Le meilleur film de la période MGM de Borzage est un nouveau retour, trois ans après Three comrades, sur le nazisme, au même titre que les films visionnaires qu'étaient Little man, what now? et No greater glory. C'est donc un courant profond de l'oeuvre du cinéaste, qui va ici opérer une synthèse entre ces cris d'alarme anti-fascistes, et son thème de l'amour sublime exploré dans la plupart de ses films. On peut aujourd'hui, dans un premier temps, être un peu dérouté par un film anti-nazi qui semble se situer à une distance un peu embarrassante de la vérité, dont l'intrigue se déroule par exemple dans une ville jamais nommée, dont le camp de concentration n'est semble-t-il qu'une sorte de variation musclée d'un ensemble carcéral, ou qui évite de placer dans la bouche des protagonistes le mot "juif", mais il faut se rappeler du fait qu'en 1940 (Le film est sorti en Juin, soit au moment de la reddition des Français, et donc 18 mois avant Pearl Harbor) il fallait un certain courage à un studio Américain pour s'attaquer à une dénonciation du nazisme. De plus, l'appromximation de la peinture d'un camp de concentration s'explique par le fait qu'on ne pouvait pas à cette époque savoir ce qu'on allait trouver cinq ans plus tard après l'intervention alliée.
Allemagne, 1933: on fête l'anniversaire du professeur Victor Roth (Henry Morgan). Universitaire renommé, il célèbre ses 60 ans en famille, auprès de son épouse, des deux grands fils de celle-ci issus d'un premier mariage, de leurs enfants Freya (Margaret Sullavan) et Rudi, et de deux amis proches, étudiants et soupirants de Freya, Martin Breitner (James Stewart) et Fritz Marberg (Robert Young). Tout le monde s'accorde à exprimer une affection sans bornes pour le veil enseignant, mais le repas est interrompu par une nouvelle fâcheuse: on apprend la nomination par Hindenburg du chancelier Hitler. Les avis sont partagés, et l'anniversaire gâché par les débats qui deviennent vite passionnés: d'un côté, les jeunes hommes, à l'exception de Martin, sont enthousiastes à l'idée de l'arrivée des nazis au pouvoir; de l'autre, M. et Mme Roth, leur fille Freya, et Martin sont inquiets: Martin se préoccuppe du devenir des libertés individuelles en Allemagne, et les autres font face à l'inévitable: M. Roth, comme ses enfants Rudi et Freya, est "non-Aryen"... Bien que les jeunes nazis les rassurent dans l'immédiat, les choses ne tardent pas à se précipiter, et l'Allemagne plonge dans le tourbillon totalitaire, dans lequel il faut choisir son camp; la famille sera divisée, Martin qui refuse d'adhérer au parti devient un ennemi déclaré du fascisme, et le professeur Roth ne tardera pas à être arrêté et inetrné dans un camp de concentration... Durant ces évènements, Freya et martin se rapprochent, mais combien de temps pourront-ils résister à la "tempête" du nazisme?
Tout réalisme absolument authentique étant finalement impossible dans les conditions de tournage (Avec l'impossibilité
d'utiliser le mot "juif", par exemple, et en l'absence de documentation réelle sur certains détails de la vie contemporaine en Allemagne), Borzage et la production ont donc opté pour un style
semi-allégorique, qui sied toujours aussi bien au cinéaste. Le film, pourtant, commence quasiment au moment ou se termine le très beau Three comrades, et nous livre une suite
potentielle de l'hitsoire,
dans laquelle le concept d'amitié indéfectible qui
liait les héros du film précédent, jusqu'au-delà de la mort, est ici mis à mal: au début de The mortal storm, tous se jurent fidélité et amitié, mais certains vont mourir, et
d'autres seront bannis par certains de leurs "amis". Tout en se réfugiant derrière cette tendance au symbolisme, le film nous montre de façon assez directe les mécanismes des nazis, depuis
l'instauration d'un parti, jusqu'à l'exclusion physique des êtres, en passant par le choix clair d'un camp ("Tu es avec nous ou contre nous"), et bien sur les autodafés, les intimidations, la
terreur et la torture. Le mal, incarné par des jeunes garçons (Robert Young, mais aussi Robert Stack et William T. Orr), s'installe d'autant plus vicieusement qu'il est accueilli à bras ouvert
par beaucoup. Mais l'un des atouts majeurs de cette production qui visait assez ouvertement le public Américain est de laisser deux icones incarner les idéaux démocratiques: Freya est la seule
des jeunes adultes de la famille Roth à avoir compris de quelle façon le piège totalitaire allait se refermer sur ses proches, quelle que soit leur opinion ou leur position face au nazisme, et
Martin est ici de par ses propos même une personnification des idéaux démocratiques de l'Amérique, tolérante et généreuse...
