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Marco Montes (Javier Guttierez) est entraineur de basket, a des ennuis et un caractère particulièrement chatouilleux. Un soir, alors qu'il revient d'un match au cours duquel il a eu une altercation en public avec son supérieur, et qu'il a ensuite noyé sa déprime dans l'alcool, il a un accident de voiture impliquant une voiture d epolice. La juge fait un exemple, et il écope de 18 mois de prison... ou un service civique. Elle l'aiguille donc vers une association qui pratique le handisport pour intégrer des handicapés mentaux: sa mission va être de créer et d'entrainer une équipe de basket composée uniquement de personnes atypiques. Dire qu'il est hostile au début serait un euphémisme...
Dans le même temps, il essaie de gérer son problème conjugal: il s'est séparé de son épouse qui souhaite avoir un enfant, alors qu'il estime pour sa part qu'ils sont trop agés pour ça: il craint l'hypothèse d'un enfant handicapé...
Fesser a dès le début étét très clair, son film ne se ferait que si les acteurs qui incarnent les basketteurs handicapés étaient tous, sans aucune exception, eux-mêmes atteints de syndrômes, ou à des degrés divers de troubles du comportement, étient sur le spectre autistique, ou autre. Et bien sûr, si le but du film est de montrer l'inclusion, c'est aussi une comédie, Fesser et ses acteurs n'ayant jamais reculé devant des gags liés justement à la différence, gags auxquels les acteurs (la plupart sont amateurs) se sont prétés avec bonhomie et gourmandise. Cette exigence spécifique a du coup donné un résultat intéressant, puisque dans le film les personnages parlent souvent de bodonnages dans le handi-sport, et de titres paralympiques obtenus avec des athlètes qui ne souffraient en réalité d'aucun handicap. Cette rigueur fait le prix du film, qui serait probablement s'il était interprété par des acteurs neurotypiques juste un téléfilm lénifiant et formaté de plus...
On n'est d'ailleurs jamais très loin de ce risque, tellement le "parcours à la Disney" (une équipe de bras cassés voués à l'échec qu'une volonté et un rien de générosité, ainsi qu'une soudaine et miraculeuse ouverture d'esprit, vont propulser soudain au firmament, que ce soit en musique, en sport ou tout autre aspect) est , jusqu'à un certan point, l'option choisie. Mais Fesser a laissé la comédie faire tout le travail de séduction, et on rit énormément dans le film, jamais contre les handicapés, toujours avec eux; le piège du politiquement correct mais aussi celui du politiquement incorrect, sont tous deux savamment évités par Fesser, qui a un savoir-faire sûr en matière de timing et de rythme...
Et si inclusion il y a, c'est surtout celle de Marco, qui va s'ouvrir beaucoup plus profondément que ses "poulains". Tous, bien sûr, absolument attachants...
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