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14 septembre 2026 1 14 /09 /septembre /2026 18:40

Vers 1890, un couple d'amoureux profite d'un beau temps pour faire un pique-nique au bord de l'eau... Mais des fourmis, attirées par la nourriture, viennent se servir. L'une d'entre elles supervise d'ailleurs la confection de sandwiches, mais le monsieur, tout à son bonheur, les prend distraitement les uns après les autres...

C'est une petite merveille, qui est un peu un film cousin de l'admirable The dover boys de Chuck Jones, par la façon dont Freleng choisit de représenter une période révolue avec tendresse... Mais là où Jones s'attachait à une intrigue pour mieux la dynamiter esthétiquement, Freleng, lui, arrête le temps qui passe, pour se concentrer sur une colonie de fourmis qui vont donner une vie parallèle au pique-nique.

C'est très musical, bien entendu, car on ne se refait pas. Freleng, d'ailleurs, s'amuse à représenter tout New York se laissant aller aux joies du cakewalk, une danse qui fut à la mode, et qui nous laisse bien perplexe aujourd'hui... Pas les fourmis, car elles aussi l'ont adoptée.

Le titre est une variation de l'expression The gay nineties (les joyeuses années 90), avec "ant" substitué au chiffre...

 

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Published by François Massarelli - dans Friz Freleng Animation Looney Tunes
14 septembre 2026 1 14 /09 /septembre /2026 18:23

Un fort de l'armée Américaine, dans l'ouest: le commandant part en mission avec la troupe, seul Bugs Bunny gardera le camp. C'est le moment qu'ont choisi Yosemite Sam, le renégat, et sa bande d'indiens, pour attaquer...

Le film est honnête, marqué par la pauvreté de l'animation, un défaut partagé par tant de films d'animation sortis du studio Warner à cette période. On se console dans la mesure où Sam et Bugs, clairement, l'équipe est rodée et connait son boulot! Les gags récurrents, le traitement indigne infligé à Sam, et le contexte westernien qui sied à ce dernier, ça ne peut que fonctionner...

A noter, l'image du renégat, qui a toujours senteur de soufre dans le western: certes, il y a eu des bandits qui "sont passés de l'autre côté" et se sont alliés aux indiens, par appat du gain, par exemple, ou pour échapper à la justice. Mais pas tant que ça... Et le terme en lui-même, ne sent pas très bon... Loin de là.

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Published by François Massarelli - dans Bugs Bunny Friz Freleng Looney Tunes Animation
15 juin 2026 1 15 /06 /juin /2026 08:37

Daffy Duck rencontre Elmer, qui est en corstume ( et d'humeur) pour la chasse au canard. Afin de se sortir de ce mauvais pas, il prend une décision radicale: proposer ses services comme esclave.

Le reste est inévitable, bien sûr: beaucoup de gags liés à la servitude, notamment un rasage hilarant, un repas qui tourne au fiasco, parce que l'esclave-canard goûte littéralement chaque bouchée et forcément ça ne va pas nourrir le maître. C'est enlevé, et c'est énergique d'autant que Freleng utilise le Daffy d'avant, celui qui méritait son patronyme. Et le dernier mot appartient à Abraham Lincoln...

Mais bon, ça fait un peu froid dans le dos quand après avoir utilisé le mot "slave", Daffy Duck se réfugie immédiatement dans l'humour verbal ethnique... le rappel est clair: la cicatrice de l'esclavage n'a jamais disparu.

 

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Published by François Massarelli - dans Friz Freleng Daffy Duck Animation Looney Tunes
10 juin 2026 3 10 /06 /juin /2026 22:20

C'est le soir: la grand-mère "borde" son canari (Tweety) et... Sylvester s'introduit dans la maison, lutte avec ma bestiole, et se retrouve inanimé avec une plume dans la bouche. Ce qu'il n'a pas vu (mais nous, nous le savons) c'est que Tweety est bien vivant, et a juste pris la poudre d'escampette pour échapper à un horrible destin. Une fois arrivé chez lui, Sylvester commence à être rongé par le remords...

Il est vrai que le film, qui a été introduit par un faux Alfred Hitchcock à la façon des épisodes de la série Alfred hitchcock presents, bénéficie également d'une voix off qui dialogue justement avec le chat pour le piquer dans sa culpabilité... Une bonne idée qui donne une certaine singularité à un court métrage assez unique en son genre. 

Pour en finir, une fois de plus, c'est le canari qui a fait le coup.

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Published by François Massarelli - dans Friz Freleng Animation Looney Tunes
27 mai 2026 3 27 /05 /mai /2026 15:25

Dans un grand magasin (Stacy's, et non Macy's), Sylvester a remarqué que dans une vitrine, on a agrémenté les ollections d'un canari dans une cage. A-t-on besoin de développer la suite?

Attention, ce film est un chef d'oeuvre... Dès le départ, c'est un timing monumentalement adéquat, avec les passages obligés (I tink I taw a putty tat... I did! I did taw a putty tat!) et des inventions de tous les instants: la façon dont Freleng joue sur la musique avec l'inénarrable démarche de ruse de Sylvestre, la façon dont le chat au passage exprime d'un sentiment admiratif sa satisfaction devant les silhouettes des mannequins du magasin, et la façon ensuite dont la situation dégénère, avec une construction totalement délirante d'un mannequin géant pour attraper l'oiseau... Plus que jamais, Sylvester est le héros malheureux de cette quête de l'impossible.

