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17 mai 2016 2 17 /05 /mai /2016 18:42

Durant l'année 1954, les choses se tassent, et Bugs Bunny est de plus en plus routinier. Il n'en reste pas moins que l'on y trouve quand même en cherchant bien des classiques. Celui-ci en fait partie, bien qu'il joue sur des éléments anachroniques: Freleng imagine une histoire de gangsters, et le duo de truands qui se retrouvent aux prises avec Bugs Bunny sont inspirés plus des films des années 30 que des films noirs des années 50! Rocky, surtout, le très ombrageux "boss", avec son chapeau disproportionné...

L'intrigue est simple, alors que Bugs Bunny, lapin citadin, se lamente d'entendre parler de l'ouverture de la chasse au lapin, qui va mettre ses congénères en danger, il se réjouit d'habiter en ville, et est témoin d'un hold-up spectaculaire, se retrouvant par erreur dans la voiture des deux cambrioleurs, Rocky et Mugsy. Le reste est classique: le lapin ne va faire qu'une bouchée des deux affreux...

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Published by François Massarelli - dans Bugs Bunny Animation Looney Tunes Friz Freleng
23 avril 2016 6 23 /04 /avril /2016 18:27

Si on excepte un petit détail de principe, voici un excellent film, dans lequel l'équipe de Freleng fait exactement ce qu'elle sait si bien faire: une série de variations infimes et exubérantes, très rythmées et souvent musicales, sur un gag ou deux, le tout basé sur une situation de départ en béton: Yosemite Sam est un voyou urbain, pour changer, qui un jour tombe sur un journal qui annonce qu'une veuve (La fameuse "Mammy" de Tweety et Sylvester) a hérité de plusieurs millions de dollars. Il prend la décision de la séduire, afin de pouvoir profiter des millions (Qui lui serviront, bien sur, à faire le mal).

Et c'est là que se situe le petit détail qui me chiffonne: Bugs Bunny décide de faire une bonne action, et le dit. le personnage devient assez clairement mièvre... mais on ne va pas s'en plaindre trop longtemps, parce que si les tentatives de séduction de Sam sont hilarantes (En gros, s'introduire chez la dame, l'embrasser un peu, puis lui courir après comme un fauve en rut, ce qui n'est manifestement pas pour lui déplaire!), les stratagèmes de Bugs seront assez réjouissants aussi. Notamment, il se fait passer pour un autre prétendant à l'accent Français (Il parle comme Pepe le Pew, bien sur) ou encore il va avoir recours à son astuce numéro1: le déguisement, assorti à une imitation convaincante. Donc, on assiste ici à de nombreuses scènes dans lesquelles Yosemite Sam court après Bugs Bunny dans le but de lui faire subir les derniers outrages...

Une petite note au passage, qui sert essentiellement à enfoncer le clou: je dis souvent à quel point les films de Bob McKimson sont minables. Ici, Freleng lui emprunte un gag, celui des bosses du très très très très mauvais film Rabbit's kin. Parce qu'il lui avait plu, ou pour lui montrer comment faire? Je penche personnellement pour la deuxième raison.

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Published by François Massarelli - dans Bugs Bunny Animation Looney Tunes Friz Freleng
11 avril 2016 1 11 /04 /avril /2016 16:53

Fidèle à sa petite manie d'adapter Yosemite Sam à toutes les circonstances du moment qu'il puisse être en position de gueuler plus fort que tous les autres protagonistes, Freleng en fait un bandit, dont la spécialité est de voler les exploitations privées des chercheurs d'or. Il fait la rencontre de Bugs Bunny, chercheur d'or sans le vouloir, qui trouve apparemment sans effort des épites énormes. Sa technique? Simple, en présence de l'or, il est soudainement agité d'une danse idiote, qui indique la présence du métal jaune, il n'y a donc qu'à creuser. Les deux vont donc s'associer, au détriment du petit excité roux. Ceci n'a rien d'un film de concours, mais c'est plaisant.

