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20 août 2011 6 20 /08 /août /2011 11:52

Tout en étant un film très mineur dans la carrière de Borzage, cette dernière collaboration du cinéaste avec Charles farrell est marqué par un certain nombre d'aspects qui ne trompent pas. au-delà du caractère théâtral de ce film, il est situé dans l'Amérique de 1932 marquée par la crise, et son titre renvoie à la situation des deux héros: Pete (Farrell) et Sidney (Marian Nixon), finacés depuis une éternité, vont devoir constamment reposusser leur mariage par la faute des circonstances: leur modestie économique, d'abord, qui les oblige à la prudence; leurs parents, la mère de Pete qui est une insupportable mégère (Josephine Hull) et qui vit aux crochets de son fils, les parents de Sidney qui vont se séparer durant le film (la mère, interprétée par Minna Gombel, ayant décidé de fuir son mariage avec leur locataire); la santé fragile du père de Sidney interprété par William Collier, exacerbée par le départ de sa femme... Ils trouvent, comme souvent les jeunes Américains dans ces films, refuge dans une chanson, After tomorrow, qui devient presque leur hymne d'espoir: demain, ils se marieront, et après tout deviendra possible.

 

Si on attendrait de la photo, signée du grand James Wong Howe, qu'elle fasse preuve de plus d'originalité, le style frontal choisi (Et largement dicté par le fait qu'il s'agit d'une adaptation théâtrale) sied assez bien à cette chronique douce-amère de la dépression. Et le film se distingue (Y compris de certains films assez prudes de Borzage, dont Bad girl) par une tendance à la franchise. on n'est bien sur pas devant un film paramount, mais il est souvent question de sexe, depuis le gag d'une conversation cauchemardesque entre la mère fofolle et son fils ("Un homme est parfois une bête...") jusqu'à une scène de chamailleire tendre entre les deux amoureux qui se transforme en une câlinerie horizontale un peu désordonnée entre Farrell et Nixon. Bien sur, Farrell est comme souvent un grand dadais optimiste, purement adorable, et Nixon est charmante...

 

Sinon, le mariage, Mac Guffin du film, est l'objet de toutes les conversations, et tous les aspects en sont abordés. L'ironie à l'oeuvre (Un voisin se remet vite de l'enterrement de son épouse, et a l'air comme ragailllardi, les époux Taylor qui ne se comprenent plus, ne s'aiment plus, se séparent, la mère et sa conversation décalée sur a sexualité comme un cauchemar...), n'empêche pas le mariage d'être cette finalité sacro-sainte, cette officialisation de l'amour tendre qui unit les deux héros. Et on sait que chez Borzage, ce n'est pas rien...

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Published by François Massarelli - dans Frank Borzage Pre-code