Un officier britannique (Teft Johnson) annonce au fiancé de sa fille (Edith Storey), un militaire (Wallace Reid), qu'il va devoir faire ses preuves avant de pouvoir se marier... Ca tombe bien, la guerre éclate entre la Grande-Bretagne et la Russie! Lors de la fameuse et tant célébrée "Charge de la brigade légère", le jeune homme se conduit en véritable héros.
Ce n'est que l'une des 1748 incarnations de cette histoire, dont Lord Alfred Tennyson a tiré un poème célèbre, qui est ici utilisé, justement, pour les intertitres. C'est, disons-le, totalement anecdotique.
Un homme (John Bunny) qui a perdu son épouse, élève ses cinq filles seul. Quand il doit accepter un poste honorifique à Paris, il laisse sa progéniture derrière lui pour quelques années, dans les mains d'une gouvernante (Flora Finch). A Paris, il rencontre une jeune femme (Julia Swayne Gordon), qu'il épouse. En revenant aux Etats-Unis, ils vont devoir affronter la mauvaise volonté manifeste et créative des cinq jeunes femmes (Edith Storey, Norma Talmadge, Lillian Walker, Dorothy Kelly, Edith Halleran)...
C'est charmant, ça ne va pas très loin, si ce n'est qu'on a souvent le sentiment que ces cinq jeunes femmes particulièrement remontées contre leur innocente belle-mère ont raison. Mais pourquoi? ...Par principe, apparemment. Et puis elles s'amendent un peu vite: il suffit à la sage belle-mère d'annoncer un bal... Passons! C'est une petite chose mineure.
A noter qu'un titre alternatif part dans une autre direction: le film est parfois appelé The troublesome step-daughters...
Dans la bonne société de l'Est, on présente un homme Britannique, destiné à acquérir un titre à la mort de son père, à une jeune héritière. Il a pour mission de se marier avec une jeune personne fortunée, et il est amoureux... Mais son père insiste pour qu'il conclue un arrangement prénuptial, ce qui le mine: ça ne ressemble pas à un mariage d'amour. Devant le refus de la jeune femme, il part pour l'Ouest afin d'y faire fortune.
Il faut un temps pour décoder le problème: l'arrangement prénuptial est une précaution financière qui vise à protéger, en cas de divorce ou de ort d'un des mariés, celui des deux qui n'a rien, donc... le nobliau sans fortune! Et d'ailleurs la jeune femme, jamais nommée, interprétée par Edith Storey, est très claire: elle ne se mariera pas avec un chasseur de dot.
C'est un petit film qui montre deux choses, la première étant une certaine défiance face à l'ancien monde représenté par la Grande-Bretagne. C'est plus ici incarné par le père du héros que par le jeune homme... Et d'autre part, à l'heure où les studios commençaient massivement à se rendre dans l'Ouest, le héros, bientôt suivi par la famille de sa petite amie, va tenter de trouver le bonheur en Californie...
Pour finir, si le film est identifié comme une production Vitagraph, avec Edith Storey et Earle Williams, impossible à l'heure actuelle de trouver une trace de l'identité du réalisateur. William J. Humphrey, qui a tourné plusieurs films dramatique avec ces deux acteurs pour la même compagnie, peut-être? Et de même, ce film rare est assez peu présent sur internet, la seule photo que j'ai trouvée étant un photogramme issu des premières scènes: les deux protagonistes assistent à un étrange spectacle durant lequel on leur présente un tableau vivant d'Adam et Eve.
Un sous-officier (Earle Williams) de l'Armée des Etats-Unis devient l'un des premiers pilotes d'avion, sur recommandation de son colonel (Alec B. Francis). Lors de la guerre (fictive) entre les Etats-Unis et les "Etats-Unis d'Europe", en 1914 (soit trois ans après le tournage du film), il participe à une mission dangereuse... Reverra-t-il la fille du colonel (Edith Storey), sa fiancée?
C'est un petit (deux bobines à l'origine, mais il en reste la moitié environ, dans une version abrégée tout à fait cohérente) court métrage, qui serait bien anodin (un héros, une action d'éclat, des combats filmés avec des maquettes, une jeune fiancée qui attend sagement à la maison...) s'il ne s'agissait probablement du premier film de fiction montrant un aviateur en action...
Nell, une jeune femme, découvre que son fiancé porte sur lui la lettre d'une autre femme... Elle se fâche et décide, avec un groupe de copines, de fonder le Men haters club, dont la vocation est assez claire: montrer qu'on peut se passer de l'amour et des hommes... Elles se lancent dans un projet, celui de partir en camping ensembles... Mais vont vite découvrir qu'elles ont besoin des hommes.
Passons sur la morale de cette histoire, c'est un exercice assez bon enfant par ailleurs, qui rappelle qu'à la Vitagraph dans les années de jeunesse du cinéma, les meilleurs acteurs et actrices, notamment Edith Storey et Florence Turner, passaient à volonté de la comédie à la tragédie en un clin d'oeil, et ne se retrouvaient jamais cantonnées dans un genre spécifique... Turner incarne ici le personnage principal, l'inspiratrice du fiasco, et Storey participe à la fête...
Un jeune homme (Antonio Moreno) se retrouve dépositaire d'une momie égyptienne (Edith Storey)... Qui revient à la vie! Ce qui ne va pas se passer sans heurts avec sa fiancée, bien entendu.
On le dira tout de suite: c'est un rêve! ...Ou plutôt cétait un rêve, puisque le film est perdu, et sa présence dans ces chroniques consacrées à des films vus s'explique par la présence d'une reconstruction du long métrage, en dix petites minutes, couronnées par les seules 2 minutes et 30 secondes de film restant!