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Published by François Massarelli - dans Bugs Bunny Animation Looney Tunes Friz Freleng
11 avril 2016 1 11 /04 /avril /2016 16:40

Tiens donc, un film de Friz Freleng qui n'oppose pas Bugs à Sam, qu'il soit pirate ou cow-boy... Il y a une raison bien simple, qui apparaît dès qu'on constate que le film mêle deux styles d'animation radicalement différents les uns des autres. C'est un remake, et comme il n'y a pas de petites économies, Freleng a carrément repris des éléments directement du premier film, en l'occurrence Of fox and hounds, de Tex Avery (1940)... le chien Willoughby, délicieusement crétin (Avery avait un talent impressionnant pour créer des personnages au Q.I. dysfonctionnel, c'est un fait) y participait au milieu d'un tas informe de chiens tous plus canins les uns que les autres, à une chasse au renard, qui virait à une lutte d'intellects entre des chiens, et un renard nommé George. On remarque ici bien sur l'obsession de Tex Avery pour Of mice and men de Steinbeck.

Dans ce remake, le rôle de Willoughby est tenu à nouveau par un chien improbablement stupide, qui demande lui aussi en permanence "Which way did he go" à un Bugs Bunny déguisé en renard qui prend fréquemment le public à témoin. sans être totalement indigne, le film est un remake qui ne s'imposait pas.

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Published by François Massarelli - dans Bugs Bunny Animation Looney Tunes Friz Freleng
19 mars 2016 6 19 /03 /mars /2016 09:38

Si vous vous souvenez des films respectifs de Avery (Tortoise beats hare) et Clampett (Tortoise wins by a hare), on sait que Bugs Bunny, ce grand vaniteux, a toujours mal digéré d'être la victime de Jean De La Fontaine. Les deux variations précitées se suivaient et se répondaient, mais quelques années plus tard, Friz Freleng, le vétéran "gardien du temple" de Leon Schlesinger, a apporté sa pierre à l'édifice. Moins enlevé que ses deux prédécesseurs, mais tout à fait dans la lignée (Bugs défie la tortue, qui triche, et bien sur gagne), avec une animation parfaitement adéquate, ce court métrage nous prouve qu'il fut un temps ou Freleng pouvait s'occuper de Bugs Bunny sans nécessairement lui adjoindre ce bon vieux Sam, qu'il soit pirate, mercenaire ou outlaw.

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Published by François Massarelli - dans Bugs Bunny Animation Looney Tunes Friz Freleng
6 mars 2016 7 06 /03 /mars /2016 09:54

L'erreur que commet Bugs Bunny, dans ce court métrage d'anthologie, est d'imaginer qu'il peut se rendre dans la ville du far-west où habite Yosemite Sam sans avoir des ennuis... Il y est donc, en aboyeur forain, présentant à la foule un numéro de cirque sensationnel: un saut de la mort das un bac d'eau. Yosemite sam veut bien le voir, avec une impatience phénoménale, et... l'artiste télégraphie pour annoncer qu'il ne viendra pas. Sam oblige Bugs à le remplacer. Après cette courte introduction, le reste du film est basé sur un gag et un seul, dans toutes les variantes possibles: Sam veut obliger Bugs, sous la menace d'une arme, à faire le saut, mais c'est finalement le cowboy qui le fera à sa place. C'est merveilleux...

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Published by François Massarelli - dans Bugs Bunny Animation Looney Tunes Friz Freleng
24 février 2016 3 24 /02 /février /2016 16:38

Pas spécialement un Freleng de concours, ce film met Bugs Bunny en concurrence avec un ennemi nouveau, qu'on ne reverra d'ailleurs jamais plus, un gros lapin nommé Casbah. Les deux sont rivaux pour conquérir le coeur d'une charmante lapine, miss Daisy. Bugs Bunny va user de tous les moyens pour parvenir à ses fins,y compris bien sur les plus déloyaux...

Pas de quoi pavoiser, même si le film se laisse voir. On constate que Bugs Bunny aime toujours se grimer en personnage du sexe féminin, toujours plus pulpeux que les vraies lapines. La réalisation est impeccable, les gags de bon aloi... Pas plus.

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Published by François Massarelli - dans Bugs Bunny Animation Looney Tunes Friz Freleng
16 février 2016 2 16 /02 /février /2016 18:05

Yosemite Sam (Costumé en pirate, voir plus bas) vient sur une île pour y enterrer son butin... avant de constater qu'il y a un intrus dans ses réserves: un lapin y a élu domicile. La lutte sera inégale, et sempiternelle, mais le bandit va quand même s'attaquer, une fois de plus, à son ennemi juré...

