Overblog Tous les blogs Top blogs Films, TV & Vidéos Tous les blogs Films, TV & Vidéos
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
27 octobre 2024 7 27 /10 /octobre /2024 21:10

Dans ce nouveau court métrage d'une bobine, Chase précise un peu plus avant son style, en se mettant en scène en employé d'une banque. Il est donc un homme qui travaille, et qui aspire, en ces douces années 20, à une vie normale. Ce sera son principal champ d'action dans la plupart des films qui suivront, avec toujours un petit détour par le mariage, soit sous son versant quotidien, une fois marié, soit par l'éventualité d'un mariage à venir. Dans ce film, il est amoureux, et c'est réciproque, de la fille (Beth Darlington, exit Blanche Mehaffey qui fut sa leading lady sur les quatre films précédents) de son patron, mais a deux obstacles à franchir... ou contourner: Le père de la belle a déjà un soupirant en tête, un Européen (Donc un nobliau, vu en photo, ridicule jusqu'à l'extrême), et en prime le collègue de bureau, un matamore insupportable de grossièreté, a aussi des vues sur la jeune femme. Il est d'ailleurs désagréable en tout, puisqu'il est payé deux fois plus que Charley-Jimmy Jump, et trouve que ce n'est pas assez...

Le début du film nous montre la vie dans le bureau ou ils travaillent, avec une tentative déséspérée de Jump pour oser demander une augmentation, avec les mêmes méthodes qu'un Harold Lloyd, mais sans les mêmes résultats, puis on assiste au tour de cochon joué par la grosse brute, qui est invité comme Jimmy Jump à une fête chez le patron, et qui prétend au héros qu'il faut s'y rendre en costume d'équitation. La deuxième partie commence ar l'arrivée (En voiture cahotante et... en costume d'équitation!) de Jump à la maison, puis l'échange de vêtements avec un majordome (Noah Young, impeccable), et enfin Charley Chase, curieusement, devient... un héros.

Partager cet article
Repost0
Published by François Massarelli - dans Hal Roach Muet Charley Chase James Parrott
27 octobre 2024 7 27 /10 /octobre /2024 17:03

Charley Chase dans un western? Qui plus est, sans moustache? on demande à voir ça, un peu inquiet...

Et puis on confirme: Charley Chase, rasé de près, joue Jimmy Jump, exceptionnellement sans moustache dans ce petit film situé en plein désert: il arrive dans un ranch pour vendre des objets d'une inutilité absolue, et tombe en pleine guerre entre les propriétaires du ranch (La fille du patron est interprétée par Blanche Mehaffey) et un gang de bandits mené par le grand Leo willis, méchant à tout faire chez Roach.

C'est vrai que du début à la fin, on ne parvient pas à retrouver la patte de Chase (On imaginerait plus facilement Harold Lloyd dans cette situtation, qu'il a plus ou moins joué dans deux ou trois petits westerns en 1918-1919), mais David Kalat, avec raison, attribue cet étrange film à la volonté de diversifier les genres d'une série dont on ne savait pas quel accueil le public lui réserverait: tourné, comme les cinq ou six premiers films de la série Jimmy Jump, en octobre 1923, le film a sagement attendu que ses petits camarades soient présentés au puiblic, à raison d'un par semaine, en janvier 1924...

Le metteur en scène, comme pour le précédent film (Just a minute), n'est pas n'importe qui: James Parrott, non seulement est un respectable metteur en scène qu'on retrouve souvent aux commandes chez Roach à partir de 1924, et qui aura l'immense privilège de développer un partenariat avec le plus grand duo comique de l'histoire de l'humanité pour de nombreuses années; il srea souvent amené aussi à diriger Charley, qui était son grand frère. De façon amusante, on peut aussi rappeler que Charley a lui aussi dirigé son petit frère James, alors que celui-ci se faisait appeler Paul, entre 1922 et 1923, pour une série de films sans lendemains, mais qui sont loin, très loin d'être mauvais!