Le film joue beaucoup sur l'indignation du spectateur, depuis le parallèle
effectué entre une célébration d'anniversaire située au début qui nous fait presque croire assister à une comédie. Une porte s'ouvre, et la caméra s'engouffre avant le professeur roth dans un
amphithéâtre bondé de gens qui ne sont là que pour chanter ses louanges. Le contraste est hallucinant avec une scène ultérieure, qui voit les rangs de l'amphithéâtre rempli de jeunes en uniforme
nazi... Le comportement des frères et amis de Freya, qui discutent en assénant des stupidités antidémocratiques, voire sexistes, peut irriter par sa facilté, mais c'est d'une grande efficacité
pour le cinéstae qui a besoin assez rapidement de montrer le sentiment d'insécurité des héros dans une Allemagne qui choisit désormais entre les êtres, et rejette ceux qu'elle n'a pas élus à
coups de pierre, puis de fusil. Tout ce que Martin a envisagé deviendra vrai, hélas...
Du coup, en réservant à James Stewart et Margaret Sullavan le rôle des deux amoureux qui se découvrent, s'épaulent et tombent
dans les bras l'un de l'autre comme on devient plus fort en résistant à la barbarie, il éclaire son motif de l'amour absolu entre deux êtres d'un jour nouveau. Bien sur, les deux jeunes vont se
réfugier à lécart, comme souvent les amoureux des films du cinéastes, c'est donc dans la montagne, chez Martin et sa mère qu'ils vont trouver un équilibre; cela sera de courte durée, mais un
geste important y aura lieu, qui renvoie à tant de simulacres de mariage: la mère de Martin les mariera avant de leur dire adieu, en utilisant une coupe symbolique. Une fois de plus, Borzage
détourne la signification du mariage en une cérémonie privée, un choix de deux
personnes devant Dieu, voire devant la notion même d'humanité menacée par
tant de dangers: c'est par Freya et Martin que Borzage exprime dans ce film sa foi en l'homme, le seul échappatoire du film, devant les doutes éventuels des frères de Freya qui se sont engagés
bille en tête dans le nazisme sans réfléchir que leur soeur Juive aurait à en pâtir. Plutôt qu'une réflexion sur l'imbécillité guerrière, intolérante, anti-démocratique ou totalitaire des nazis,
le film se veut une réflexion qui incorpore une vraie note d'espoir, ce qui n'étiat pas facile dans la mesure ou tant de protagonistes n'iront pas jusqu'au bout... Mais Borzage croit aux miracles, il l'a déjà prouvé, et c'est à une sorte de conversion miraculeuse qu'assiste
le spectateur, lorsqu'apprenant la mort de sa soeur exécutée par ses amis nazis, Otto Von Rohn (Robert Stack) se réjouit que Martin ait pu, lui, rejoindre l'Autriche, et rester libre... En dépit
de toute l'indignation que ressentira le spectateur, le cinéaste affirme la prépondérance des idéaux incarnés par Martin, et c'est à un trop jeune homme tombé trop tôt dans les erreurs du
nazisme, que revient le dernier mot. Que le metteur en scène ait été empêché d'utiliser des mots ou des notions trop claires, par des éléments de langages imbéciles ("Non-aryen", par exemple)
importe peu, puisqu'il s'agit ici de sacraliser l'homme, le seul, pas les "races" (Qui de toute façon n'existent pas), les obédiences ou les différences. Comme le vieux Roth, professeur de
physiologie qui affirme devant un parterre de nazis qu'il n'y a aucune différence entre du sang aryen et du sang non-aryen, Borzage situe son débat au sein de l'humanité, pas entre quelques
factions que ce soit. En montrant les processus d'exclusion sans pour autant en désigner les victimes ("Non-Aryens" ou "pacifistes"), il ne les diminue pas, pas plus qu'il n'en minimise le
danger...
