Overblog Tous les blogs Top blogs Films, TV & Vidéos Tous les blogs Films, TV & Vidéos
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

Présentation

  • : Allen John's attic
  • : Quelques articles et réflexions sur le cinéma, et sur d'autres choses lorsque le temps et l'envie le permettront...
  • Contact

Recherche

Catégories

26 février 2026 4 26 /02 /février /2026 11:39

Ce long métrage de 1926,produit par la Paramount et réalisé par Frank Tuttle, fait partie des films perdus, même si on peut en voir des bribes: je m'explique plus loin. La star en était Esther Ralston, et l'intrigue de comédie tournait autour d'un concours de beauté, auquel participaient d'autres actrices, parmi lesquelles Louise Brooks...

Pour commencer, il convient de rappeler que le film muet a été produit à une époque où le médium était hautement périssable, et pas spécialement préservé. Le film étant un objet d'art aux existences multiples (des dizaines de copies étaient tirées de plusieurs négatifs) mais dont la survie ne dépassait pas toujours les dix années, et les modes changeant vite, un studio en 1928 n'avait pas la moindre utilité dans un film de 1918, alors imaginez le traitement subi par les films muets une fois le parlant arrivé...

Il ne subsiste aucune copie de ce film, comme du reste de 70% environ de la production Américaine d'avant 1928. Par contre, si tant de films perdus, bons ou mauvais, ont été purement et simplement oubliés, il y a un certain nombre d'entre eux qui sont particulièrement cherchés aujourd'hui, eu égard à leur appartenance à une filmographie importante (Murnau, Ford, Stroheim), ou la présence d'une star de premier plan: celui-ci fait partie du lot.

Mais comme je le disais plus haut, il est possible de "voir" The American Venus aujourd'hui, à travers des bandes-annonce d'époque, qui ont miraculeusement survécu (en ayant le bon goût de ne pas être constituées uniquement de textes, ni des mêmes fragments de l'intrigue!): des images du film, disjointes, et choisies pour leur effet direct. Il se dégage de ces images (dont certaines en Technicolor) l'impression que cette comédie de Tuttle était l'un des films ultimes sur ce que l'on appelle le "jazz age"... Des fragments de copies sont également réapparues, dont une séquence en Technicolor. Et il existe aussi un court, très court fragment d'un essai de Louise Brooks en couleurs... Toutes ces pépites ont été agrégées par les historiens en un ensemble de 8 minutes qui n'essaie pas de nous reconstituer le film, mais donne très envie d'en voir plus!

 

Partager cet article
Repost0
Published by François Massarelli - dans Film perdu Muet 1926 Louise Brooks Technicolor **
23 novembre 2025 7 23 /11 /novembre /2025 22:38

Ne nous emballons pas: il ne s'agit ici ni d'une adaptation du livre de Milton, Paradise lost... Pas plus que d'une préfiguration de l'un des plus beaux films d'Abel Gance! Pierre Colmbier, parfois appelé Pière Colombier, fut un estimable réalisateur de comédie en France, où il dirigea le gratin du théâtre et du cinéma dans des films qui flirtaient parfois avec le boulevard (c'est le cas de celui-ci), ou l'étude de moeurs, voire la satire sociale (Ces messieurs de la santé, probablement son film le plus visible, avec Raimu).

Ce court métrage de deux bobines est un film perdu, dont le fragment d'une bobine (la deuxième en l'occurrence) a été retrouvé ces dernières années, et numérisé. Le "paradis" en question est le nom donné à ces longues plumes qui prolongeaient les chapeaux extravagants des dames dans la mode du début des années 20. Et un monsieur (André Luguet) qui a manifestement déjà rencontré une dame (Fernande Diamant) s'aperçoit en lisant un journal qu'elle a publié une annonce dans laquelle elle prétend avoir perdu cet accessoire. Il en achète un pour pouvoir se rendre chez elle avec une bonne raison.

Le film tel qu'il existe nous montre donc la rencontre, et le retour chez lui du vieux mari de la jeune femme qui est content que son épouse ait récupéré son "Paradis"... Mais les deux jeunes gens, eux, sont surtout content de s'être trouvés.