Partager cet article
Repost0
Published by François Massarelli - dans Muet Comédie James Parrott Charley Chase
27 octobre 2024 7 27 /10 /octobre /2024 16:56

Encore un "Charley Chase" tourné en octobre 1923, Just a minute est une petite merveille de comique, pas du tout répétitif malgré le script: le jour de son mariage, un jeune vendeur d'automobiles doit satisfaire le caprice d'un client qui désire essayer une voiture pour un petit tour, d'abord seul, puis avec son épouse, puis avec son abominable famille. Le temps perdu s'accumule, et comme le client irascible est interprété par la géniale brute Noah Young, on mesure vite la panade dans laquelle Chase se trouve. Le titre se justifie par le fait que la future épouse est délaissée, et de temps à autre, Charley lui glisse, depuis la voiture, cette phrase: just a minute, dear.

Modèle de concision, réalisation très sobre, entièrement centrée sur la situation, et bien sur Chase joue à merveille l'employé qui renâcle un peu, mais va tout faire pour satisfaire son employeur... au prix de son mariage. A propos de mariage, c'est une fois de plus Blanche Mehaffey, sa première leading lady, qui joue le rôle de l'épouse...

Partager cet article
Repost0
Published by François Massarelli - dans Muet Comédie Hal Roach Charley Chase James Parrott
6 mars 2024 3 06 /03 /mars /2024 16:41

Sous le nom de Paul parrott, James, le petit frère de Charley Chase, s'est fait une spécialité d'interpréter des films de très court métrage (donc une bobine) particulièrement surréalistes, qui tranchent comme pouvaient le faire les films de Snub Pollard pour le studio... Celui-ci est particulièrement intéressant, car il fait surtout intervenir James Parrott dans un one-man show, ce que peu de comiques du muet ont vraiment fait, le plus notable étant bien sûr Chaplin, avec One A.M.!

Donc, Parrott interprète un chasseur débutant (doté dun manuel) qui est tellement mauvais, que les animaux ont instinctivement compris que le meilleur endroit où se réfugier quand il est dans les parages, est directement à ses côtés...

On verra quand même, dans une petite séquence située dans la dernière partie du film, un groupe de chasseurs, avec plusieurs personnes qui étaient en contrat avec Roach à cette époque. On reconnaît en particulier le fameux loucheur du studio, George Rowe, et la délicieuse Jobyna Ralston, qui n'allait pas tarder à taper (doublement) dans l'oeil de Harold Lloyd (sa partenaire de Why worry? à The Kid Brother), et faire une belle carrière aussi bien dans la comédie, que dans des films plus dignes...

 

Partager cet article
Repost0
Published by François Massarelli - dans Muet James Parrott Jobyna Ralston
25 octobre 2023 3 25 /10 /octobre /2023 11:32

Une compagnie qui envoie des instruments de musique par correspondance se plaint du fait que les consommateurs des monts Ozark ne paient généralement que les premières mensualités avant de cesser tout règlement. Ils décident d'envoyer la prochaine commande avec un agent de confiance, ou à défaut avec Charley Chase pour la véhiculer... Il  prend donc le train. 

Et là, évidemment, le fait de prendre un train pour une grande distance avec un hélicon, dans un film Hal Roach, a une inévitable conséquence: on se rappelle de Berth marks, dans lequel Laurel et Hardy coincés dans une cabine couchette passaient la pire nuit jamais vécue par un être humain en chemin de fer... Eh bien, pour Chase, ce ne sera pas glorieux non plus.

La deuxième partie est plus convenue, et vue et revue: Chase se fait passer pour un habitants des Ozark, et toutes les scènes sont des prétextes à danse folklorique et autres Square dance... Mais même en ce terrain risqué et définitivement trop fait à ce stade de la carrière de Chase, les duex frères Parrott s'en tirent par une superbe pirouette: l'un des hommes présents lors du bal est tellement saoûl qu'il voit quatre Charley, et en prime les quatre chantent une remarquable harmonie...