Sorti au bon moment aux Etats-unis, à une époque durant laquelle on essayait de ménager Hitler à Hollywood, le film a du attendre avant d'être présenté au public Européen pour cause de guerre. Il est sorti en 1957 en Allemagne de l'Ouest, mais a du attendre encore plus longtemps avant de rencontrer le public Français. Peut-être a-t-on cru qu'il était obsolète en raison de son sujet... Si seulement!
Pourtant l'essentiel du film se déroule à l'écart de la politique: trois
soldats Allemands démobilisés profitent de leur retour à la vie civile pour se construire un avenir: ils ouvrent un atelier de réparations. Gottfried Lenz (Robert Young) est l'idéaliste de
la bande, qui consacre un peu de son temps libre à l'activisme de gauche; Otto Koster (Franchot Tone) est le plus raisonnable des trois, celui qui incarne à plusieurs reprises le renoncement
pragmatique (Lorsqu'il décide faire sauter son avion, compagnon d'infortune pendant la guerre, au début du film, par exemple), mais qui sait aussi prendre des décisions dangereuses par amitié
(Venger un ami disparu, ou prendre le volant et battre des records de vitesse au péril de a vie pour sauver une jeune femme en danger); enfin Erich Lohkamp (Robert Taylor), désabusé au début du
film, devient le plus rêveur, le plus optimiste: il est amoureux. En effet, les "trois camarades" ont rencontré une jeune femme, Patricia (Margaret Sullavan) protégée par un homme riche, Franz
Brauer (Lionel Atwill) et dont les idées sont assez représentatives du type de fuite Nationaliste et revancharde en avant qui amènera Hitler au pouvoir. Malgré la désapprobation de
celui-ci, Patricia et Erich s'aiment, se marient (Un mariage de fortune, improvisé dans un café...)... mais Erich découvre bien vite ce que lui a caché sa jeune épouse, bien qu'elle l'ait révélé
à Otto et Gottfried: elle est atteinte de tuberculose, et la situation empire...
Crawford... Celle-ci interprète Olivia (De son vrai nom Maggie), une danseuse qui finit par accepter de se marier avec Henry, un riche fermier du Wisconsin. Il ramène sa femme chez lui, et un huis-clos va se jouer entre cinq personnages: Henry (Melvyn Douglas), conscient du fait que son épouse ne l'aime pas comme lui est amoureux; Olivia (Joan Crawford), embarrassée devant la difficulté de faire naitre en elle un amour pour Henry alors que son attirance pour le jeune frère David est évidente; David (Robert Young), marié à une amie d'enfance, et qui trouve en Olivia des désirs qu'il ne connaissait plus, Judy (Margaret sullavan), qui sait à quoi s'en tenir face aux sentiments de David, mais souhaite quand même aider sa nouvelle belle-soeur à s'intégrer, et enfin Hannah (Fay Bainter), la grande soeur des deux garçons, qui couve ses frères, a fini par accepter Judy qui ne représentait pas un trop gros risque pour elle, mais voit d'un très mauvais oeil l'arrivée de l'intrigante Olivia...
