Alice (Howell) vit avec son chien dans une petite chambre, dont la propriétaire l'expulse... Elle va ensuite chanter dans la rue, puis trouver un travail dans un restaurant, non sans avoir tenté une lamentable expérience du suicide, qui a surtout mis en danger son chien...
C'est assez délirant, comme tous les films d'Alice Howell: l'impression, c'est que l'on a pris toutes les idées, et laissé l'actrice faire le reste. Il y a du bon et du moins bon... Mais il y a surtout une actrice énergique et volontaire, qui a du talent et un certain culot... Quelles que soient les limitations de la mise en scène ou de la production dans ces courts métrages au budget très serré, il n'empêche qu'à chaque fois, Alice Howell porte le film.
Pendant la nuit, la maison d'un couple (Neely Edwards et Alice Howell) est visitée par une cambrioleuse... Alice est persuadée qu'il s'agissait d'une maîtresse de son mari et elle décide de le faire hypnotiser pour en savoir plus... Mais une fois que l'hypnotiseur a été victime d'un accident, il n'est plus en mesure de le réveiller, et comme il est persuadé d'être un singe, il se omporte de façon très peu orthodoxe...
C'est bien sûr du grand n'importe quoi... Ca ressemble à une dernière chance pour Alice Howell et son partenaire Dick Smith, en compagnie de Neely Edwards (un second couteau, même si il démontre une capacité impressionnante à faire des singeries ici) et de Bert Roach, alors qu'ils sont retournés au format humiliant des courts métrages d'une bobine, à l'essai pour la Universal. Ca n'a pas été un franc succès, et deux années plus tard l'actrice prenait sa retraite...
Quand Phil Dunham est arrêté pour le meurtre d'un ouvrier qui convoitait son épouse, il est placé dans une prison dont le directeur prend la décision de déménager l'établissement: il va désormais être à quelques mètres de la maion de son nouveau prisonnier, pour faciliter les visites! Mais pendant ce temps, la victime (qui, eh oui, n'est pas morte) continue à essayer de séduire l'infortunée épouse...
Alors ce court métrage, en deux bobines, est un cas d'école de grand nimporte quoi. On peut par exemple évoquer cette scène hallucinante où le mari, en uniforme de la prison, va manger chez lui en compagnie de son épouse et de leur fils, alors que le salon est décoré aux couleurs de l'uniforme rayé des prisonniers... Sinon, la première bobine semble avoir été placée là essentiellement pour allonger le film, dont le propos commence vraiment avec la deuxième!
Et le plus curieux, c'est quand même que personne ne semble s'émouvoir du fait que la victime du meurtre pour lequel Dick Smith est condamné, soit en parfaite santé...
Une grève des domestiques provoque une pénurie de cuisiniers... Une famille engage alors Cinderella Cinders, qui officie en temps normal dans un établissement particulièrement populaire. Mais au moment où la famille, des parvenus, doit recevoir un couple de nobles, ils reçoivent la nouvelle qu'il ont été retenus. Craignant de devoir abandonner leur plan de grand dîner dans la belle société, ils demandent à la jeune femme et à un autre domestique d'incarner les (faux) comte et comtesse...
C'est joyeusement anarchique, et ça doit tout à Alice Howell, qui est très à l'aise dans le film... C'est gentiment foutraque, et on y retrouve beaucoup de ressorts extrêmement bien ancrés dans la comédie burlesque muette: les rapports compliqués entre maîtres et domestiques, les parvenus, les nobles qui sont en fait des escrocs...
C'est un peu une synthèse de tout ce qui fait le sel des films de Alice Howell. Une intrigue lâche, mais un personnage fortement campé, avec Alice Howell qui incarne physiquement et sans retenue une domestique à la fois ingénue et naturelle... Et le film ne manque ni de subtilités, ni d'observation, comme cette scène où les jeunes femmes commentent le visage du faux comte, et sa supposée distinction, alors que les hommes font des gestes sans équivoques pour commenter de façon gourmande la plastique et la silhouette de Cinderella...
Alice (Howell) est bonne à tout faire dans un établissement pour jeunes filles comme il faut. On apprend qu'elle va hériter, elle prend une certaine importance! Mais il s'avère que l'héritage n'est qu'une jambe en bois... Elle est immédiatement licenciée, et trouve à se placer dans une autre institution...
Alice Howell est généralement comparée à Chaplin. Bon, j'imagine que c'est la facilité, mais ça me semble court et faux: non qu'elle soit mauvaise, loin de là! Mais elle me ferait plutôt penser à un Harry Langdon, dans son côté très lunaire, mais doté d'une agilité hors du commun! Le film est incomplet, et on passe assez rapidement sur la première bobine... Mais la deuxième présente des moments en solo qui sont non seulement convenablement farfelus, mais aussi impeccablement exécutés...
Quant à la jambe en bois... mais non, vous avez certainement deviné.
Une comédie rurale très proche du style d Mack Sennett, dont alice Howell est la vedette... Elle y interprète une fille de la campagne, dotée d'un fiancé (Dick Smith) aussi peu sophistiqué qu'elle. L"histoire part dans tous les sens, avec un bootlegger (un trafiquant d'alcool) interprété par Oliver Hardy, un enfant abandonné, et accessoirement un agent fédéral... Il semble que tous les mâles du film soient attirés par la jeune première!