 

Partager cet article
Repost0
Published by François Massarelli - dans Charley Chase James Parrott Hal Roach Pre-code
24 octobre 2023 2 24 /10 /octobre /2023 18:12

Un ami de Charley Chase, Griff (Carleton Griffin) lui demande un service: sa petite amie (Dorothy Granger) accepte de sortir avec lui, mais uniquement si elle est accompagnée d'une amie. L'idée est donc de demander à Charley d'être le cavalier de cette autre dame. Sauf que c'est la deuxième fois que ce service est demandé et que la dernière fois qu'il a fallu amener danser un "canon de Pittsburgh", elle s'est avérée bien moins charmante qu'annoncée. Donc Chase décide d'accepter mais à la condition d'être aussi repoussant que possible. Manque de chance pour lui (qui arrive avec un costume usé et sale, mal rasé et une haleine sentant l'ail) la jeune femme avec laquelle il va passer la soirée est absolument charmante (Thelma Todd)...

Après quelques films médiocres, il fallait au moins ça pour relancer la machine. un film drôle, impertinent et bien structuré, et si possible bien dirigé... James Parrott avait plus d'un avantage pour être le réalisateur de ce court métrage. D'une part, il avait déjà travaillé avec Charley Chase avant la carrière de star de ce dernier (Charley dirigeait et James était le héros improbable des courts métrages qu'ils produisaient pour Roach); ensuite, il était un des excellents metteurs en scène avec lesquels Laurel et Hardy avaient fait leur baptème du feu sonore, et sa production était le haut du panier des studios Roach. Enfin... James était le petit frère de Charley, A.K.A Charles Parrott et la complicité entre eux n'était pas un vain mot. Et il est inutile de dire que si James était le metteur en scène en titre, son grand frère avait définitivement son mot à dire. Et ça se voit...

La logique implacable de la soirée est donc assumée de bout en bout par un enchaînement de gaffes, de soucis et de problèmes souvent physiques. Le clou reste évidemment le constat suivant: quand on est en train de danser, il est bien difficile d'échanger (sans arrêter la danse bien entendu) ses vêtements avec un copain qui lui aussi est sur la piste...

Film pré-code oblige, c'est aussi assez flagrant de voir le reflet d'une époque: Dorothy Granger et Thelma Todd, je parle ici des actrices et non de leurs personnages (qui portent, comme c'était généralement le cas, les mêmes noms)  sont en compétition serrée pour montrer leurs avantage sau maximum, avec des robes taillées exprès pour. C'est sans doute dans ce film qu'elles iront le plus loins tout en restant décentes. Mais elles font pale figure à côté de Linda Loredo et Mona Rico qui tiennent leurs rôles respectifs dans la version Hispanisante du film tournée simultanément, La senorita de Chicago...

 

Partager cet article
Repost0
Published by François Massarelli - dans Charley Chase Pre-code Hal Roach James Parrott
10 juillet 2016 7 10 /07 /juillet /2016 13:32

Hardy est à l'hôpital suite à une intervention sur sa jambe, et il reçoit la visite de Laurel qui, plein de sollicitude, lui a apporté de quoi manger. Comme son choix alimentaire ne convient pas au difficile Hardy, Laurel va donc lui-même manger les oeufs durs et les noix qu'il avait apportés, et à partir de là, les deux hommes vont plonger la chambre d'hôpital dans le chaos...

Ce petit film échoue, à cause d’un manque évident de moyens, malgré un excellent début; une scène aurait pu être mémorable: suspendus de part et d’autre d’un câble, Billy Gilbert en chirurgien et Hardy en convalescent pendouillent l’un dans sa chambre, l’autre dans le vide… Mais c’est gâché par le recours aux transparences, assez franchement minables, d’autant plus pour un studio autrefois responsable de Safety last, Never weaken et Liberty. Les transparences gâchent aussi, tant qu’à faire, le final-poursuite en voiture, auquel on ne croit pas une seconde.

Partager cet article
Repost0
Published by François Massarelli - dans Laurel & Hardy James Parrott
8 juin 2016 3 08 /06 /juin /2016 15:29

Le premier long métrage de Laurel et Hardy est sorti en aout 1931. Il a été conçu sur une période relativement longue (le script a été commencé en mai 1930, et les dernières prises de vue datent de décembre 1930), a fait l’objet d’un travail prudent, qui a bénéficié de l’attention concentrée de tous ceux qui y ont participé, de Laurel & Hardy eux-mêmes, mais surtout Laurel, à Hal Roach, en passant par le metteur en scène, James Parrott, qui ne fera aucun autre long métrage avec le duo. Il faut dire que depuis Why worry, en 1923, Roach n’avait pas produit de long métrage comique, ayant laissé Lloyd faire cavalier seul justement afin de continuer à se concentrer sur les courts métrages, la véritable spécialité du studio; c’est dire si ce film est important: de son succès va découler l’avenir du studio.