Retournant à du matériau proche de ses préoccupations, le deuxième film de borzage pour MGM est superbe, illuminé par les prestations de ses deux stars, l'un comme l'autre des monstres sacrés: Spencer Tracy, avec lequel le réalisateur a déjà fait trois films, et Joan Crawford qui retournera à deux reprises avec lui. Dès le point de départ, Mannequin s'installe en marge du rêve Américain, dans les quartiers les moins reluisants de new York, mais bien loin des rêves de Chico dans Seventh Heaven, ou des vagabonds de A Man's castle: pour Jessie (Joan Crawford), le rêve est au début du film plus l'unique moyen de tenir debout qu'un véritable espoir. Non qu'elle n'essaie de s'en sortir, ou qu'elle cesse d'y croire: chaque jour à l'usine est un acte de foi. Mais elle n'est pas aidée: son père est un bon à rien à moitié gâteux qui joue de temps à autre au tyran domestique, son frère un incapable militant, et qui se destine sans doute à faire son trou dans la pègre pour s'en sortir, et sa mère souffre le plus en silence possible, mais demande quand même régulièrement à sa fille l'argent qu'elle a gagné pour satisfaire aux caprices des deux hommes de la maison. Afin d'échapper à tout ça, Jessie se marie avec son petit ami Eddie, mais c'est une mauvaise idée, il est aussi feignant que les deux autres réunis. C'est dans ce contexte que Jessie rencontre un homme qui a tout: J. L. Hennessy (Spencer Tracy), un armateur qui a construit une entreprise qui fonctionne très bien, un patron qui a la confiance de ses employés. Il a tout, il est riche, mais à compter du jour de sa rencontre avec Jessie, il va vouloir ce qu'il n'a pas: la jeune femme, en effet, dont il a compris qu'elle était mal mariée, et qu'elle ne pouvait que finir avec lui...
autant à Capra qu'à Borzage. Enfin, l'appel au secours de Joe, dont l'épouse vient d'être mise de force sur un bateau pour retourner en Europe, va occasionner une réponse inattendue des politiciens locaux, qui se déplacent tous pour venir en aide à la jeune femme, un peu de la façon dont les huiles de la ville viennent en aide à Apple Annie dans /image%2F0994617%2F20230718%2Fob_f9b21c_4ymrfq7m2ke3cllo9p4pui5nw1jxe5-large.jpg)
On mesure la dose de mélodrame au degré d'invraisemblance, et là, on est dans un monde purement mélodramatique: obsédé par son épouse, Clive est aussi armateur, et s'apprète à lancer un bateau, le... Princess Irene. A la in, apprenant que les amants y sont passagers, il donne l'ordre de battre un record de vitesse, afin de pousser le bateau vers le danger des icebergs... Paul et Irene, lors de leur soirée improvisée en tête à tête, se sont créés un menu de rois et de reines, qui devient en quelque sort leur sésame pour se retrouver instantanément coupés du monde, dans un endroit qui leur appartient en propre... Paul, habillé en homme du monde comme le vagabond Spencer Tracy dans Man's castle, est en fait maître d'hôtel... Mais tout comme Spencer Tracy dans le film mentionné, son bel habit reflète la noblesse de son caractère. et un petit truc qui ravira les fanatiques de Borzage: lorsque Charles Boyer et Jean Arthur dansent ensemble, elle perd sa pantoufle... il la ramasse, mais elle choisit finalement d'abandonner les deux. Ainsi, on a en même temps l'abandon de soi à la simplicité de l'amour, le thème habituel de Cendrillon (Avec un Boyer qui est à la fois le prince charmant et la bonne fée), et l'intimité instantanée partagée par les amoureux, dans un restaurant vide qui ne s'est ouvert que pour eux...
