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Ce film nous montre le talent de Friz Freleng, même à cette difficile période durant laquelle, monde à l'envers, les dessins animés des Looney Tunes et Merrie Melodies semblaient entrer en concurrence avec l'indigence de la télévision. Mais avec ce film, Freleng a décidé, si il lui a fallu admettre que désormais les budgets ne permettent définitivement pas de proposer une animation deluxe, qu'il peut au moins garder ses standards sur deux points: le rythme, d'une part, et le style...
Et dans ce qui aurait pu être une confrontation de plus entre Bugs Bunny et Yosemite Sam, seterminant par une poursuite en train qui dépasse joyeusement les bornes du loufoque, l'équipe de Freleng commence par établir les lieux: Bugs Bunny se rend donc au Fat Chance saloon, où il va avoir maille à partir avec le mini-bandit local... Mais clairement, si les efforts n'ont pas manqué pour établir une ambiance western (Duel, Saloon, etc...), ce qui a le plus motivé les auteurs ici, c'est le grand n'importe quoi qui se passe sur rails à la fin. Sam en particulier, par sa rage phénoménale, crée le rythme à lui tout seul.