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14 avril 2026 2 14 /04 /avril /2026 20:52

Ce film d'environ 80 minutes (1850 mètres de pellicule) a été perdu, mais il en subiste une bobine, probablement confectionnée avec des fragments. Elle était en possession d'Eduardo Notari, le fils de la réalisatrice, qui interprète le rôle principal, celui d'un soldat qui revient de la première guerre mondiale.

Tel quel le film n'a aucune cohérence, mais présente des fragments souvent coloriés au pochoir, qui peuvent très bien être utilisés pour illustrer le chant vaguement nationaliste qui prète son titre au film...

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Published by François Massarelli - dans 1927 Muet Elvira Notari **
14 avril 2026 2 14 /04 /avril /2026 20:50

Ce film, un moyen métrage qui est la dernière des oeuvres conservées à peu près en entier d'Elvira Notari, est un étrange objet, qui semble mêler de façon un peu télescopée des fragments de documentaire, et des scènes de mélodrame. Le terreau, c'est un peu une vision bardée de clichés populaires de l'âme Italienne, et qui présente de façon étonnante, pou un film muet, son lot de chansons...

L'intrigue décousue est contée à travers des intertitres qui ont fait l'objet de recherches esthétiques parfois étonnantes, mélangeant vues documentaires, poésie, surimpressions, et peut-être même recyclage d'images... Un jeune homme volage se commet avec deux femmes qui sont rejetées par sa vieille maman, et la deuxième lui vole des bijoux familiaux: il se suicide, laissant la jeune femme accuser son propre frère de l'avoir tué! 

Oui, on ne fait pas dans la subtilité, maisles drames d'elvira Notari sont extrèmes, et totalement assumés... Les acteurs, toujours les mêmes (on reconnait Eduardo Notari, le fils, dans le rôle du petit frère) sont probablement tous des non-professionnels, et les films ont été assemblés avec un esprit amateur, mais qui montre une énergie impressionnante...

Toute une partie du film nous montre une passage du pett frère sous les drapeaux, rythmé par les chansons que lui et ses camarades chantent (chacun d'entre eux représente une région différente de l'Italie). Les chansons sont véhiculés par les intertitres, on imagine donc qu'il était indiqué aux spectateurs qu'ils étaient invités à participer! Un indice de la tentation nationaliste qui était dans l'air du temps depuis 1922.

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Published by François Massarelli - dans Elvira Notari Muet 1927 **
12 avril 2026 7 12 /04 /avril /2026 16:54

Naples... Au restaurant, Tore (Alberto Danza) rencontre Margaretella (Rosè Angione), la fille de l'arrogante Donna Carmela, et, malgré les mises en garde des amies de cette dernière, le jeune homme tombe amoureux. La jeune femme ne lui est d'ailleurs pas hostile...

Elle va très vite utiliser son argent, l'humilier et le pousser pour couvrir ses dépenses extravagantes à détourner de l'argent... Par ailleurs, l'amour de Tore, qui s'aveugle, déplait furieusement à d'anciens petits amis de la jeune femme.

C'est le deuxième des longs métrages intégralement conservés d'Elvira Notari, après Santanotte, et on retrouve beaucoup de motifs qui le rappellent: mêmes décors, bien entendu, la ville de Naples et ses quartiers populaires, ses terrasses de restaurant. Les mêmes acteurs, aussi, qui forment une sorte de troupe autour de la réalisatrice. C'est, enfin, le même type de mélodrame un peu extrème, qui commence dans le cliché et se finit, pour beaucoup de personnages, au cimetière. A noter: Rosè Anione, qui interprétait l'héroïne de Santanotte, meurt dans ce film exactement de la même façon.


 

 

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Published by François Massarelli - dans Elvira Notari Muet 1922 **
5 avril 2026 7 05 /04 /avril /2026 14:31

Tourné à l'occasion de la fête de la Vierge dans la région de Campanie, ce film de court métrage n'existe plus que grâce à sa présence sur une bobine nitrate, préservée chez un collectionneur Italo-Américain. Ce qui nous éclaire sur son existence car en prime ce court documentaire n'est répertorié quasiment nulle part.

Trevico est une petite commune de la province d'Avellino, en Campanie (la région dont la capitale est Naples): qu'on ait retrouvé ce court sur la même bobine qu'une autre vision d'une fête religieuse tournée dans les environs, cette fois l'Assomption à Avellino, n'est sans doute pas un hasard (La Festa della S.S. Assunta in Avellino, 1923). On y retrouve le même principe: montrer la ferveur populire, et les étapes de la journée, en finissant sur les feux d'artifices...

