Dans les alpes, un village propose de donner une prime de "50 000 Cronkites" à celui qui réussira à monter jusqu'au sommet du Schmatterhorn. Sam se décide, bientôt suivi par Bugs Bunny, qui pense qu'une telle somme sera l'occasion pour lui de se fournir en carottes...
Le dessin animé est une fois de plus un terrain de jeu pour Bugs, d'un côté, qui monte sans efforts, et pour Sam, qui galère, et passe généralement son temps à tomber, glisser, etc...
C'est un bon film, s'il n'était assez peu glorieux dans son animation, de plus en plus schématique. En tout cas impossible de prendre au sérieux cette histoire, qui s'amuse de la monnaie (Walter Cronkite étéit un journaliste de la télévision), et du nom de la montagne locale (en lieu et place du Matterhorn, le Schmatterhorn...).
Elmer Fudd est fermier, et il a un problème: un lapin (Bugs Bunny) qui fait une razzia dans ses carottes. Il décide de faire appel à une compagnie spécialisée qui lui envoie un robot apte à éradiquer les menaces animales sur les plantations...
Les années 50 tendent à installer les dessins animés de la Warner dans la routine, c'est vrai dans la plupart des unités, y compris celle de Friz Freleng. Et on mesue, quand on voit ce dessin animé, combien sa version de Elmer Fudd n'est déinitivement pas à la hauteur... Le robot est très générique, et le déroulement du cartoon s'effectue sans aucune anicroche, mais sans grand intérêt non plus...
Le neveu de Bugs Bunny, Clyde, a un devoir à faire: il doit revoir un cours consacré à l'histoire Américaine. Son oncle lui raconte sa version des faits, notamment le rôle joué par des lapins dans la Révolution Américaine...
Tout y passe: l'origine Native de Manhattan, la découverte de l'électricité par Benjamin Franklin, la Boston tea Party (durant laquelle le lapin confond Tax et "Tacks", soit des punaises), le départ de Washington pour la guerre, la bataille de Bunker Hill (d'ailleurs déjà revisitée par Bugs, Sam et Friz Freleng dans Bunker Hill Bunny) et l'hiver rigoureux de Valley Forge...
C'est en soi sympathique, mais ce qui frappe le plus, c'est que l'évocation des faits historiques tranche radicalement sur le style de l'évocation familiale de la vie de Bugs dans un pavillon moderne (ce qui du reste ne lui va pas, mais alors pas du tout): ces vignettes sont toutes représentées dans un style "anguleux" qu'on n'attendait pas chez Friz Freleng, et qui s'inspire beaucoup du style UPA alors très en vogue dans l'animation.
Un énorme avion va être expérimenté. Bugs Bunny qui passait par là pense pouvoir le visiter: il s'introduit dans le mastodonte, et s'installe dans le cockpit pour faire semblant de piloter. Yosemite Sam, qui vient de dévaliser une banque, se réfugie à son tour dans l'avion et donne l'ordre de démarrer...
C'est très modeste, clairement. Il y a essentiellement une idée, qui permet à Freleng de mobiliser son association préférée, celle entre Bugs et Sam. Ce dernier devient toujours plus ou moins le héros des cartoons qu'il interprète. D'autant que Bugs Bunny ici est assez contradictoire, montrant d'abord de l'émotion quand il est pris en otage, puis une indifférence totale devant leur destin quand l'avion menace de s'écraser...
Le meilleur gag est probablement celui du pilote automatique (en fait un robot très 1950s) qui se précipite sur un parachute pour quitter l'avion...
A ne pas confondre avec Hair-raising hare, de Chuck Jones, l'un des premiers films avec Bugs Bunny qui parodiait le fantastique. Non, c'est très éloigné même: il semble que friz Freleng était préposé aux recyclages (il avait par exemple été amené à reprendre les cellos de Porky in Wackyland pour Dough for the do-do) et aux compilations: ce film est de la deuxième catégorie...
On y assiste à ne conversation vespérale entre Bugs et son neveu Clyde. L'oncle raconte ses exploits à son neveu, un prétexte pour replacer des extraits de Base-ball Bugs (Freleng), Stage door cartoon (Freleng), Rabbit punch (Jones), Falling Hare (Clampett) et Haredevil hare (Jones)...
C'est donc inutile et parfaitement dispensable. Le coup a déjà été fait en 1944 (soit très tôt dans la carrière du lapin, d'ailleurs) par Clampett avec What's cooking doc?... Quant à Clyde Bunny, une très mauvaise idée, le personnage fait ici sa première de seulement quatre apparitions, ce qui est une indication de sa relative inutilité...
