Overblog Tous les blogs Top blogs Films, TV & Vidéos Tous les blogs Films, TV & Vidéos
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

Présentation

  • : Allen John's attic
  • : Quelques articles et réflexions sur le cinéma, et sur d'autres choses lorsque le temps et l'envie le permettront...
  • Contact

Recherche

Catégories

8 avril 2025 2 08 /04 /avril /2025 09:27

Sur un quai de Seine à paris, le clochard Pivoine (Michel Simon) philosophe au matin sur la montée des eaux pendant que son collègue Macaroni, coiffeur de son état (rené Lefebvre) finit la nuit dans leur installation, en compagnie d'une jeune femme (Line Noro)... Ils échangent quelques mots sous les yeux des passants...

...Quelques mots que nous n'entendrons pas: non que le film soit muet, mais il a tout simplement été perdu, et reconstitué à partir d'images muettes, peut-être des chutes. Le documentariste Sauvage gardait ses coupes, ses chutes et ses prises de second choix, c'est ce qui a permis à quelques films de ne pas disparaître totalement.

Le film? Difficile à juger forcément... s'il est étonnant que Sauvage se soit permis ce grand écart vers la comédie sociale alors que son domaine a toujours été l'obervation cinématographique (il allait ensuite collaborer avec Léon Poirier sur La Croisière Jaune, autour dun rallye Citroën au Sahara), sans doute a-t-il jugé plus prudent d'essayer le cinéma sonore avec une courte fiction...

Du reste, s'il a bien filmé les clochards dans leur installation en studio (et ça se voit), il a entrecoupé son film de vision des passants, et de nombreuses prises de vues authentiques des quais de scène, comme pour atténuer l'effet de l'artificialité. On y retrouve son oeil...

 

Partager cet article
Repost0
Published by François Massarelli - dans André Sauvage
6 avril 2025 7 06 /04 /avril /2025 22:44

Le peintre Edouard Groeg (un illustre inconnu) était un ami d'André sauvage, et il semble bien que ce film soit une sorte d'improvisation délirante des deux amis avec leurs épouses respectives, un passe-temps burlesque interprété par des gens qui font bien peu d'efforts pour cacher leur statut d'amateurs...

Groeg est donc M. Tesson, un minéralogiste un peu (beaucoup, plutôt) original, qui vit seul avec ses chats et ses sales manies. Quand M. Cymbol (Sauvage), son épouse arrivent chez lui avec une amie, il commence à s'intéresser à cette dernière...

On est un peu surpris devant une tentative de faire un film burlesque de la part d'André sauvage. Mais le court métrage en question n'était sans doute pas destiné, au départ, à être montré au public: cela étant, contrairement à d'autres oeuvres du metteur en scène, il a été conservé...

Partager cet article
Repost0
Published by François Massarelli - dans André Sauvage Muet
6 avril 2025 7 06 /04 /avril /2025 17:36

En 1927, le documentariste André Sauvage a donc tourné ce voyage en Grèce, et en a tiré un long métrage... perdu. Seules restent des images disjointes, des chutes, des plans de second choix, des coupes et quelques fragments...

Réduit à une demi-heure sans véritable ordre ni construction, le "film" (ou son fantôme...) porte malgré tout en lui un je-ne-sais quoi de totalement poétique, une sorte de portrait d'une certaine vérité, à l'écart des images d'Epinal: des vues de la misère et de la joie, des hommes au travail, de la vie forcément "exotique" de cet ailleurs qui nous est présenté à l'écran. Quant à savoir ce que Sauvage a mis dans son film, eh bien... On ne saura jamais!

Partager cet article
Repost0
Published by François Massarelli - dans André Sauvage Muet * 1927
3 avril 2025 4 03 /04 /avril /2025 22:25

Ce film est une promenade, et qui prend son temps, dans le Paris de 1927 - 1928, par André Sauvage, cinéaste qui avait choisi le documentaire comme étant son mode d'expression. Un moyen comme un autre d'assumer son envie de cinéma, à travers une vision poétique, calme et posée, des choses. 

On y sent une tendresse, une envie de s'arrêter sur la vision des gens; comme Grémillon pas loin de lui, comme Hawks aux Etats-Unis, Sauvage aimait sans doute les gens au travail, dont il capte parfois la concentration, à distance respectueuse... Mais il capte aussi ceux qui, à côté, flânent, et prennent leur temps. Lui aussi, et nous aussi du même coup.

Et comme il vient à Paris par les canaux, on profite de visions poétiques: la lente descente ou remontée d'une péniche à une écluse, restituée en accéléré, semble réussir à trouver le moyen d'être belle, au lieu de ressortir du burlesque par la simple grâce de l'accélération du mouvement; en s'enfonçant dans le Cnal Saint-Martin, le cinéaste voit et nous transmet des rayons de lumière qui viennent d'en haut... C'est d'une grande beauté.

Le film suit le rythme à la fois indolent et sûr des péniches, et nous invite à profiter de ce qu'un artiste ait arrêté le temps, pour laisser sa caméra s'imprégner des images d'une grande ville, donc d'un endroit qui ne peut que changer, et changer encore au gré des époques. Presque cent années plus tard, Paris est toujours Paris, mais ce n'est pourtant pas la même ville... Comme ces plans qui opposent des camions qui s'affairent, et un troupeau de chèvres battant le même pavé Parisien...

Bref: comme Berlin, symphonie d'une grande ville, mais sans sa luxuriance, ce film lent et contemplatif a le culot d'être toujours en mouvement, pourtant... Il se place du côté des observateurs, des traqueurs du détail, des Tati par exemple, ou de Vigo, mais sans l'acidité d'A propos de Nice. C'est un très beau film... 

 

Partager cet article
Repost0
Published by François Massarelli - dans 1928 Muet André Sauvage *
3 avril 2025 4 03 /04 /avril /2025 22:14

Sauvage fait partie de ces pionniers du documentaire qui sont si nombreux... mais pas en France: la Grande-Bretagne, me semble-t-il, pouvait en compter beaucoup plus... Les Allemands s'y frottaient aussi comme Ruttmann et son célèbre Berlin, symphonie d'une grande ville: c'était un exercice incontournable de l'avant-garde outre-Rhin.

C'est que souvent le documentaire en France dans les années 20 était une étape, un moyen de faire un premier film, avec ou sans visée didactique (la notion de époint de vue" a permis par exemple à Jean Vigo, Pierre Chenal ou Marcel carné de faire leurs premières armes...); mais faire carrière dans le documentaire, peu en France s'y risquaient.

Cette Traversée du Grépon est un film de montagne, consacré à une ascension de l'Aiguille du Grépon, un des sommets du massif du Mont Blanc (sis à 3400 mètres)... tel qu'il est, on ne se méfie pas outre mesure: on voit bien un film de montagne, avec son départ des voyageurs au petit matin, son exposé didactique de la marche à suivre, et ses belles et douces images à la dignité lyrique... Rien de nouveau, juste le plaisir de la montagne sur l'écran.

Et pourtant... le film tel que Sauvage, qui participait évidemment à l'expédition avec sa caméra, l'a conçu, est perdu. Ce qu'il peut en être montré aujourd'hui, ce sont leschutes, remontées dans un sens qui respecte la volonté du cinéaste dans son film initial. C'est peu banal: ce n'est pas un film, mais une sorte de fantôme cinématographique...

Partager cet article
Repost0
Published by François Massarelli - dans André Sauvage Documentaire Muet