Sous Charles V, un gentilhomme est assassiné par un rival politique. Le chien de la victime déploie une telle animosité à l'égard du tueur, qui garde pour l'instant son secret, que les soupçons de tous sont facilement éveillés: on décrète un jugement de Dieu...
Houlà! Ne nous emballons pas... C'est tiré d'un roman de René-Max Weil qu'on n'a pas envie de lire, que ce film qu'on n'a pas envie de revoir a été réalisé. C'est pompeux, et même pour 1909, le jeu des acteurs est profondément démodé... On notera toutefois que parmi les protagonistes, figurent le chien Dick, qui était à sa façon une vedette chez Pathé, mais aussi Paul Capellani, le frère d'Albert, et René Leprince, acteur et metteur en scène récurrent à la firme. C'est en Pathécolor...
Une courte histoire de la Californie, sous deux versants: d'abord, le versant "image d'Epinal", avec l'arrivée du père Junipero Serra, Franciscain qui débarque en Californie du Nord au XVIIIe siècle, et s'extasie de ce qu'il trouve. Il fonde symboliquement la ville de Monterey, et commence à s'atteler à sa tâche: construire mission après mission, pour évangéliser ceux qu'il considère sans doute comme de bons sauvages un peu idiots...
Un point de vue apparemment partagé par les gens qui ont fait le film, mais passons.
Le deuxième aspect du film nous rappelle que la corporation qui l'a produit est en fait en affaires avec les producteurs fruitiers de Californie, donc le film est une ode colorée à la gloire des douceurs produites en Californie.
Oui, colorée puisque le film est produit en Prizma, un système qui n'allait pas tarder à être obsolète, supplanté par le Technicolor: le Prizma est assez peu stable, mais ses couleurs pouvaient être vibrantes...