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Ce film, un moyen métrage qui est la dernière des oeuvres conservées à peu près en entier d'Elvira Notari, est un étrange objet, qui semble mêler de façon un peu télescopée des fragments de documentaire, et des scènes de mélodrame. Le terreau, c'est un peu une vision bardée de clichés populaires de l'âme Italienne, et qui présente de façon étonnante, pou un film muet, son lot de chansons...
L'intrigue décousue est contée à travers des intertitres qui ont fait l'objet de recherches esthétiques parfois étonnantes, mélangeant vues documentaires, poésie, surimpressions, et peut-être même recyclage d'images... Un jeune homme volage se commet avec deux femmes qui sont rejetées par sa vieille maman, et la deuxième lui vole des bijoux familiaux: il se suicide, laissant la jeune femme accuser son propre frère de l'avoir tué!
Oui, on ne fait pas dans la subtilité, maisles drames d'elvira Notari sont extrèmes, et totalement assumés... Les acteurs, toujours les mêmes (on reconnait Eduardo Notari, le fils, dans le rôle du petit frère) sont probablement tous des non-professionnels, et les films ont été assemblés avec un esprit amateur, mais qui montre une énergie impressionnante...
Toute une partie du film nous montre une passage du pett frère sous les drapeaux, rythmé par les chansons que lui et ses camarades chantent (chacun d'entre eux représente une région différente de l'Italie). Les chansons sont véhiculés par les intertitres, on imagine donc qu'il était indiqué aux spectateurs qu'ils étaient invités à participer! Un indice de la tentation nationaliste qui était dans l'air du temps depuis 1922.