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17 janvier 2012 2 17 /01 /janvier /2012 17:56

J'aime bien Salvadori: ses films sont bien interprétés, ce que je dirais d'assez peu de film Français. sa mise en scène est un subtil alliage d'observation et  d'écriture, et il sait mettre en scène des silences... Et les alliages entre personnages qu'il met en scène sont du plus haut comique...

 

Ménage (1992)

Cible émouvante (1993)

De plus il n'a pas son pareil pour définir un personnage rongé par la maniaquerie, confronté à son pire cauchemar: l'imprévu. C'est d'ailleurs le sujet de ces deux premiers films, un court et un long, interprété par le grand Jean Rochefort, le grand (1m85) Guillaume Depardieu, et feu la belle Marie Trintignant. Le mélange entre le tueur et deux imprévus humains est souvent source d'un comique qui réussit à être tendre, y compris en parlant de l'approche de la mort...

 

Les apprentis (1995)

 

C'est avec ce film que Salvadori a vraiment percé, en 1995. Deux inadaptés, dans la débrouille, entre mythomanie et dépression: le fil du rasoir selon Pierre Salvadori, soit un disciple de Lubitsch qui sait mener des personnages qu'on aime dans des films qu'on aime... Pourtant, le film est moins attachant que les autres, le recentrage sur l'amitié d'abord et la débrouille font du film une sorte de film Français assez traditionnel, avec son mélange de système D et d'humour triste.

 

Comme elle respire (1997)

 

Le film préféré de Salvadori dans ceux qu'il a fait, et une étonnante construction, qui privilégie un humour burlesque et bon-enfant avant de laisser la gravité de la maladie mentale (Mythomanie ici) prendre le dessus. Au fait, on n'est pas très loin de la méchanceté feutrée de Hors de prix, ici... Avec feu Marie Trintignant. La mythomanie rejoint la maniaqueraie de Jean Rochefort (Cible émouvante), et sera bientôt accompagnée de nombreux menteurs...

 

Les marchands de sable (2000)

 

Avec ce qui reste l'unique drame ou film noir de sa carrière, le Lubitschien Salvadori a sans doute voulu montrer sa versatilité, déja visible dans la mélancolie profonde de son film précédent, Comme elle respire. Si l'intrigue avance de façon dynamique et prenante, avec suffisamment de suspense pour soutenir l'intérêt, le film est plombé par ses dialogues, hum, Français. 'Casse-toi, pôv' con', 'Mais kess tu fais? Déconne pas, quoi', ou encore 'Laisse moi réfléchir, merde!'. Pauvre, pauvre...

 

Après vous (2003)

 

L'un des meilleurs, une comédie sentimentale forcément, après l'échec de son film noir. un personnage bien intentionné s'enfonce dans le mensonge parce qu'il est trop gentil, d'une part pour dire non, d'autre part pour dire la vérité... Là encore, les acteurs excellent, et le dialogue pétille sans jamais prendre toute la place...

http://allenjohn.over-blog.com/article-apres-vous-pierre-salvadori-2003-72902437.html

 

Hors de prix (2006)

 

Les aventures de deux jeunes gens amoureux l'un de l'autre, mais dont la principale source de revenus est de vivre au crochet de gens seuls et très riches... Excellente source de comédie, et des acteurs à la hauteur du défi. Mais une noirceur sous-jacente et une vraie gravité se cachent derrière la gouaille d'Audrey Tautou et le côté lunaire de Gad Elmaleh... Mais, une fois de plus ces gens mentent!! Ils en vivent, même.

 

De vrais mensonges (2010)

 

Emilie a un admirateur secret, dont elle reçoit un jour une lettre brûlante d'amour. elle choisit tout simplement d'ignorer celle-ci, et de ne pas chercher à connaitre son admirateur... Mais lorsqu'elle demande à cet homme qu'elle côtoie tous les jours de se dévouer pour faire semblant d'être l'admirateur secret de sa mère, dépressive et en quête d'amour, les limites du tranquille ne tardent pas à être franchies. Souvent drôle, mais parfois grave, une comédie subtile de plus d'un admirateur de Lubitsch, avec Audrey Tautou, Nathalie Baye, et l'excellent Sami Bouajila en victime expiatoire des égarements de la femme qu'il aime... En Anglais, le film est connu sous un joli titre: Beautiful lies... Les menteurs, il y en a beaucoup dans le cinéma de Pierre Salvadori... Il y en aura peut-être d'autres. Au moment ou triomphe The artist, de Michel Hazanavicius, il convient de rappeler que les Anglo-Saxons plébiscitent de nouveau la comédie Française de qualité, et c'est justement vers ce film que s'est portée leur attention: il a eu semble-t-il plus de succès à l'étranger que chez nous.

 

Vivement la suite!

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Published by François Massarelli - dans Pierre Salvadori