Tout commence par la vision qui va devenir habituelle de Bugs Bunny solidement installé, en confiance, dans le confort de son chez lui... Il vit sur la prairie, dans un terrier à ciel ouvert. Quand soudain, le ciel, justement, se couvre de planches: on construit une cabane en bois au-dessus de sa tête.
C'est Yosemite Sam, et il n'est as du tout désireux de partir: ne décision en justice va trancher: les deux "propriétaires vont cohabiter, jusqu'à ce que l'un d'entre eux meure... Ce que le petit bandit entend bien mettre à profit.
C'est court, et on se dit que le format empêche ici bien des choses... Les tentatives de meurtre perpétrées par Sam sont peu nombreuses, et vite expédiées. Mais la dynamique entre les deux "acteurs" reste toujours aussi explosive...
S'il est un personnage de dessin animé qui a fait comme il le fallait la promotion de la chasse (c'est à dire en s'en moquant avec classe), c'est bien Bugs Bunny. On retient bien sûr la prépondérance des rencontres sur le terrain de Bugs Bunny (avec ou sans Daffy Duck) et d'Elmer Fudd... Mais ce film de Friz Freleng est différent...
Non, Elmer contre Bugs, c'est vraiment l'affaire de Chuck Jones (Rabbit fire). En choisissant d'opposer son lapin à Yosemite Sam, Freleng est à son affaire, lui qui a créé le petit bandit (qu'il soit cow-boy, pirate ou comme ici, chasseur, c'est à dire un insupportable bas du front) justement pour bénéficier du concentré explosif de colère et de petite taille du personnage aux favoris extrèmement roux...
Et donc, Bugs Bunny est tranquille à vaquer à ses occupations (la préparation de carottes rôties au feu de bois), quand Sam arrive et décide de chasser le lapin. S'ensuivront donc des aventures cocasses et délectables, avec le timing impeccable qui est la marque du réalisateur.
Le début en particulier, qui tourne autour d'un fusil aux proporiétés étranges, est éblouissant... Quant à la fin, pour une fois, néanmoins... mais non. Regardez par vous même...
Dans un château médiéval, un valet offense un chevalier... Ils vont se battre en duel. Le valet c'est Bugs Bunny, et le chevalier va donc souffrir,en dépit des anticipations de la foule...
Film plutôt pépère, Freleng y développe sa conception du personnage, un trublion qui s'autorise tout sans aucun scrupule, our tenir le choc contre des méchants toujours plus bêtes que dangereux... Comme l'équipe du metteur en scène ne respecte rien, le lieu du duel devient assez rapidement un stade avec un commentateur à micro!
C'est donc l'un des premiers Bugs Bunny "médiévaux", et il y en aura d'autres, le lus souvent dus à friz Freleng et Chuck Jones.
Bugs Bunny se réfugie pour la nuit dans une maison, sans savoir qu'il s'agit du repaire d'un duo de bandits, Rocky (caricature de Edward G. Robinson) et Hugo (caricature de Peter Lorre). Il va vite ne faire qu'une bouchée des deux malfrats...
C'est un film rigolo, mais assez vide: on devine très vite que Bugs Bunny va se payer les deux bandits, qui n'ont aucune chance. Du reste, "Peter Lorre" s'échappe très vite, et il reste une caricature de Robinson qui est assez plate si on la compare à ce qu'en faisait notamment Tex Avery (Thugs with dirty mugs)...
Ce film aura au moins une descendance, avec des courts métrages qui mettront Bugs Bunny aux prises avec des malfrats, mais Freleng s'y abstiendra de passer ar les caricatures, en créant des personnages pérennes, Rocky et Mugsy (Bugs and thugs)...
C'est bien sûr une adaptation parodique de Jack and the beanstalk (Jack et le haricot magique) dans laquelle Bugs Bunny se retrouve dans l'improbable situation d'être dans le jardin d'un géant au cerveau probablement très peu développé pour lui boulotter ses carottes...
Bien sûr que le géant n'a aucune chance... Ce film très rythmé, d'une grande beauté (la rondeur disneyienne des films de Freleng à son apogée) est donc l'une des premières confrontations significatives du metteur en scène à la créature à grandes oreilles, après le formidable Hiawatha's rabbit hunt... Et conformément à ce qui sera le destin de tous les pauvres bougres qui seront face à Bugs Bunny, ce géant (comme il le dit lui-même, "ce lapin n'a aucune chance, je suis un abruti") est clairement foutu d'avance...