Partager cet article
Repost0
Published by François Massarelli - dans Pière Colombier Muet Film perdu
12 août 2025 2 12 /08 /août /2025 13:47

Une intrigue de pacotille, située dans un orient de carton-pâte, avec Ramon Novarro dans le rôle d'un prince Arabe, amoureux d'une jeune femme, sur fond de sombres intrigues entre deux familles du désert rivales...

Dire qu'on a vu ce film serait bien présomptueux, quand on sait qu'il n'en reste qu'une poignée de minutes, à travers deux fragments qui ont pu être conservés par la Bibliothèque du Congrès aux Etats-Unis... Le film n'est sorti qu'en 1925, et dans la mesure où il avait été réalisé dans la foulée de The sheik, de George Melford, avec Rudolf Vanentino, il a du sembler bien daté!

Partager cet article
Repost0
Published by François Massarelli - dans 1923 Film Perdu Muet
28 août 2023 1 28 /08 /août /2023 11:16

Trois escrocs (Thomas Meighan, Betty Compson, Lon Chaney) décident de s'associer avec un homme religieux (Joseph J. Dowling) afin de se faire de l'argent: l'homme prétend être un guérisseur, faiseur de miracles touché par la grâce divine, et toute la population de son village le vénère... Mais les bandits ne sont pas au bout de leurs surprises...

On va le redire, une fois de plus, hein: les films ne sont pas éternels. Parfois c'est agaçant. Parfois, c'est rageant. Et parfois, c'est tragique: en témoignent ces trois minutes... Le film, réalisé par un metteur en scène disparu trop tôt et qui avait atteint une renommée non négligeable, a laissé le souvenir d'un classique et d'un chef d'oeuvre. On le comprend tout à fait, quand on voit ce qu'il en reste...

Ces extraits a été préservés parce que la Paramount avait monté dans des courts ou moyens métrages promotionnels un certain nombre de séquences de gros succès de la compagnie (The house that shadows built, en 1931, et Movie memories, en 1935); on y trouve donc la scène emblématique du film: Lon chaney, qui joue un contorsionniste, y simule une guérison miracle, à la fois pour convaincre la foule, et pour s'attirer les bonnes grâces du guérisseur (qui lui n'est pas un escroc). La scène est courte, mais intense, et Chaney est excellent, au point qu'un grand nombre de personnes, jusqu'à aujourd'hui, sont persuadés qu'il était réellement contorsionniste... Mais la séquence se poursuit: un gamin sérieusement handicapé, qui a vu la scène, souhaite lui aussi profiter du pouvoir du "miracle man", et s'avance, lâchant se béquilles, puis... courant jusqu'au brave homme, sous les yeux médusés de tous, y compris bien sûr Chaney.

C'est un modèle de montage, qui nous montre que Tucker ne se contentait pas de poser la caméra, mais qu'il avait conçu sa scène en fonction d'un effet voulu sur le public. comment ne pas penser à Borzage et son cinéma du miracle? Sauf que Borzage, sans doute, n'aurait pas joué sur l'ironie de la contradiction comme le fait Tucker ici. Et cette séquence, avec Chaney dans un grand numéro d'illusionniste, a été annoncée par d'autres, comme le prouve la photo ci-dessous... Une scène qui donne immanquablement l'envie d'en savoir, et d'en voir plus. Une autre séquence, plus détaillée, avec des gros plans fascinants de Chaney, Compson et Meighan, est disponible dans The house that shadows built, et là encore on y sent un sens du montage, et une nervosité du rythme, qui impressionnent...

 

Partager cet article
Repost0
Published by François Massarelli - dans Muet 1918 Film perdu ** Betty Compson
19 novembre 2018 1 19 /11 /novembre /2018 17:06

On connait l'histoire: un marchand perdu dans un magnifique jardin se fait agresser par le propriétaire des lieux, une bête mystérieuse et effrayante. Le marchand est sommé de donner à la créature une de ses filles, et la plus brave se constitue donc sa prisonnière...

Et donc, si on connaît l'histoire, tant mieux parce qu'il ne reste pas grand chose de ce film, qui fait partie des féeries réalisées par Capellani pour Pathé. Des probables quinze minutes originales, seul un fragment de quatre minutes a survécu, et il est tellement décomposé qu'on ne parvient à deviner qu'une minute de l'action, dans deux ou trois scènes...