C'est un dessin animé de plus, ce qui ne veut pas dire que ce soit un dessin animé de trop. Il y avait sans doute, pour Freleng, quelque chose de'exaltant à revenir sans cesse à la charge en proposant une confrontation entre ces deux-là! ici, on notera avec amusement le fait que Bugs Bunny connaît ses classiques, et imite le capitaine Bligh façon Charles Laughton, tout droit sorti de Mutiny on the Bounty, de Frank Lloyd; c'est une performance de plus pour Mel Blanc, qui n'imite pas directement Laughton, mais Bunny imitant Laughton jouant un rôle spécifique! Et sinon, une série de mouvements sur le bateau avec des portes, et l'habituele utilisation par Freleng de la ponctuation musicale basée sur les pizzicati (En Italien, on dit un "pizzicato", sauf au pluriel: un scénario des scénarii, un massarello, des Massarelli, etc) des cordes, ce qui déclenche inévitablement en l'enfant qui sommeille (Ou doit sommeiller) en tout spectateur un ravissement roboratif...

Sinon, sachant que Yosemite Sam est le plus souvent un cow-boy, je me suis souvent demandé pour quelle raison les traducteurs Français de ces films avaient fini par le baptiser "Sam le pirate". Je pense que ce film, un authentique classique, en est la raison.

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Published by François Massarelli - dans Bugs Bunny Animation Looney Tunes Friz Freleng
23 janvier 2016 6 23 /01 /janvier /2016 17:21

Avec Baseball Bugs, un immense classique, il se produit quelque chose de nouveau: plutôt que d'assister à une accumulation destructrice de gags disjoints et défiant la logique, on suit une intrigue. Certes, les gags absurdes (Des joueurs de base ball qui se succèdent en dansant la conga, un joueur qui tombe et se retrouve enterré sous une pierre tombale dans le même élan, et la façon dont Bugs Bunny affronte à lui tout seul une équipe de terreurs) abondent, mais le spectateur est invité à vraiment s'intéresser à ce qui se passe, et bien sûr soutenir le héros. Nous voyons donc Bugs, supporter d'une équipe de papys qui se font étriller par des grosses brutes, râler en disant que lui il n'en ferait qu'une bouchée: les costauds le prennent au mot, et bien sûr, il va gagner...

L'inventivité montrée à a fois par les gagmen, et les animateurs est à son plus haut niveau: l'équipe habituelle (Perez, Chiniquy, Champin, Ross) n'a à mon avis jamais été aussi douée que pour ce film, notamment dans les mouvements compliqués des joueurs de base ball. On est encore dans une esthétique douce, ronde, avant que le trait de Freleng ne s'affadisse au profit de l'intrigue, justement... Et c'est un vrai bonheur. Peu importe le base ball, en plus, on n'a même pas besoin d'y connaître quoi que ce soit pour apprécier ces sept minutes.

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Published by François Massarelli - dans Bugs Bunny Animation Looney Tunes Friz Freleng
20 janvier 2016 3 20 /01 /janvier /2016 18:42

Première incursion de Bugs Bunny dans l'univers sacro-saint du western, Hare trigger nous permet aussi d'y apprécier la première prestation de Yosemite Sam (Curieusement rebaptisé Sam le pirate en Français, je refuse de comprendre). Dès le départ, annoncé de façon très codifiée par la vision de son faciès inquiétant (Qui ne nous montre en rien qu'il est en fait ridiculement petit, pas autant que Nicolas Sarkozy mais presque) sur une affiche le réclamant mort ou vif, le personnage n'a rien à changer. La voix de Mal Blanc, forcée de façon péremptoire, l'incapacité à la modestie du brigand, et l'aveuglement matamore font une fois de plus mouche, et bien sur Bugs Bunny n'en fera qu'ne bouchée.

Par ailleurs, dans ce film riche en gags, Freleng qu'on juge souvent conservateur s'amuse avec le scénario de Michael Maltese à faire du méta-film en permanence. D'une part, une porte d'un train qu'on ouvre à plusieurs reprises nous dévoile de courts extraits de Dodge city, de Michael Curtiz, et d'autre part, Bunny repasse au devant de l'écran pour rappeler son pouvoir absolu sur ses propres films, comme dans Tortoise beats hare, de Tex Avery...

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Published by François Massarelli - dans Bugs Bunny Animation Looney Tunes Friz Freleng