La réticence de Roach à produire des longs métrages s’explique par le fait qu’à l’époque peu de comédiens ont réellement percé dans le format, à part Chaplin. Mais même Chaplin, à ce moment, a considérablement ralenti ses activités. En 1931 Lloyd s’apprête à descendre lentement mais surement aux enfers du film médiocre, puis à disparaître. Keaton, depuis The general et son semi-échec (Public, s’entend), est lessivé, et ses films MGM ne sont pas à la hauteur de sa réputation. Quant à Langdon, ses 6 films indépendants réalisés pour la First National l’ont coulé. L’analyse de Roach (et Laurel) peut donc raisonnablement s’expliquer une fois rappelé ce contexte. Pourtant, si il ne s’agit ni d’un grand film, ni d’un grand Laurel et Hardy, Pardon us est bougrement sympathique. D’une part, il repose sur une situation qui leur sied bien, avec nos compères qui vont en prison, pour avoir ingénument vendu le produit de leur distillerie clandestine, et se retrouvent au milieu de la jungle des bagnes, deux enfants parmi les loups. D'autre part, il recycle intelligemment quelques situations bien menées, dont le problème de dentisterie de Leave’em laughing, sans le recours à du gaz hilarant ; sinon, il recycle aussi par le biais de la parodie les passages obligés du film de 1930 Big House, ainsi que son décor. Il y a aussi du neuf, en particulier un running gag à la fois ultra-primitif et totalement hilarant: Laurel a donc un problème de dent, qui le fait siffler fort malencontreusement à chaque parole qu’il prononce, mais c’est tellement évident que Laurel force le bruit (Vraiment grossier) que cela ajoute une bonne pincée de second degré à l’ensemble.

Le principal défaut du film, c’est probablement le fait que, suite à l’indécision qui a parfois présidé à son élaboration (le mois entier de re-takes en témoigne), certaines scènes s’intègrent mal à l’ensemble, ou sont trop longues : le passage ou Laurel et Hardy, en blackface, s’intègrent à un groupe de travailleurs noirs dans le sud, sent l’esclavagisme à plein nez. D'autres scènes, aujourd'hui réintégrées, ont été retirées du montage final à sa sortie en 1931 : le final, au cours duquel Laurel et Hardy sauvent héroïquement la fille du directeur de la prison d’un destin fatal (Se faire violer par Walter Long) et d’un incendie n’était peut-être pas très dans la norme du duo, elle a pourtant été réintégrée dans les copies actuellement disponibles. Et le film a été un succès, changeant pour toujours la destinée du duo...

Partager cet article
Repost0
Published by François Massarelli - dans Laurel & Hardy Comédie James Parrott
1 juin 2016 3 01 /06 /juin /2016 16:58
Below zero (James Parrott, 1930)

Voici maintenant un film un peu tristounet, dans lequel Laurel et Hardy sont des musiciens des rues en plein hiver. Laurel joue de l’harmonium, et Hardy de la contrebasse, mais les deux instruments, selon la dure loi des films Hal Roach, ne survivent pas à la première bobine. Charlie Hall a une apparition en tant que balayeur, et envoie une boule de neige ou deux à Hardy pour l’empêcher de jouer. La deuxième partie voir les deux compères, d’une part, trouver un portefeuille bien garni, puis se mettre sous la protection d’un policier pour échapper à un malfrat joué par Leo Willis. Le final est un monument de surréalisme gonflé, Stan ayant trouvé le seul moyen d’éviter la noyade en étant coincé dans un tonneau plein d’eau dont il ne peut sortir. Ca ne va pas très loin, certes, mais plaisant.

