Dans une petite maison tranquille, la maîtresse de maison rentre et s'étonne de l'absence de Dicky, l'oiseau qui normalement ne quitte jamais sa cage. Elle s'en étonne auprès de Rudolph, le chat de la maison, qui semble s'en étonner aussi, entre deux hoquets qui lui font éructer des plumes... La combine est parfaitement au point: la maîtresse est d'une impayable naïveté, les canaris vont et viennent, et le chat est fort bien nourri. Nous assistons donc à l'arrivée d'un autre oiseau, mais rien ne se déroulera comme prévu...
Le film sera refait en 1948 par Freleng, avec Tweety et Sylvester, sous le titre I taw a putty tat... Mais ce film de Frank Tashlin revêt un caractère particulièrement important et symbolique puisque c'est le dernier film produit en noir et blanc au studio Schlesinger. Le design est formidable, surtout cet incroyable chat totalement investi dans sa mission de se nourrir d'oiseaux, et qui n'avait jamais compté sur une éventuelle résistance, et encore moins sur un retournement de situation... C'est très drôle, et aussi très, très noir...