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  • : Allen John's attic
  • : Quelques articles et réflexions sur le cinéma, et sur d'autres choses lorsque le temps et l'envie le permettront...
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21 octobre 2023 6 21 /10 /octobre /2023 07:53

Lors d'une réception huppée chez son père, une jeune femme (Carmen Guerrero) entend ce dernier lui demander de reconsidérer ses fiançailles avec Charley Chase, en effet ce dernier est tellement timide et effarouché par les dames qu'en leur présence il se comporte en véritable andouille... Elle lui raconte la source de ce complexe, une anecdote liée à la guerre mondiale, lorsque le jeune homme s'est retrouvé coincé dans une tranchée avec un bataillon de dames Russes qui en ont fait leur dessert! attendri, le papa (Edgar Kennedy) décide d'accorder une seconde chance au jeune homme et accepte la collaboration d'un psychologue interlope (Jerry Mandy)...

C'est idiot (mais d'une façon complètement positive, bien sûr), et pour commencer ça ne tient pas debout: certes Chase est vraiment mal parti dans la vie (dès qu'une femme l'approche, il pousse des hauts cris et se débrouille pour pousser quelqu'un dans la piscine), mais le fait qu'il ne soit pas capable de séduire les femmes autour de lui n'est peut-être pas tant un inconvénient que ça dans l'hypothèse d'un mariage! Mais le film suit cette logique illogique sans trop de complexes... 

L'intérêt c'est bien sûr de voir que le sort s'acharne à confronter Chase à ses démons et sa timidité, et qu'on accumule ici les occasions de bouffonnerie liées, précisément, à cette incapacité à se teni avec les dames. ca va loin, puisque même les statues vont souffrir de son incurable maladresse... Le psy véreux est hilarant avec ses gestes exagérés, la séquence de flash-back (qui semble ignorer que durant la guerre les russes n'étaient pas encore soviétiques, et que le pays, jusqu'à son retrait du conflit mondial, était du côté des alliés!) est glorieuse dans son impeccable loufoquerie. Et Edgar Kennedy (voir photo ci-après) est bien sûr tout bonnement fantastique...

 

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Published by François Massarelli - dans Charley Chase Hal Roach Pre-code
19 octobre 2023 4 19 /10 /octobre /2023 16:53

Le titre d'abord... Fast work, en argot Américain des années 20/30, c'est la faculté qu'ont certains hommes de tirer parti de la présence de jeunes femmes, et d'attaquer la drague sans plus attendre. Ce que fait Charley Chase, qui travaille en fils à papa pour l'entreprise de transports (des taxis) de son père, lorsqu'une jeune femme v ient pour se plaindre. Mais June Marlowe '(la jeune femme, donc) ne sait pas que le héros a des circonstances atténuantes, en quelque sorte: il la connait car elle est une jeune femme de la société, proéminente dans la presse distinguée... et il est son plus grand fan.

Ensuite, la situation: les assiduités insistantes et à répétition du bohomme ont pour effet inattendu de provoquer la tendresse de la jeune femme, qui l'autorise à envisager une relation "si papa est d'accord"... Donc quand Charley rencontre un homme qui porte sur lui la carte du père en question, comment aurait-il su qu'il s'agissait en fait d'un évadé d'un asile d'aliénés (Dell Henderson, il est vrai, a travaillé chez Sennett) qui a pris au vrai père de June sa carte, mais la tend à qui veut la prendre, pour prétendre qu'il est cet éminent banquier...

Du coup, le fou (ou dingo, ou personne mentalement instable, l'argot de l'époque aurait parlé de nut) va se comporter comme le spectateur attend, mais pas comme Charley le souhaiterait, commandant au restaurant du poulet cru et trempant sa crème glacée dans du ketchup... et surtout demandant à son interlocuteur d danser avec lui. Mais le jeune homme, conscient des enjeux, va s'efforcer d'accéder à toutes les demandes...

C'est donc une parfaite illustration de la logique comportementale élémentaire appliquée à une situation loufoque, elle-même basée sur un enchaînement logique,et vaguement comportemental... Une histoire dans laquelle l'absurde crée l'obligation, et l'obligaton doit passer outre l'embarras. C'est du Charley Chase pur, donc. C'est un film qui fait, aussi, du bien, car il fait rire, et ça, c'est toujours de bon aloi.

 

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Published by François Massarelli - dans Charley Chase Hal Roach Pre-code
18 octobre 2023 3 18 /10 /octobre /2023 15:48

Charley Chase est chez lui, raisonnablement attelé à la lecture d'un ouvrage, quand son épouse l'appelle et lui rappelle qu'elle ne rentrera pas, restant chez sa maman pour la nuit. Il la rassure, il restera bien tranquille chez lui à lire... 

