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Un cas d'école... Bosko est le premier personnage de dessin animé qui ait compté à la Warner, un petit bonhomme de cartoon créé par Harman et Ising et quiest assez indistinct. C'est à lui que revint l'insigne honneur d'être le premier à prononcer That's all, folks!, la phrase signalant la fin des films. C'est également lui, bien sûr, qui a inauguré la série des Merrie Melodies, destinée à une longue et pretigieuse carrière...
Ce film est le meilleur que j'aie vu des aventures du petit Bosko, ici il est à la fois organiste dans un cinéma et le présentateur du spectacle de films qui est montré à un public qu'on ne verra jamais: un dispositif que reprendra Tex Avery en 1940 dans son dernier film en noir et blanc Porky's preview... On y voit donc une chanson (We're in the money, de Gold diggers of 1933) interprétée par Bosko avec l'aide du public, des actualités loufoques, un court de Haurel et Lardy, et un mélodrame dans lequel un Simon Legree de pacotille ("Dirty Dalton") menace une pure jeune femme... C'est rigolo, enlevé, et dynamique. L'animateur Friz Freleng fait admirablement son boulot...
...Ce ne sont pourtant pas ces multiples bonnes raisons qui ont fait passer ce film à la postérité: lorsqu'il voit "Dirty Dalton", Bosko éructe une interjection qui fera date: on ne sait pas exactement ce qu'il dit. Logiquement, il devrait dire par exemple "The dirty mug!". Il dit à un autre moment, The dirty cur, qui désignerai un chien bâtard, et le erme est d'ailleurs présent dans un intertitre.
Mais ce qu'on entend, c'est assez clairement "The dirty F...". Les historiens s'écharpent sur le sujet...
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