Ces films ont vraisemblablement été tournés par Notari, cinéaste Napolitaine, dans le but d'être directement exportés vers les Etats-Unis, afin de renforcer les liens entre ceuxrestés au pays, et ceux qui étaitent partis s'exiler... En toute logique, c'est chez un de ces descendants d'exilés qu'ils ont été retrouvés.

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Published by François Massarelli - dans Muet Elvira Notari
5 avril 2026 7 05 /04 /avril /2026 14:21

Ce court métrage documentaire fut tourné à Avellino, une ville moyenne située dans la province du même nom, qui fait partie de la région de Campanie, dont la capitale est Naples. Il était assez logique que la Dora-films, et sa réalisatrice Elvira Notari, y tournent un film dans la mesure où ils étaient basés dans cette région. 

Le film n'est que la traduction en images de la ferveur populaire à l'occasion de la fête de l'Assomption... Des vues qu'on situe approximativement en 1923, car le film n'a survécu que comme partie d'une bobine qui contient également un autre court métrage du même genre... 

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Published by François Massarelli - dans Elvira Notari Muet
5 avril 2026 7 05 /04 /avril /2026 14:02

A Naples, la belle Nanninella (Rosa Angione) est serveuse dans un café. Elle a attiré l'attention de deux amis, Tore (Alberto Danza) et Carlucci (?)... Mais son père (Antonio Palmieri) est alcoolique et la bat. Les deux amis interviennent, et tombent amoureux de la jeune femme. Mais chacun d'entre eux aura une approche bien différente: Tore va faire face à Nanninella et lui offrir son coeur, alors que Carlucci va utiliser le père...

Une jeune femme (pure, cela va sans dire), un père alcoolique, deux amis voués à se haïr, et les décors naturels de la ville de Naples, pas de doute, on est dans le mélodrame sans honte ni remords! L'approche naturaliste d'Elvira Notari est souvent soulignée, avec un clin d'oeil appuyé pour faire d'elle un avant-goût du néo-réalisme, je pense plutôt qu'elle avait assez peu de moyens, mais énormément de volontarisme et de système D: d'où un tournage-guerilla, à même la rue, avec des acteurs qui bien souvent n'en sont pas vraiment...

Il en ressort effectivement un film qui fourmille de clichés assumés à l'extrème, affrontés sans hésitations par le casting aussi bien que la réalisatrice. Et parfois, on se retrouverait presque comme devant les productions d'Oscar Micheaux, qui promenait sa troupe Afro-Américaine fauchée de mélo boiteux en film criminel approximatif, sans jamais se départir d'une énergie impressionnante... 

Reste qu'avec ce film, on a parfois l'impression d'un concentré d'âme Napolitaine, telle qu'il nous est parfois permis de l'imaginer... Le cinéma a toujours été un vecteur des fantasmes, et ce film chargé (alcoolisme, haine, meurtre, violence, tricherie, fourberie e tutti quanti) ne s'en prive jamais!

 

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Published by François Massarelli - dans Elvira Notari 1922 Muet **
29 mars 2026 7 29 /03 /mars /2026 21:21

Du côté de Naples, Carmela, une jeune femme de la bonne société, devient l'obsession d'un jeune comte, lui-même héritier d'un noble qu'il a probablement contribué à tuer... L'intrigant la poursuit de ses assiduités avec une certain agressivité...

...pour autant qu'on puisse en juger, car ce film, réduit à une bobine (la deuxième, je pense), en comptait au départ 4. C'est le plus ancien fragment de l'oeuvre disparue de Elvira Notari (1875 - 1941), une réalisatrice et productrice de Naples, qui fut sans doute la première femme de son métier en Italie...

Au-delà du manque de clarté, très probablement du à l'outrage des ans et les problèmes de conservation, le film frappe par sa fraîcheur; car si la Dora films de Notari était une authentique société, qui fut active entre 1906 et 1929, le parti-pris de la réalisatrice était de tenter de capter la vérité au maximum, en tournant avec des acteurs non-professionnels, et dans des rues et décors authentiques... On a beaucoup parlé de préfiguration du néo-réalisme à son sujet, on a en juger sur pièces, maintenant que les six films qui nous restent d'elle, certains complets d'autres réduits comme celui-ci, sont rendus disponibles.

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Published by François Massarelli - dans Muet Elvira Notari 1916 **