Après un contrat de 7 ans à la Fox, de 1925 à 1932, et avant une période qui le verrait passer 5 ans à la MGM, ce film entame un petit contat de trois ans à la warner pour Frank Borzage, et, comment dire, ce n'est en aucun cas une période glorieuse... Seuls deux des films surnageront vraiment, mais Borzage va être utilisé hors de son champ d'expertise, comme avec ce premier film, un véhicule bon marché pour le chanteur-acteur Dick Powell et sa partenaire, l'adorable Ruby Keeler. Mais si ces deux oiseaux sont généralement tout à fait adéquats dans le cadre des films musicaux dont le génial Busby Berkeley assurait la partie magique des ballets, ils sont moins intéressants ici, dans un faux musical, dont les parties "artistiques" (Dues à un certain Bobby Connelly, qui n'est pas Busby Berkeley) se contentent de bien peu.
Cette histoire de cadet de West Point qui cherche à devenir un officier afin de montrer à la dame de ses pensées de quel bois il se chauffe, est ennuyeuse, surtout comparée aux splendides délires escapistes de Footlight parade, 42nd St, ou Gold diggers of 1933. Quant à Borzage, cette histoire de marivaudage écrit d'avance n'était pas pour lui. sauf peut-être un court instant, lorsque les deux amoureux sont au plus près l'un de l'autre, qu'ils décident d'arrêter de parler, et de laisser libre cours à leur attirance (En tout bien tout honneur), au lieu de respecter les conventions. c'est Ruby Keeler qui mène, et si la scène se déroule en pleine nature de studio, sans aucun accessoire pour sacraliser l'instant, au moins le metteur en scène et ses acteurs ont-ils su trouver le bon ton, le bon rythme, et les bonnes ombres. C'est déja ça...