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5 février 2026 4 05 /02 /février /2026 23:47

La jeune Charity (Mary, dans la version visionnaée, interprétée par Mae Marsh) épouse le fringant soldat William (Paul, interprété par Ben Hendricks Jr): le mariage se déroule fort bien, mais il s'ennuie. Quand son régiment est appelé pour une opération en Inde, il sent que c'est une opportunité pour lui...

Des mois plus tard, il vit la belle vie en Inde, mais s'ennuie de nouveau: il part en mer, pendant la croisière sur un petit voilier, il s'approche trop près d'une jeune femme: son petit ami est à la barre, il fait tomber l'officier! Il sera sauvé par une jeune femme (Laska Winter), une nouvelle victime!

Le film est réduit à deux courtes bobines et totalise désormais 20 minutes, sauvées grâce au format 9,5mm. Tout y est donc fortement réduit, et on devine que le remontage du long métrage (initialement 70 minutes) a précipité les choses! La version disponible, la seule existante, concentre en 20 minutes tous les actes répugnants d'un fragueur invétéré, qui déclenche sur son passage le trouble chez toutes les femmes rencontrées ou presque... On se demande un peu pourquoi, mais voilà, de même que le monsieur est moustachu, séducteur et diabolique, les femmes y sont romantiques et naïves. Autre temps...

C'est le dernier film de long métrage (ou du moins c'était) de l vénérable Vitagraph. La compagnie va être absorbée dans la Warner, via la création de sa branche Vitaphone. C'est un film réalisé par le pionnier du studio, J. Stuart Blackton, l'un des derniers pionniers de la première décennie du cinéma aux Etats-Unis (en ces années 20, il partage cet honneur avec Sidney Olcott et David Wark Griffith). Lui aussi a fait évoluer son style, pour autant qu'on puisse en juger par cette version abrégée. Néanmoins une chose évidente, c'est le soin de l'équipe de tourner u plus près d'un rivage, en plene tempête... Ce qui donne un film on ne peut plus tonique, dans lequel hélas la part de Mae Marsh, qui joue l'épouse légtime souvent trahie, reste bien modeste...

 

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Published by François Massarelli - dans J. Stuart Blackton Muet * 1925
30 mai 2025 5 30 /05 /mai /2025 23:40

Ce film Edison est assez incroyable, non par sa qualité, mais plutôt par le décalage extraordinaire qu'il offre avec ce qu'est devenu le cinéma en 2025... Il nous montre un numéro de cirque dans lequel une troupe de chiens sont invités à sauter par-dessus des obstacles empilés, au milieu d'une piste de cirque. On est bien sous un chapiteau, et le film s'inscrit clairement dans une série par ailleurs très fournie sur les numéros d'attraction existants... A chaque fois que les opérateurs Edison ont pu le faire, par exemple, ils ont filmé les numéros des employés du Cirque de Buffalo Bill, après tout...

Mais voilà: le film n'est désespérément QUE ça, une boucle qui aurait pu être infinie, de chiens après chiens, qui sautent par dessus des paniers empilés! On imagine même qu'on aurait pu conceptualiser cette boucle, et dire que derrière cette minute et demie de film, on était face à une sorte de mouvement perpétuel hypnotique... Mais non, ce ne sont là que chiens qui sautent. Et de par la magie de la façon dont travaillaient les employés d'Edison, il est attribué aux deux «chefs d'équipe» qui se relayaient pour diriger les films.

...Car autant le dire directement et sans prendre de gants, il n'y avait pas besoin de deux réalisateurs pionniers pour effectuer ce film sans grand intérêt!

 

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Published by François Massarelli - dans Thomas Edison J. Stuart Blackton Wonder dogs
5 juillet 2022 2 05 /07 /juillet /2022 17:13

Un fumeur s'endort, et pendant son sommeil deux fées s'amusent avec sa pipe et des allumettes...

Voilà un film étonnant: bien sûr, on n'imagine pas une féérie en 2022 sur la base de la consommation de tabac! Mais à l'époque, cette remarquable petite fable sans grande incidence a été fêtée pour son utilisation magistrale d'un effet spécial qui manifestement n'en est pas un: en effet, le fumeur en se réveillant, découvre l'une des fées sur la table de son salon, et cette créature ne fait que quelques centimètres. Les commentateurs ont parlé de pure magie, mais il est plus que probable que la protagoniste lilliputienne était tout simplement au fond de la pièce durant les prises de vues...

Sinon, on ne va pas le dire trop fort, mais je serais assez peu étonné de découvrir que ce film d'une petite bobine était à vocation... publicitaire. Après tout, Méliès glissait lui aussi de la réclame dans certains de ses films, il ne se faisait d'ailleurs absolument pas prier!

 

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Published by François Massarelli - dans Muet J. Stuart Blackton Comédie