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  • : Allen John's attic
  • : Quelques articles et réflexions sur le cinéma, et sur d'autres choses lorsque le temps et l'envie le permettront...
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1 janvier 2024 1 01 /01 /janvier /2024 10:07

Une vieille dame et deux animaux qui se font une guerre larvée et impitoyable pour ses affections... Tiens tiens, quelques années avant de raconter les mésaventures d'un chat aux prises avec le canari le plus sadique de toute la terre, Freleng faisait ses gammes... D'ailleurs il y a aussi un canari!

Donc un chat et un chien se battent tout le temps, et avant qu'ils ne s'entretuent, leur maîtresse leur pose un ultimatum: ils deviennent amis et cessent toute vélléité d'escarmouche, ou ils iront dehors dans la froidure et la neige comme il se doit. Bien sûr, les deux animaux vont plutôt tout faire pour que l'autre soit exclu, mais... ils n'ont pas compté sur le canari qui a plus d'un tour dans son sac, lui aussi...

C'est d'un côté un prototype, dans lequel le chien ("Roscoe") joue un rôle important, mais il ne sera pas de l'équation une fois de Freleng aura trouvé sa formule autour de Sylvester, Tweety et "Granny". Cette dernière ici, n'est pas encore bien défini, et ni le chat ni le canari (d'ailleurs ressemblant beaucoup plus à un canari que l'oiseau malingre créé par Bob Clampett qui évoluera ensuite pour devenir Tweety Bird) ne sont encore bien définis...

De l'autre, c'est un excellent film dans lequel l'intrigue est posée très vite, la lutte sans merci et ses enjeux parfaitement définis, l'animation splendide et le timing légendaire de Freleng à son top niveau. 

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Published by François Massarelli - dans Friz Freleng Animation Looney Tunes
30 décembre 2023 6 30 /12 /décembre /2023 08:48

L'ensemble des cartoons Warner était donc, à l'époque, divisé fermement en deux: d'un côté, les Looney tunes, des films en noir et blanc, aux méthodes de production plus rapides, et au ton souvent anarchique, dans lesquels s'illustraient Norm McCabe, Tex Avery ou même Ub Iwerks, transfuge de Disney. C'est dans ce cadre que Frank Tashlin, Bob Clampett et Chuck Jones (brièvement), allaient faire leurs gammes. De l'autre, les Merrie Melodies, au nom si clairement inspiré des Silly symphonies de Disney, des courts métrages en couleurs, soignés voire clinquant, et leur production était confiée au vétéran Friz Freleng, par exemple, voire (là encore) à Tex Avery. Souvent dédié à une chanson (choisie dans le répertoire musical détenu par WB), les films étaient souvent retenus, et à destination des enfants (on disait alors "toute la famille"...). 

Ce film appartient évidemment au deuxième groupe, et ça se voit: un enfant très jeune veut veiller et écouter la radio, mais ses parents le forcent à aller se coucher. Il rêve que ses jouets lui donnent à voir un programme de radio pour lui seul...

C'est, comme on dit, charmant, c'est à dire assez gnan-gnan, mais c'est soigné, et il y a quelques gags sympathiques... Les références, notamment les caricatures, nous échappent aujourd'hui totalement à part sans doute l'apparition d'Eddie Cantor, mais je remarque que ce bébé irascible s'inscrit assez bien dans la longue liste des mauvais caractères mis en images par Friz Freleng...

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Published by François Massarelli - dans Looney Tunes Animation Friz Freleng
27 décembre 2023 3 27 /12 /décembre /2023 18:49

Nous suivons les agissements d'un ver qui est appât professionnel, avec un métier particulièrement bien établi: il descend au fond d'un cours d'eau, signale la présence de poissons au pêcheur, les prend au piège et fait signe de remonter. Sauf qu'il tombe sur un crabe particulièrement retors...

C'est un film qui eaurait presque pu être un solo. Mais la confrontation entre le ver (humanisé avec deux très discrètes jambes et une moustache qui en revanche lest beaucoup moins, discrète!) et le crabe (très stylisé) va maintenir le spectateuren haleine.

On notera aussi une allusion, une de plus, à un personnage qui a totalement disparu de l'imaginaire collectif, Jerry Colonna, un acteur de second plan qui officiait aux côtés de Bob Hope, et dont les cartoons de la WB (Avery et Clampett en tête) ont fait un usage particulièrement important, il faut dire que sa moustache et son accent à couper au couteau étaient des ingrédients potentiels comiques non négligeables.