Sous le titre de Tiembla y titubea, toujours sous la direction de Parrott, le film est aussi sorti dans une version Espagnole, plus longue de sept minutes. On y trouve deux scènes supplémentaires: d'une part, un court dialogue au poste de police, et d'autre part un gag supplémentaire qui replace un aveugle aperçu dans le film dans un nouveau contexte: Dans le film, alors que les deux musiciens galèrent en faisant la manche, un "aveugle" trouve rien qu'en se penchant une pièce de monnaie dans la neige (Il enlève même ses lunettes noires pour mieux l'examiner!). Dans la version Espagnole, Laurel et Hardy se battent autour d’une pièce, que Laurel voudrait donner à l’aveugle, alors que Hardy s’y refuse.

Partager cet article
Repost0
Published by François Massarelli - dans Laurel & Hardy James Parrott Comédie
27 mai 2016 5 27 /05 /mai /2016 17:21

"Blotto", c'est de l'argot d'époque, et ça veut dire "complètement bourré", ce qui est paradoxal quand on connait l'intrigue de ce film dans lequel Laurel et hardy boivent, certes, mais du thé... Cette-fois, Roach et ses deux compères tentent frontalement l’aventure du trois bobines, ce que Laurel et Hardy feront de temps à autre, tout en continuant à fournir des courts en deux bobines d’une part, et en explorant le long métrage (Ca va venir très vite !) d’autre part. Celui-ci est attachant, on voit comment Parrott et Laurel ont profité de l’espace pour élargir la palette : le premier acte dure environ 13 minutes et met aux prises Laurel avec sa femme, jouée par Anita Garvin, dans sa première prestation parlante aux cotés des deux comédiens. Elle est évidemment à la hauteur de la tâche, cela va sans dire...

Laurel doit rejoindre Hardy (Qui se manifeste plusieurs fois par le biais du téléphone) et faire une bringue du tonnerre, mais Mrs Laurel a bien compris le type de récréation à laquelle son mari va s’adonner, et elle lui tend un piège : elle échange le contenu de la bouteille que Mr Laurel veut emmener en douce contre du thé assaisonné au poivre. Le deuxième acte nous montre Laurel et Hardy buvant en douce leur « alcool », et se saoulant (!) tout en se faisant remarquer, pendant que divers spectacles ont lieu autour d’eux, et Stan fait pour la première fois montre de son talent à bouger les oreilles… Pendant ce temps, Mrs Laurel va acheter un fusil, débarque au cabaret et prend les deux hommes en chasse.

Sur un sujet pareil, l’extension (à 26 minutes au lieu des 20 habituelles) n’était peut-être pas utile, mais ce film se voit avec plaisir. De plus, le budget du film profite de sa bobine supplémentaire avec un décor très élégant de cabaret 1930. A noter qu’un gag célèbre a disparu, victime de la décomposition: Laurel, pour justifier son envie de sortir, prétend manquer d’air frais. Mrs Laurel se lève, et va allumer un ventilateur… Sinon, on peut aussi remarquer l’inversion par rapport aux habitudes. Jusqu’ici, lorsqu’un de nos deux comédiens est célibataire, c’est plutôt Stan...

Il existe une version Espagnole du film, La Vida Nocturna, également créditée à Parrott, avec Linda Loredo en Mrs Laurel. Plaisant, mais le remplissage devient trop évident avec trop de numéros de music-hall. Par contre, la fin est moins précipitée, et surtout la fameuse scène du ventilateur est bien là!

Et tant qu'à fare, une version du film qui vient d'être redécouverte est la version dite "d'exportation": quand les films devinrent parlants, les compagnies Hollywoodiennes ont fourni des versions muettes ou sonores alternatives, avec des intertitres à traduire pour les pays qui comptaient exploiter les films sans pour autant pouvoir le faire en anglais. Cette version condensée est limitée à deux bobines, et elle est assez étrange: on SAIT en le voyant que le film a été tourné pour le parlant... Les spectacles du cabaret sont limités au strict minimum (une interaction avec un chanteur) et la première bobine est plus rapide à se finir...

Par contre, Anita Garvin, muette, est aussi incendiaire qu'en version sonore...

Blotto (James Parrott, 1930)
Partager cet article
Repost0
Published by François Massarelli - dans Laurel & Hardy James Parrott Comédie Pre-code Muet