Avec Green light dont Flynn entendait faire un changement radical par rapport à ses épopées précédentes (Captain Blood et Charge of the light brigade), Borzage a donc réalisé son dernier film Warner, qui tranche sur tous les autres, et est de fait plus proche de ses préoccupations. Errol Flynn y incarne un médecin, le Dr Newell Paige, particulièrement préoccupé du bien-être de ses patients, et qui confesse n'avoir aucun temps pour se soucier des âmes. sa rencontre avec la fille d'une patiente décédée qui le croit responsable va bouleverser sa vie, et l'amener à se remettre durement en question...
Hearts divided, bien que distribué par la Warner, est en réalité une production Cosmopolitan, c'est-à-dire de William Randolph Hearst, avec dans le rôle principal sa protégée Marion Davies. Celle-ci, on le sait mais il faut le répéter encore et encore, n'était pas la caricature qu'en a fait Orson welles dans Citizen Kane, un film de fiction, rappelons-le. Elle était une actrice douée pour la comédie, qui savait interpréter avec son propre rythme des personnages de jeunes femmes souvent romantiques et un peu exubérantes. Elle est ici Betsy Patterson, la jeune héritière de la famille établie, d'un notable Américain sous Thomas Jefferson, alors que Napoléon cherche une solution décente pour se débarrasser de la Louisiane sans trop perdre la face. Il envoie donc en éclaireur son frère Jérome, qui se fait passer pour un précepteur de Français, et tombe vite amoureux de son élève. Le film se base ensuite sur le conflit entre le coeur et la raison, principalement la raison d'état... Notons que cette idylle entre Jérome et Elizabeth Patterson est authentique, mais que son issue historique est bien différente de celle choisie par les scénaristes./http%3A%2F%2Fimage.toutlecine.com%2Fphotos%2Fh%2Fe%2Fa%2Fhearts-divided-betsy-36-02-g.jpg)
propre avec cette comédie sentimentale située dans une Amérique ancienne et un brin transformée en royaume d'opérette, au moins a-t-il des occasions pour reprendre le contrôle de son film: ainsi certaines scènes de séduction entre Powell et Davies bénéficient-elles de menues inventions, d'un rythme parfait, et s'écartent des sentiers battus; pour le reste, la comédie est largement fournie par un trio de prétendants dans lesquels on remarque aisément, mais c'est trop facile, Charlie Ruggles et surtout Edward Everett Horton, et bien entendu ce dernier est aussi purement génial qu'à son habitude... Quant à Claude Rains en Napoléon, c'est une intéressante surprise...
Marlene Dietrich y est Madeleine de Beaupré, une voleuse de bijoux qui travaille avec deux escrocs, Carlos Margoli (John Halliday) et 'Tante Olga', le cerveau de la bande. Leur méthode est entièrement basée sur la classe de la jeune femme, qui s'introduit dans les bijouteries et sans grand effort, se fait passer pour une bourgeoise huppée dont le mari règlera plus tard l'achat de colliers particulièrement dispendieux... Elle fait la rencontre, alors qu'elle file vers l'Espagne pour y rejoindre Carlos, d'un américain, Tom Bradley (Cooper), un ingénieur employé par une marque d'automobiles, en vacances. Les bijoux passent de mains en mains et de poches en poches suite à divers quiproquos, et Tom et Madeleine se retrouvent plus ou moins forcés de cohabiter, le temps pour Madeleine de récupérer le collier de perles qui est situé dans le veston de l'Américain...
Si au début du film les deux tourtereaux s'échappent d'une salle de restaurant pour aller observer les étoiles et s'avouer simplement leur amour réciproque, pour le reste, il est surtout question d'amour de la patrie, de camaraderie militaire, d'accepter les humiliations des officiers et de tout un tas d'autres stupidités de ce genre, toutes assénées sans même la poésie qui pouvait caractériser les films militaires de Ford; Si on admet que le film présente au moins une vision socialement ouverte des instances militaires Américaines, avec le fils à papa qui cotoie le cow-boy, cette litanie ultra-glorieuse, cette déclaration d'amour à l'institution douteuse qu'est l'armée me semble pour le moins vomitive... Chico et Diane me manquent.