C'était, donc, sans doute, une de ces histoires enluminées avec soin par le réalisateur, à la gestuelle moins assurées que ses films contemporains, et rendue plus belle par l'ajout de couleurs en "Pathécolor", c'est à dire peintes au pinceau et avec pochoir par les petites mains des ateliers. L'ombre de Méliès passe derrière les effets spéciaux qu'on peut apercevoir (l'apparition de la bête, notamment), et... on n'en saura pas plus.

Partager cet article
Repost0
Published by François Massarelli - dans Muet Albert Capellani Film perdu
4 octobre 2018 4 04 /10 /octobre /2018 18:58

Décidément, le temps qui passe a vraiment été impitoyable avec ce pauvre Rudolph Valentino, dont tant de films ont été perdus, et beaucoup ne nous sont parvenus que dans des versions tronquées. C'est le cas de ce long métrage officiellement crédité à Edmund Mortimer (un illustre inconnu pour moi), mais que la sagesse populaire attribue à Paul Powell. Valentino y interprète un second rôle, mais la copie disponible, qui ne dure que deux bobines sur les cinq originales, lui donne certainement un rôle bien plus important, proportionnellement...

Dans un petit port de pêche, le patron local est obsédé par son appartenance supposée à la noblesse Britannique; il aimerait que sa fille (Carmel Myers) entre dans la bonne société. Pendant un séjour de cette dernière dans la bonne société de San Francisco, elle fait la rencontre de Dick Bradley (Valentino), golden boy local... Ils tombent amoureux, mais la jeune femme apprend qu'elle ne serait pas de la noblesse, ce qui change évidemment automatiquement son image auprès de ses nouveaux amis. Rentrée chez elle, elle reçoit la visite de Dick, qui arrive au bon moment: un pêcheur local veut en effet la kidnapper...

Le film est plus qu'anecdotique, mais on y remarque un certain détachement, comme si personne, là-dedans, n'y croyait vraiment. C'est renforcé par la prestation de Zasu Pitts qui en fait des tonnes en amoureuse jalouse du marin qui en pince pour l'héroïne. Elle ne se prive absolument pas de sortir toute une batterie d'effets comiques, qui, honnêtement, font un bien fou à ce pensum d'un autre âge.

Partager cet article
Repost0
Published by François Massarelli - dans Muet 1918 Comédie Film perdu **
3 octobre 2018 3 03 /10 /octobre /2018 15:16

Après le Sheik de 1921 (The Sheik, George Melford), Rudolph Valentino allait être confronté à à peu près tous les exotismes, lui qui avait souvent, dans un premier temps, été condamné aux rôles de latin lover et autres séducteurs interlopes, n'était certes pas sorti des stéréotypes... On connaît mal ce film de Phil Rosen, déjà un solide vétéran quand il a tourné ce long métrage: et pour cause, The young Rajah est perdu. Pas totalement, mais pas loin, car les fragments qui nous sont parvenus, totalisant une quarantaine de minutes, sont d'une qualité plus que douteuse...

Un adjectif qui sied d'ailleurs au film. Ne l'entendez pas comme une critique du travail de Mr Rosen, ou de l'interprétation de Rudolph Valentino... L'un comme l'autre, soumis à un contrat avec Paramount, s'acquittent de leur tâche avec un grand talent, après tout. Non, c'est que réflexion qui est motivée par l'étrangeté particulière de ce film, qui dépasse tout en matière de grand n'importe quoi.

Aux Etats-Unis, la famille Judd a recueilli un jeune héritier d'un noble Indien (d'Inde, pas un Américain Natif), sauvé in extremis d'une mort certaine par des fidèles sujets de son maharajah de père. Le prince, élevé à l'Américaine sous le nom d'Amos Judd, est doté d'un talent particulier: il peut voir l'avenir par des flashes incontrôlables; ce qui lui vaudra en vérité plus d'ennuis qu'autre chose, lorsque pour éviter un coup qu'il sait mortel, il se déplacera, entraînant la mort de son attaquant, un étudiant jaloux. Il n'en fallait guère plus pour justifier une réputation de meurtrier...