Du moins le croit-il. Car c'est le soir qu'a choisi Tiny Sanford, un ancien locataire du même appartement, pour venir faire un pélerinage nostalgique sur les lieux de son bonheur conjugal qui appartient au passé, désormais... Mais aussi l'épouse séparée de ce dernier, qui vient pour les mêmes raisons, puis d'autres zozos, tous avec des raisons différentes. Et évidemment, plus il y a de monde, plus l'image qui ne manquera pas d'être projetée de la soirée supposée tranquille de Charley, sera faussée, au moment où, inévitablement, son épouse rentrera!

Le film est d'une construction à la fois austère (trois décors, le salon de l'appartement, une chambre et le couloir) et savante (l'accumulation, toujours constamment logique, et de plus en plus embarrassante, de personnages tous plus décalés les uns que les autres). Le personnage de Chase n'a pas grand chose à faire, après tout il est chez lui, sinon tenter de gérer la masse des loufoques... Bref, il est dans son élément.

 

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Published by François Massarelli - dans Charley Chase Hal Roach Pre-code
15 octobre 2023 7 15 /10 /octobre /2023 09:53

Pour commencer, notons que comme de trop rares films chez Roach, on s'est souvenu que le grand acteur Edgar Kennedy (l'un des deux grands acteurs chauves chez Roach) avait aussi été réalisateur de courts métrages chez Sennett et à la Warner... Du coup, lui qui avait participé à d'excellents courts de Laurel et Hardy en 1928-29 a également été amené à participer à la série des courts de Charley Chase lors de ces balbutiements sonores... 

Charley Chase et Thelma Todd se rencontrent dans un café, où ils sont tous deux arrivés avec des clubs de golf. Ils ne sont pas golfeurs, mais lui vient d'acheter le matériel, et elle garde les clubs de son père. Ils sympathisent, puis Charley se retrouve à jouer avec des golfeurs chevronnés. Non seulement il est (par inadvertance) meilleur qu'eux, mais il sabote le jeu en permanence par sa bonne humeur, de moins en moins communicative...

Si le film reste moyen par son rythme, et souffre un peu, inévitablement, des restrictions du son, c'est quand même un sujet que le studio connaissait: Should married men go home en 1928 était un court avec Laurel et Hardy dans lequel le golf et la boue se mariaient en un festival de gags... Le réalisateur en était James Parrott, le propre frère de Charley Chase, qui comme tous ses copains de bureau, pratiquait le sport en question... Ce n'est absolument pas le film du siècle, mais c'est plaisant. Et Edgar Kennedy y fait l'acteur, pour moins d'une minute, mais on se souviendra de son passage...

 

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Published by François Massarelli - dans Charley Chase Pre-code
15 octobre 2023 7 15 /10 /octobre /2023 09:40

Charley Chase travaille dans l'immobilier, il a une bien à vendre et a trouver trois représentants d'un industriel qui sont intéressés, et particulièrement intéressés aussi par l'idée de sceller le contrat dans une joyeuse fiesta... Au moment où le film commence, notre héros a engagé trois jeunes femmes (Anita Garvin, Thelma Todd et Dolores Brickman). On est en droit de penser que les intentions sont ici quelque peu coquines... C'est justement ce que pense le propriétaire de l'hôtel. C'est sûrement ce qu'on pensé les actionnaires du groupe dont font parties les trois invités, qui ont été remplacés par trois hommes qui n'ont rien de frivoles. Charley doit donc gérer son changement de programme, maintenir l'atmosphère légère, atténuer la vulgarité de ses invitées et garder en tête qu'il lui faudra aussi persuader les trois hommes tatillons de signer un contrat...

C'est un sujet pour film Roach, en effet, et le metteur en scène n'est plus Warren H. Doane, qui n'a pas vraiment montré un génie particulier... Horne est plus établi, plus qualifié disons, mais le film reste bancal... Les bonnes idées tendent à faire long feu et (c'est généralement un défaut rédhibitoire) le film repose beaucoup sur le dialogue. 

On appréciera pourtant les sorties et l'extraordinaire plastique expressive (je parle du visage, bande de fripons!!) d'Anita Garvin, qui joue ur un registre inattendu pour elle, puisqu'ici elle n'a rien d'une grande dame. Si ce n'est par la taille... Et un gag final qui nous rappelle la façon dont Charley Chase pouvait s'immiscer de façon importante dans les films dont officiellement il était l'acteur et juste l'acteur: une espèce de ronde avec jet d'eau, dans un ballet loufoque... Mais au vu de ses possibilités, le film reste décevant...

