de dire "Paul, c'est nul!")... N'empêche, sa présence en tant que membre et chef des Wings dans les années 70 est indéniable, et le place au sommet de la décennie, paradoxalement. Tout en faisant un outsider, qui a su rester à l'écart de presque tout ce qui a défini la décennie: rock prog, glam rock, puis le punk... 

Appuyé par un ensemble d'images d'archives d'une exceptionnelle qualité, supervisé sans doute par Paul lui-même, qui avait sans doute une forte envie de partager ces moments de son passé, avec Linda, le film (parsemé de références à des fantômes, car le temps est cruel: John, Linda, Denny Laine...) est de toute façon joué d'avance: si vous avez décidé une bonne fois pour toutes que Paul était le méchant des Beatles, alors il vous agacera. Moi qui pense que ce n'était pas lui (faut-il compléter? Non), je vous le dis: c'est un documentaire passionnant, souvent émouvant,

...et faut-il le rappeler: Paul McCartney, n'est-ce pas celui qui a composé et enregistré en compagnie de son groupe Wings, ou en solo, Maybe I'm amazed, My love, Live and let die, Band on the run, Mrs vandebilt, Listen to what the man said, Let 'em in, Silly love songs, et il a aussi accessoirement interprété de façon particulièrement appropriée toutes les chansons qu'il voulait de sa vie d'avant, sans que ce soit en aucun cas douloureux ou gênant.

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Published by François Massarelli - dans Paul