C'est un peu ce qui fait le prix des films de Alice Howell, en même temps que ce qui en limite la portée: les idées se téléscopent dans tous les sens, et il n'y a personne pour filtrer et dire oui ou non. Le film finit par manquer un brin de cohérence...
Restent deux plaisirs palpables: d'une part, Alice Howell est une comédienne qui s'engage physiquement dans un film, comme les plus grand(e)s de la comédie, et c'est évident dans ce film, dont on garde en plus une copie intégrake, ce qui est assez rare. D'autre ^part, Oliver Hardy, la crême des hommes paraît-il, n'avait pas son pareil pour incarner une fripouille...
Une immigrante clandestine, Hulda (Alice Howell), arrive aux Etats-Unis en voyageant incognito depuis la Hollande. Durant le voyage, elle se fait un ami, Jack (Fatty Voss)... Une fois arrivés ils vont tous deux trouverdu travail, Jack comme garçon de café, et Hulda comme, hum, danseuse... Car elle a une façon de danser le folklore hollandais qui n'appartient qu'à elle...
La compagnie Century qui s'était construite sur les ruines de la L-KO était à n'en pas douter une toute petite structure, et on sent, sinon l'amateurisme (on en est loin), en tout cas une certaine tendance à utiliser les bouts de ficelle... Comme The immigrant, de Chaplin, qui s'est construit sur des associations d'idées et des virages à 180°, ce film s'est construit semble-t-il autour de plusieurs idées mises bout à bout. On retrouve cet esprit de récupération et d'économies, dans le fait quun acteur au moins a une totalité de trois, sinon cinq rôles: c'est James Finlayson. C'est gentiment plaisant, et à mon avis cette équipe avait vu le film de Chaplin. Je ne sais pas si de son côté le grand acteur-metteur en scène a été voir celui-ci...
Sinon, l'expression "In Dutch" veut dire qu'on a un contentieux avec quelqu'un...
Le titre parodie celui de Neptune's daughter, un film Universal de Herbert Brenon sorti en 1914, qui présentait la nageuse Annette Kellerman dans son premier rôle d'une courte carrière. Le film avait été suffisamment un succès pour que les compagnies de comédie se l'approprient dans un esprit parodique: Stan Laurel, chez joe Rock ou chez Hal Roach dans les années 20, se livrera beaucoup à cette pratique... La compagnie L-KO ayant finalement rendu l'âme, c'est désormais sous l'appellation Century que John Blystone dirige les courts métrages d'Alice Howell.
Pourtant, pas grand chose à voir avec la féérie de l'original dans ce film, une comédie de deux bobines menée tambour battant: Alice (Howell), la fille d'un pêcheur, est amoureuse du marin Joe, mais le capitaine de ce dernier la convoite et la kidnappe sur son bateau...
Tout sauf sophistiqué, c'est le seul film de la série Century de 1917 qui présentait Alice Howell en vedette qui ait semble-t-il survécu. Le style est assez proche de celui de la Keystone, mais avec un engagement physique qui renvoie un peu plus à Roscoe Arbuckle, dans les courts métrages qu'il a réalisés avec Buste Keaton et Al St-John: Alice Howell n'était pas actrice à éviter les cascades, et elle paie de sa robuste personne du début à la fin. Ce n'est pas du Shakespeare, ça c'est sûr...
Une jeune femme (Alice Howell) décide de devenir une star à la compagnie L-KO. Mais ce n'est pas si facile...Dans un premier temps, on ne lui offre qu'une place de co-concierge auprès de Raymond Griffith. Apprenant qu'une parade va mettre en avant deux aspirants acteurs qui vont incarner le vice et la vertu, les deux malchanceux décident de prendre leur place...
C'est à une époque troublée que ce film a été tourné: le fondateur de L-KO (Lehrman Knock Out Komedies) venait de se retirer de l'affaire... Le film a été réalisé par John Blystone, engagé pour le remplacer. Alice Howell, en tout cas, a pu commencer à interpréter des premiers rôles... On retrouve ici une dynamique assez typique des courts métrages tournés dans les studios, qui font justement intervenir les protagonistes eux-mêmes, dans leur propre rôle... Ca va vite et c'est particulièrement loufoque. A noter, la première bobine a disparu.
Dans un bureau, la secrétaire (Gertrude Selby) est la coqueluche de tous les employés (Raymond Griffith et Fatty Voss)... Y compris du patron (Gene Rogers), d'ailleurs, ce qui déplait fortement à son épouse (Alice Howell)... Elle vient rendre des visites impromptues afin de s'assurer de la bonne marche de l'entreprise...
C'est à nouveau un film L-KO de Lehrman, qui tente ici de sortir des sentiers battus de Sennett, qui était très à l'aise à l'extérieur... Il nous propose un marivaudage dans un bureau, qui n'est pas conclu dans les copies existantes puisqu'il manque la résolution de la deuxième bobine...
A noter, sur la photo ci-dessus, c'est bien Raymond Griffith sans la moustache.