Et une réputation comme celle-là, ça n'aide pas aux amourettes avec la belle Molly Cabot (Wanda Hawley), surtout qu'elle combat régulièrement son attirance pour le jeune Amos. La raison? Le préjugé racial, tout bonnement...

Donc, d'une part, le film coche toutes les cases d'un véhicule pour l'acteur Valentino: séduction, exotisme, masculinité, délicatesse des sentiments, fragilité due à un destin difficile, romantisme échevelé, prouesses physiques, et scène de semi-nudité (ici sportive, puisqu'en bon étudiant de la haute société, Amos Judd est un excellent rameur). Mais il fait plus: à l'intrigue partagée entre les fantasmes raciaux de la bonne société Américaine, on ajoute l'intrigue romantique à souhait d'un royaume d'opérette pris entre la continuité d'un bon maharajah, et un chaos indescriptible servi par un prince inquiétant dont le premier ministre n'est autre que, mais oui, J. Farrell McDonald. Ajoutez à ça le don de voir l'avenir et toutes les situations qu'il permet (dont du suspense), vous comprendrez qu'on a devant nous un cas d'école!

Seulement il fait se contenter d'un puzzle, d'ailleurs reconstitué avec soin par les équipes de Flicker Alley, qui n'ont eu à leur disposition qu'une copie fragmentaire Espagnole en 16mm, et d'extraits de bande-annonces, sans parler des inévitables photos de plateau pour combler les trous. L'objet final ressemble à une curiosité unique en son genre...

 

Partager cet article
Repost0
Published by François Massarelli - dans Muet 1922 Film Perdu **
28 septembre 2018 5 28 /09 /septembre /2018 09:28

Pierre (Jean Gabin), capitaine de la péniche Le Cormoran, sauve de la noyade Marinette (Madeleine Renaud), une jeune Parisienne. Il tombe instantanément amoureux d'elle, et lui propose de l'épouser. Durant la noce, Silvestre (Pierre Blanchar), le second de la péniche, qui s'était absenté, revient et a la surprise de trouver son inséparable ami marié. Plus encore, il a trouvé la perle rare, une femme qui lui plaît immédiatement... Sous les yeux inquiets de la jeune soeur de Pierre, Mique (Rosine Deréan), amoureuse du second depuis toujours, une dangereuse situation va se développer, dans laquelle le mariage de Pierre, mais aussi son amitié de dix ans avec Silvestre, vont se jouer...

Avec son enthousiasme à déplacer les montagnes, Serge Bromberg, responsable de la restauration récente de ce film, le présente comme "Le chef d'oeuvre de Harry Lachman". Ce qui est sans doute une exagération, d'une part parce qu'en dépit de sa place modeste dans le cinéma, Harry Lachman a quand même réalisé Our relations (1936), qui est sans doute beaucoup un film de Stan Laurel aussi... Et puis, le mot de chef d'oeuvre, ici, est difficile à mobiliser...

Oh, j'admets qu'il y a de belles images, la photo de Rudolph (ici Rudy) Maté étant très travaillée, et des ambiances proches du naturalisme... Le metteur en scène s'est plus à faire adopter à son film le ton et le rythme nonchalant de la péniche, et a repris avec bonheur la technique du muet pour de superbes séquences à distance. Mais le principal problème est que ce qu'on a sous les yeux, d'une part, pâlit copieusement aux côtés d'un autre film qu'on ne présente plus, L'Atalante, dont le naturalisme doublé d'une dose de surréalisme en contrebande, emporte tout sur son passage. Ici, au-delà des affaires de coeur, on s'ennuie un peu. Et Gabin, en balourd qui ne veut pas comprendre, est sympathique, mais il ne fait pas le poids face à Blanchar et son intensité. Et les dialogues de Marcel Achard tendent à se vautrer dans la convention..;

D'autre part, ce qu'on a sous les yeux, justement, c'est non pas un film, mais une série de fragments: des neuf bobines de La belle marinière, on n'a sauvé que cinq. La deuxième, la troisième, la cinquième, et les deux dernières. Si des scènes de tension dramatique, des paliers importants (et en particulier la fin de l'histoire, particulièrement sèche) sont là et bien là, il est difficile, finalement, d'adhérer à cette histoire fragmentaire... Surtout quand elle commence en l'état par une séquence étonnante de sensualité, une sensualité après laquelle tout le reste du film court sans jamais la rattraper! 