Ces courts métrages avec ces deux héros, avant leur embouregoisement, étaient à leur meilleur vers cette période, qui marquait plus ou moins leurs débuts. Quant au titre... C'est un abominable jeu de mots, foi de linguiste!

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Published by François Massarelli - dans Friz Freleng Animation Looney Tunes
20 mai 2026 3 20 /05 /mai /2026 21:28

Un garçon se fait punir pour avoir sans cesse tournenté un chien. Sa mère lui fait remarquer qu'il verrait les choses différemment si il était un chien et qu'on lui fasse subir le même sort. Il s'endort et se retrouve dans la peau d'un chien, tourmenté par une petite fille...

C'est moyen, et c'est surtout un ensemble qui manque parfois de cohérence, entre le style rentre-dedans économe mais généralement plaisant de Freleng, et une véritable, et insupportable, leçon éducative, qui se voit comme le nez au milieu du visage. Et entre ce garçon, avec cette insupportable voix, et la petite fille avec des tendances sadiques... Freleng n'aimait sans doute pas trop les enfants!

...Le final, en revanche, est assez drôle.

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Published by François Massarelli - dans Friz Freleng Animation Looney Tunes
16 mai 2026 6 16 /05 /mai /2026 18:49

C'est un excellent film, qui détaille les différentes façons de traiter le conflit Sylvester / Tweety Bird: ce dernier est sans-abri, et vient s'installer chez Granny, où il y a déjà un chat (Sylvester) et un chien, qui ne s'entendent pas vraiment: le chien est soigné à la patte, et Sylvester ne rate pas une seule occasion de rappeler la douleur. De son côté, Granny s'obstine à donner au chien une abominable décoction qui a l'air très répugnante...

Quand Tweety arrive, il est vu par le chat qui ne peut s'empêcherde lâcher un "I think I saw a Tweety bird", ce qui est drôle en soi, mais aussi ça nous rappelle à quel point la dynamique entre les deux s'est imposée d'elle-même. Ici, Freleng fait appel à une mécanique de précision, et des enchaînement et autres combinaisons savantes. Un domaine qu'il maîtrise et sans surprise, qui mène généralement à toutes sortes de violence...

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Published by François Massarelli - dans Friz Freleng Animation Looney Tunes
12 mai 2026 2 12 /05 /mai /2026 17:46

Mac et Tosh, les deux géomyidés (en anglais il sont des "gophers") décident de s'installer pour l'hiver. Il vont se retrouver dans un petit buffet acheté par Elmer Fudd, qui va devoir partir en guerre contre leur tendance un peu trop efficace et un peu trop bruyante pour faire une réserve de glands...

Comme d'habitude, les deux personnages déçoivent par leur manque d'intérêt. Tout est affaire de partenaire, je suppose... Elmer Fudd est assez adéquat ici en propriétaire frustré par une situation qu'il ne contrôle pas, et les deux bestioles sont touours aussi insupportables tant leur politesse plaquée ne fait plus vraiment rire ni sourire.

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Published by François Massarelli - dans Looney Tunes Animation Friz Freleng
2 mai 2026 6 02 /05 /mai /2026 14:46

C'est en 1947 que Friz Freleng a repris des mains de Bob Clampett (qui quittait la Warner) le personnage de Tweety Pie (dans le film du même nom justement), qui était acoquiné avec un chat du nom de Thomas; lui aussi avait des origines Clampettiennes, mais il passerait à la postérité sous le patronyme de Sylvester... Ce film, le deuxième de Freleng pour l'utilisation du duo, en est la preuve... Et c'est une merveille de timing, d'humour noir aussi, et il a l'avantage d'évoir été accompli à la grande époque, donc l'animation en est particulièrement belle, et en prime c'est avant la cristallisation des personnages et de leur univers, donc on n'est pas devant du systématique!

L'argument est simple: Sylvester est le chat de la maison, mais les humains s'obstinent à acheter des canaris, qui disparaissent les uns à la suite des autres... Ce qui le réjouit. Mais avec l'arrivée de Tweety, c'est une autre affaire qui commence...

A noter, bien sûr, le titre qui va installer de façon durable une phrase particulièrement bien connue et reconnue... La violence aussi, car ici, on parle, certes de façon loufoque, de survie. C'est d'ailleurs souvent une question de survie et de mort! Ce film fait partie des cartoons "sans filtre" de la Warner, on ne s'étonnera donc pas de sa rareté.

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Published by François Massarelli - dans Animation Looney Tunes Friz Freleng
2 mai 2026 6 02 /05 /mai /2026 14:28

J'ai émis l'hypothèse, un jour, que les "Goofy Gophers" (les Gophers, ou géomydiés, ou "gaufres", sont des petites marmottes forestières américaines) étaient une assez mauvaise idée pour les Looney Tunes, dans la mesure où il n'y avait rien ou presque à en faire... Et ce film de Freleng le prouve.

Et deux petits animaux, se ressemblant comme deux gouttes d'eau... J'imagine que ce n'est pas un hasard s'il ressemble effectivement à Chip 'n Dale, soit "Tic et Tac" en Français... Mais avec un détail horripilant, le fait que les deux animaux se parlent dans un anglais châtié et qui èche par excès de politesse. 

Donc cette histoire de razzia dans une usine de conditionnement de tomates est quasiment sans le moindre intérêt, et particulièrement bavarde ce qui ajoute à l'irritation.

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Published by François Massarelli - dans Friz Freleng Animation Looney Tunes