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Published by François Massarelli - dans Friz Freleng Animation Looney Tunes
26 décembre 2023 2 26 /12 /décembre /2023 09:53

Un chien (pas forcément doté d'un excès de matière grise) qui n'a pas la moindre chance avec les dames, comme le montrent ses lamentables tentatives au début de ce film, fait pourtant la rencontre de sa vie: Daisy est belle, racée, parfaite et en prime... se laisse embrasser!

Et pour cause! Daisy est une statue métallique, installée dans un jardin. Mais à chaque fois qu'il l'embrasse, le sort fait qu'un orage lointain provoque littéralement un coup de foudre! Et le chien, donc, est mordu...

Mais pour pouvoir assumer son amour fou, il va devoir se battre contre le gros bouledogue vicieux (ce n'est pas moi qui le dit, il montre à sa victime potentielle un écriteau sur lequel il est écrit "Vicious dog") qui garde le jardin, et surtout faire face à une situation inattendue: c'est la guerre et le gouvernement Américain qui fait la chasse au gaspillage des ressources potentiellement gâchées, aurait bien besoin de ce métal pour l'armement...

Conte philosophique ou court métrage de contrebande? D'emblée il nous faut écarter la seconde hypothèse, car ici le chien subit la situation, et n'ira pas jusqu'à la comprendre ni s'y résoudre. L'évocation de l'effort de guerre est ici assénée bien plus pour le contexte, rappelant que les créateurs des Looney tunes (et Merrie Melodies, car ce film fait partie plutôt de cette série, les LT à l'époque étant en noir et blanc) restaient à l'écoute du monde. Mais ça reste du Freleng pur: enlevé, virtuose dans les mouvements, et profondément pessimiste pour le protagoniste...

Le titre (idiot) est une allusion à une vieille scie des années 20, I'm a ding-dong daddy (from Dumas).

 

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Published by François Massarelli - dans Friz Freleng Looney Tunes Animation
21 décembre 2023 4 21 /12 /décembre /2023 17:46

Un canari (devinez lequel) a été enlevé par des malfrats, et la police est sur les dents... Pendant ce emps, un chat de gouttière (devinez lequel) a aperçu l'oiseau et a décidé de se l'approprier... 

Sur un canevas très simple, Friz Freleng fait ses gammes: accumulations d'expériences ingénieuses de la part de Sylvester pour récupérer l'oiseau, gags vsuels et corporels liés à l'échec répété, utilisation adroite du hors champ et bien sûr une parfaite appropriation de la bande-son pour les besoins de la mise en scène...

Le tout avec en prime les bandits récurrents chez lui, dont l'inévitable Rocky, un patron mafieux de 58 cm de haut, au visage perpétuellement caché derrière un chapeau ridiculement grand. Il a du servir pour un paquet de films, avec son accent de New York...

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Published by François Massarelli - dans Looney Tunes Friz Freleng Animation
20 juin 2023 2 20 /06 /juin /2023 09:19

Une cigogne saoule transporte un chérubin... et justement, M. et Mme Sylvester n'ont pas de petit. Sauf que ce que l'oiseau leur apporte est...

Une souris.

Dans un premier temps, Sylvester se verrait bien manger le petit, mais il se ravise, car il a craqué pour son "fils". Mais les chats du voisinage, eux, entendent bien s'emparer de la proie...

C'est un film étrange, dans lequel une vision de la situation matrimoniale qui pourrait bien être celle de Freleng nous apparaît dans toute son horreur, une vision paternaliste, machiste, et assez vieillotte, pour ne pas dire réactionnaire. Mais le réalisateur a une longue histoire de s'identifeir, justement, à ses méchants dans lesquels il disait se représenter sans aucune pudeur: Yosemite Sam ou Sylvester notamment. 

On est donc dans une auto-caricature assez poussée, où Monsieur dit être occupé alors qu'il dort toute la journée, madame est préoccupée par l'absence d'enfant alors que Monsieur s'en fout... Gonflée jusqu'à la vulgarité, la caricature est grinçante, et possède sans doute juste ce qu'il faut d'exagération pour être drôle.

Mais le plus drôle ici reste bien sûr la façon dont une armée de chats aux idées toutes plus saugrenues les unes que les autres va s'attacher à kidnapper une souris adoptive...

Et la fin, qui voit un renversement des rôles, est assez surprenante...