Partager cet article
Repost0
Published by François Massarelli - dans Film perdu Jean Gabin
28 juillet 2018 6 28 /07 /juillet /2018 18:58

Trouvé à Dawson City au milieu de centaines de bobines de film, dans un sale état (parmi lesquelles au moins un autre long métrage Universal avec Lon Chaney réalisé par De Grasse et sorti juste avant celui-ci, If my country should call), il ne manque qu'une bobine à ce film, la première. On prend donc le drame en cours de route, et c'est embêtant car il est quand même assez peu facile à suivre... C'est un mélodrame situé partiellement dans les bois, qui nous montre un homme exilé pour un crime qu'on accepte de comprendre mais pas au point de l'excuser, un père ultra-religieux qui en veut à sa fille (Dorothy Phillips) d'avoir trop de liberté, et on y voit aussi celle-ci se mettre en quête de clés pour améliorer la vie de ses amis.

Et Lon Chaney, quand à lui, a un rôle embarrassant et ambigu, pour une fois sous son vrai visage: il est un métis, et pour une bonne partie du film il serait volontiers le méchant, qui convoite la jeune héroïne. Mais seulement voilà: s'il y a bien un point sur lequel ce film n'est pas clair, c'est le suivant: l'a-t-il, ou ne l'a-t-il pas, violée? Le montage et les conventions nous disent que oui. Le film, explicitement, ne nous dit rien. Mais le comportement de la jeune femme, qui pour finir se rapproche de son tourmenteur, et lui demande de l'aide, nous dit le contraire... 

De toute façon, on est une fois de plus avec ce film, en plein mélodrame, sans grande invention, qui se laisse regarder, mais qui, clairement quand on sait de quoi Lon Chaney est capable, nous laisse sur notre faim. D'ailleurs, il est le meilleur acteur du film.

Partager cet article
Repost0
Published by François Massarelli - dans Muet Lon Chaney 1916 Film Perdu ** Joseph de Grasse
28 juillet 2018 6 28 /07 /juillet /2018 18:46

Seules trois bobines sur cinq ont survécu de ce film, et encore: pas dans un très bon état. Mais si l'histoire en est morcelée (il en manque en particulier le début, et sans exposition le travail du film sur le spectateur s'en trouve amoindri), il se comprend aisément et se suit sans problème grâce à la reconstitution des fragments manquants par Jon Mirsalis, spécialiste imbattable de Lon Chaney.

Le personnage principal en est une femme, interprétée par Dorothy Phillips: épouse et mère de famille, elle s'émeut de ce que son mari (Frank Wilson) comme son fils (Jack Nelson) puisse un jour déserter le foyer pour répondre à l'appel du drapeau. Et lorsque l'occasion se présente, comme Margaret ne parvient pas à empêcher son mari de partir, elle songe à utiliser un moyen radical pour retenir son fils: son frère, e Dr Ardath (Lon Chaney) a en effet mis au point un produit qui agit sur le coeur, simulant une crise cardiaque: elle décide d'en donner à son fils à son insu, afin de la garder près d'elle...

Comme les autres films de De Grasse que j'ai pu voir, celui-ci est impeccablement mis en scène, profondément mélodramatique et hautement improbable. Mais surtout on y décèle la tendance ambigue du Hollywood des années 10 autour de la première guerre mondiale: partir en Europe? Ne pas partir? Et pourquoi faire? Qu'adviendra-t-il des soldats qui partiront? Ménageant tout le monde, le film apporte plusieurs réponses, et se vautre dans une fin pacifiste qui n'est pas du meilleur goût. Quant à Chaney, il est, drapé dans sa dignité de médecin, l'instrument du destin... Jusqu'à un certain point.

 

Partager cet article
Repost0
Published by François Massarelli - dans Muet 1916 Lon Chaney Film perdu ** Joseph de Grasse