Edith Storey y joue la séduction excentrique, cédant pour rire à la mode égyptienne... La même qui allait mener deux années plus tard au triomphe du Cleopatra de la Fox, avec Theda Bara, qui est encore plus perdu que ce film-ci!
Une actrice de New York, fatiguée de tout, décide de se lancer à l'aventure et elle se rend dans l'Ouest. Dans le train, elle rencontre une autre femme, qui est attendue dans une petite ville de la Frontière par des cow-boys payés par sa tante pour lui faire une petite farce de mauvais goût: ils vont la kidnapper, elle qui s'est plainte de la fadeur des aventuriers modernes...
Mais à l'arrivée, la nièce ayant été retenue en chemin, c'est l'actrice qui est kidnappée par un groupe d'hommes (Dont le plus grand n'est autre que Francis Ford soi-même), qui ne savent pas à quelle sauce ils vont être mangés...
Ce film complètement farfelu (et d'une manière très assumée) est incomplet: c'est une production de Gaston Méliès, le frère de Georges, qui avait eu pour mission dans un premier temps de elayer la production Parisienne de son frère par a la création de courts métrages locaux aux Etats-Unis. Mais Gaston Méliès, plus adaptable que son frère, a très vite pris son indépendance et a lancé une production systématique de westerns qui s'avéreront une grande influence sur la future Universal, et sur les films Ince.
C'est un petit bonheur, en particulier, de voir Edith Storey en actrice qui mène par le bout du nez les piètres acteurs (mais braves cow-boys) dont elle ne fait qu'une bouchée.
Toujours réalisé par George Baker, ce film est une comédie de deux bobines. Le format du genre restait ancré sur une seule bobine, et alors que le long métrage commençait à exister de façon plus convaincante dans le cinéma Américain, rares étaient les films à dépasser cette durée (environ 14 minutes)... La popularité d'Edith Storey, et le ton délibérément populiste du film, explique peut-être cette audace. ...Même si l'année précédente, deux longs métrages de comédie étaient sortis: Sennett avait tourné Tillie's punctured romance, avec Chaplin, Mabel Normand et Marie Dressler, et Sidney Drew de son côté sortait (pour la Vitagraph) A Florida enchantment...
Tant que j'y pense, le titre veut dire 'Jane en valait la peine', et c'est une histoire d'amour, en quelque sorte!
Jane (Edith Storey, avec de nouveau pour seul maquillage une dent noircie) est gouvernante/cuisinière chez Hughie Mack. Elle a un faible pour lui, mais il n'en a cure: il préfère son chat... Excédée, elle part (après un ultimatum: "c'est moi ou le chat"...), mais sa seule réaction est d'engager une autre dame. De son côté, la jeune femme se fait engager par une famille sophistiquée, et ça va tourner assez vite au choc des cultures...
Il y a un côté Cendrillon dans ce film, avec le personnage d'Edith Storey, qui charge Jane de façon prononcée! Elle en fait une naîve assez clownesque, qui se rend au cinéma et décide d'imiter le maquillage et la façon de faire de celles qu'elle voit à l'écran. On voit bien qu'en ce milieu des années, le cinéma s'est imposé de façon spectaculaire non seulement comme distraction, mais aussi comme miroir du monde et de ses tendances... Pour le reste, le film est charmant... mais le défilement des domestiques chez Hughie Mack donne lieu à une belle brochette de gags douteux, voire racistes... Autre temps, etc.
Jane (Edith Storey) a un fiancé, Willie Wiggins (Donald McBride), mais celui-ci a un rival (Billy Bletcher)... Et Jane, pour les départager, a l'idée de faire appel à un stratagème: elle joue le grand amour avec un pantin, en ombres chinoises. Mais les deux prétendant n'y verront pas le bon message, car ils vont croire reconnaître, dans l'amant imaginaire de la jeune femme, un bandit évadé et recherché partout...
C'est rural: même si ce film a probablement été tourné en banlieue de New York (le studio Vitagraph étant basé à Brooklyn), le fait est qu'il fait appel à des types de personnages, d'ailleurs saisis dans leur grotesque le plus cru, qui manquent cruellement de sophistication. Et Edith Storey, qui joue Jane, est loin de s'être embellie, puisqu'elle joue sans maquillage apparent, si ce n'est une dent noircie pour nous faire croire en son absence...
Mais le film, qui propose aussi des seconds rôles plus raisonnables, ne se vautre jamais totalement dans le ridicule, et on sent qu'il y a une volonté de tempérer le grotesque, pour construire un type de comédie plus calme, et se tenir à l'écart des excès qu'on remarquait déjà dans les films Sennett...
Le vieux médecin (Charles Eldridge) commence à perdre sa clientèle; il reçoit les conseils d'un collègue (John Bunny) qui lui conseille de prendre un associé qui soit, si possible, non seulement jeune, mais aussi séduisant (Earle Williams). Ca ne fait comme on dit pas un pli: les patientes vont se précipiter et imaginer mille stratagèmes pour le voir...
Voici un film assez typique, finalement, du style de comédies Vitagraph des années 10: situées fermement dans le monde contemporain voire bourgeois, plutôt dans de petites villes tranquilles. Et le sujet touche à un quotidien reconnaissable, en tordant légèrement le cou à la réalité par un rien d'exagération... C'est le créneau que prendra Hal Roach avec ses comédies, des années plus tard.
Le film est plaisant dans ce qu'il suggère plus que ce qu'il montre! La façon dont le médecin (qui est marié, pourtant, et à Edith Storey, par dessus le marché!) accepte son sacerdoce, montre plus de la gourmandise que du sacrifice...