 

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Published by François Massarelli - dans Charley Chase Pre-code
13 octobre 2023 5 13 /10 /octobre /2023 09:41

Alors qu'il roule à tombeau ouvert dans des montagnes reculées, pour échapper à un policier à moto (Edgar Kennedy), Charley Chase aperçoit une merveilleuse créature (Thelma Todd) à la mode montagnarde. En compagnie du flic, qui semble avoir oublié de l'arrêter, il va rester sur place pour la séduire, quitte à se faire passer pour un montagnard local...

C'est complètement, éperdument, absolument, résolument, idiot. Ne nous méprenons pas: ce n'est en aucun cas une critique, juste un constat réjoui... Charley Chase a toujours, ou en tout cas depuis 1923 et ses débuts en tant que vedette de films de courts métrages chez Hal Roach, été le monsieur de la grande ville, sain et les pieds sur terre, que les circonstances plongeaient en toute logique dans une situation insondablement crétine. Et ici, on est servi, on a donc ce qu'on cherchait...

Donc, il y aura déguisement, et rapprochement, sans jamais négliger de cocher les cases inévitables de ce genre d'histoire, située dans les bois montagneux des Appalaches ou de quelque endroit du genre, avec des gens ô combien rustiques. Il y aura un putois, des habits de trappeur et des danses folkloriques... La plus grande part des gags du film sera basée sur l'image et non le son, et même si la deuxième partie sera largement dominée (parlant oblige!) par les danses et la musique, l'élément visuel n'est jamais oublié. 

Et en prime, on constatera émerveillé que Chase est doué pour le banjo, l'ocarina, la guimbarde, le violon et le chant. et que Kennedy, en toutes circonstances, reste le merveilleux grognon si à l'aise dès que son rôle lui permet de distribuer des contraventions, mais totalement perdu quand on lui enlève son uniforme.

D'ailleurs, quand je dis que c'est idiot, je peux avancer un argument de poids: rien en effet ne peut justifier la décision de Kennedy de rester avec Chase, à moins que ce ne soit pour le marquer à la culotte et de rester en sa compagnie pour mieux pouvoir l'arrêter! Ce qui e contexte moins loufoque aurait été un trou béant du script se retrouve à ajouter à l'atmosphère de gentille folie douce... Une folie douce dans laquelle on se moque quand même gentiment mais fermement d'un groupe humain, le genre montagnard, pointilleux de la gâchette, le genre à tirer sur les forces de l'ordre quand on les rencontre, prêts à envahir le Capitole à la moindre occasion!

Quant à justifier qu'on soit en territoire pré-code, on notera la propension de Chase à perdre son pantalon, et sinon, Thelma Todd, qui a juste besoin d'apparaître (y compris en robe 1890) pour faire monter la température...

 

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Published by François Massarelli - dans Charley Chase Pre-code
4 octobre 2023 3 04 /10 /octobre /2023 16:07

Au Mexique, sur un port, des marins ortent d'un bateau qui fait escle. Deux en particulier vont nous intéresser, ils sont interprétés par Charley Chase et Edgar Kennedy... L'un et l'autre ont l'intention de passer du bon temps en compagnie de jeunes mexicaines, mais ils deviennent très vite rivaux.

C'est un tout petit film, rendu un peu compliqué dans la mesure où la bande-son manqueà l'appel... Chase partage vraiment la vedette avec Edgar Kennedy, ce qui est intéressant en soi, mais ils ne sont pas partenaires eu même titre que Laurel et Hardy. Le film est assez poussif, peu inventif, et déroule des gags souvent assez convenus... 

L'un d'entre eux est lié à des non-dits, lorsqu'un autochtone vu d'abord de dos avec un sombrero, s'avère être Max Davidson. La réaction de surprise hilare des deux compères est de l'humour ethnique, ou je ne m'y connais pas...

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Published by François Massarelli - dans Charley Chase Pre-code Max Davidson
4 octobre 2023 3 04 /10 /octobre /2023 15:56

"To step out", en langage familier, c'est faire la fête, se dévergonder, voire "aller voir ailleurs" d'un couple... C'est presque ce que Thelma Todd, mariée à Charley chase, qui n'a quasiment pas mis le nez dehors depuis leur mariage! Il va donc faire la nouba, et après un début de soirée chaotique, il croise le regard de braise de la belle Anita Garvin (qui joue une fille de la classe ouvrière, qui elle par contre sort tous les soirs)... Les voilà partis au restaurant pour une soirée qui tournera vite au désastre.