 

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Published by François Massarelli - dans Friz Freleng Animation Looney Tunes
18 juin 2023 7 18 /06 /juin /2023 10:43

Dans une petite maison (au mur, un canevas: home, sweet home...), deux animaux vivent en paix... L'un est un chien, un gros bouledogue (Mike), et l'autre un chat avec un souci de diction (Sylvester)... Mais il y a un troisième animal, aussi: une souris affamée. Et comme elle a senti qu'un fromage très appétissant se trouvait sur la table du salon, elle va user de stratagèmes pour se l'approprier.

Manipulation, bricolage (notamment un gros aimant, décidément un objet très usuel dans les courts métrages animés), elle va surtout tenter de ruiner l'amitié des deux bestioles en semant la division... C'est enlevé, très drôle, et comme souvent dans les dessins animés de Friz Freleng, il se plait à inverser les codes en faisant de la proie le méchant...

 

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Published by François Massarelli - dans Animation Looney Tunes Friz Freleng
18 juin 2023 7 18 /06 /juin /2023 10:34

Tweety, poursuivi par Sylvester, lui-même poursuivi par un gros chien, Mike... C'est la scène qui ouvre le film, et les trois animaux provoquent un accident, hors champ bien entendu. On les retrouve donc à l'hôpital, où ils vont se remettre, pendant qu'une infirmière d'un certain âge tente d'empêcher les deux gros d'assumer leurs instincts respectifs...

C'est un film tardif, et on peut noter qu'on y crédite les deux stars (Tweety and Sylvester in...) au générique. Pourtant Tweety s'est affadi, et n'apas beaucoup le temps de se faire remarquer. Peut-être quelqu'un à la Warner s'était-il rendu compte que Clampett et Freleng, qui avaient créé le personnage, en avaient en fait fait un oiseau au comportement assez trouble, le vrai héros devant plutôt être Sylvester! 

Sinon, un autre commentaire s'impose: dans un effort de diversification, la grand-mère très "fin XIXe" des films habituels est ici une infirmière, vaguement décalée, et qui a une mission impossible: empêcher le chien d'embêter le chat, le chat de chasser l'oiseau, et bien sûr le chat de faire des coups pendables au chien... C'est quand même rigolo, une fois qu'on a compris que Tweety n'est qu'un prétexte!

 

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Published by François Massarelli - dans Animation Friz Freleng Looney Tunes
14 juin 2023 3 14 /06 /juin /2023 18:09

Se rappelant qu'il est un canard, Daffy Duck se rend vers le Sud. Lors d'une escale, il souhaite demander à un confrère l'hospitalité, avant de se rendre compte qu'il est devant un canard empaillé: il décide néanmoins de squatter la belle demeure, et entre en conflit avec le chien du propriétaire, qui incidemment est Porky Pig...

C'est un film assez rare et pas déplaisant du tout, mais qui a un souci d'identification du méchant: parmoments, il s'agit de Daffy Duck lui-même, aux depens d'un chien asez rigolo, qui est bien campé, mais étant doux et fataliste, il n'a pas vraiment inspiré le metteur en scène. Porky disparait aussi vite qu'il est arrivé... Et sinon, comme très souvent chez Freleng, qui partage ce trait avec William Wellman, les meilleurs gags ont lieu hors champ.

 

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Published by François Massarelli - dans Friz Freleng Daffy Duck Animation Looney Tunes
11 juin 2023 7 11 /06 /juin /2023 17:09

Daffy Duck répond à une annonce: une cane pleine aux as cherche la compagnie d'un canard... Les tourtereaux s'installent en ménage, et... les ennuis commencent!

C'est assez typique, d'une part de la noirceur du quotidien commune à bien de courts métrages de Freleng, en ces années 50. Peut-être le réalisateur avait-il des mauvai souvenirs et de la rancoeur à exorciser? Mais c'est aussi habituel, dans la façon dont Freleng, à partir d'un certain point, n'a pas su reprendre le personnage de Daffy Duck, râleur, lâche et souvent rsigné à la médiocrité, mais aussi souvent sans véritable but ni profondeur. Après avoir été un cinglé total, chez Clampett, Avery et aussi (ça mérite d'être souligné) McKimson, Daffy Duck s'est perdu en éternel sidekick raté, et en personnage de has-been. Il est assez désagréable dans ce film très moyen, qui nous peint une version peu politiquement correcte de l'enfer de la famille.

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Published by François Massarelli - dans Friz Freleng Animation Looney Tunes