Le film est notable par un détail inattendu: on n'en a conservé qu'une copie parlante privée de bande-son (ce devait donc être une copie accompagnée de disques à la façon de Vitaphone)... Pourtant, si on regrette l'état forcément incomplet, et en partiulier de perdre un peu de la transformation hallucinante de la belle Anita Garvin, qui a tant joué les parvenues, en une cruche vulgaire, le film fonctionne plutôt bien. Il a été restayré et doté de dialogues sous fore de sous-titres, qui restituent bien la progression: ils sont tirés du découpage qui a été conservé, et ils ont pu être amendés en fonction du mouvement des lèvres des protagonistes...

Le film est typique de l'époque dans la mesure où il se situe en boîte de nuit, mais aussi parce qu'il fait évoluer le personnage vers une saoulôgraphie qui nous rappelle paradoxalement qu'on est en pleine prohibition... Bien de son époque, aussi, le commentaire sur le mariage, avec Charley qui vérifie la température de son épouse quand celle-ci lui suggère de sortir seul...

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Published by François Massarelli - dans Charley Chase Pre-code
4 octobre 2023 3 04 /10 /octobre /2023 15:44

Thelma (Todd) sort des coulisses d'un théâtre, et Eddie (Dunn) son partenaire, la suit. Il veut lui emprunter de l'argent, mais elle refuse... Alors qu'elle s'assied au volant de sa voiture, il s'introduit dans le véhicule et commence à essayer de lui prendre son sac à main de force. Assistant à la scène, Charley (Chase) intervient et tente de s'interposer, non sans mal... Quelques instants plus tard, l'agent de police Edgar Kennedy, voyant une scène peu banale dans une toute petite voiture (trois corps enchevêtrés, certains se mordant, essayant tous de s'accaparer le sac à main), intervient...

Dunn s'enfuit, mais pour le policier, désormais, Chase est coupable de tentative de vol. Il se réfugie dans le théâtre, où Thelma le laisse entrer. Elle l'engage en remplacement de son partenaire pour un ballet qui sera franchement tout, sauf une réussite...

C'est un film qui commence par une situation excellement posée, sur les chapeaux de roue, et qui culmine dans les cinq premières minutes avec ce fatras de pieds, de mains, de corps accumulés dans une voiture. Un gag d'ailleurs totalement visuel, si vous voyez où je veux en venir. Pourtant, on est en plein cinéma parlant, et les choses ont beaucoup changé pour Charley chase. Son personnage, au temps du muet, évoluait dans le domaine de l'entreprise privée "sérieuse", il jouait souvent des hommes à la vie active et saine, habillé d'une façon qui trahissait un niveau social enviable... Désormais, soit il travaille dans le show bizz, deux des trois films précédents le présentaient en chanteur et chef d'orchestre, soit il évolue dans un milieu qui le fera fréquenter ce milieu... Ici, c'est Thelma Todd qui est artiste, mais le deuxième bobine se concentre sur la répétition désastreuse d'un numéro de haute voltige qui fait vite long feu, qui est basée sur deux aspects: Chase n'a pas son pareil pour danser de manière ridicule et être convaincant en novice (alors qu'il était un excellent danseur), et en prime, il est totalement ridiculisé par le costume qu'on lui fait porter...

Mais le pire c'est qu'il s'en amuse... voilà, un film qui montre bien qu'on essaie au moins e trouver au personnage une certaine logique, un comportement qui puisse s'expliquer, ce qui n'était pas toujours le cas dans les trois courts métrages précédents. On progresse, donc...

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Published by François Massarelli - dans Charley Chase Pre-code
4 octobre 2023 3 04 /10 /octobre /2023 10:19

Charley Chase a rencontré lors d'un voyage en train une ravissante jeune femme (Thelma Todd) qui l'invite chez elle (elle vit avec son papa) pour une journée. Mais le jeune homme a déjà rencontré le père (Anders randolph) et ça ne s'est pas bien passé, en raison des éternuements intempestifs de Charley... L'après-midi ne sera pas une réussite.

Le film non plus, qui tente parfois maladroitement d'intégrer le son dans une comédie loufoque assez classique. On ne peut s'empêcher de penser que le père aurait été beaucoup plus percutant s'il avait été interprété par Edar Kennedy (qui était certainement occupé dans un tournage pour Laurel et hardy à ce moment là!)... Le final dans les montagnes russes est du'ne idiotie militante, et c'est un compliment: on retrouve le côté absurde des situations qui permettaient à Charley chase d'exprimer son art, un mélange délicat de comique d'observation et de honte publique! 

...Le principal atout du film reste bien sûr que Charley Chasea enfin trouvé une partenaire qui peut rivaliser avec lui, puisque la jeune femme n'est autre que Thelma Todd. Après Martha Sleeper entre 1924 et 1926, ce sera sa leading lady la plus significative, une vraie égale en comédie.

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Published by François Massarelli - dans Charley Chase Pre-code