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  • : Allen John's attic
  • : Quelques articles et réflexions sur le cinéma, et sur d'autres choses lorsque le temps et l'envie le permettront...
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20 avril 2026 1 20 /04 /avril /2026 15:27

C'est lors de son travail pour le producteur Joe Rock, après quelques années formatives chez Hal Roach et avant d'y retourner pour de bon, que Laurel a participé aux films les plus farfelus de son oeuvre pré-duo... Dans celui-ci, on utilise les décors encore debout d'un film qui avait beaucoup rapporté à la Universal, The Hunchback of Notre-dame, ce qui explique la mention "Passage privé" au dessus d'une arche, dans une intrigue supposée se passer à Londres...

Laurel incarne donc le dr Pyckle, qui fait l'admiration de sa jolie assistante (Julie Leonard) et on se demande bien pourquoi. Il isole le produit qui contient les tentations du mal, et... le boit cul-sec évidemment. La suite? des poursuites sans queue ni tête dans tous les sens, car "Mr Pryde" est un fieffé farceur...

La cible principale de ce court métrage glorieusement idiot, bien sûr, n'est pas le classique de Stevenson, plutôt les tendances cinématographiques autour de ses adaptations, le film de 1920 (avec John Barrymore) en tête...

Quant au metteur en scène... l'ancien acteur devenu producteur indépendant Joe Rock avait parfois lui-même mis la main à la pâte de ses comédies,, qui pourtant pour la série des deux bobines qui présentaient Laurel, étaient le plus souvent attribués à Scott (Percy) Pembroke ou Harry Sweet. C'est ce dernier nom qui figure sur le générique des copies en circulation.

 

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Published by François Massarelli - dans Laurel & Hardy Muet
5 janvier 2026 1 05 /01 /janvier /2026 18:42

Ce film est moins bon que le précédent (Unaccustomed as we are), mais plus risqué: il commence dans une vraie gare, en plein air, soit l'environnement qui donnait des sueurs froides aux techniciens du son en cette année 1929. Si le début (On voit Stan attendre au milieu des gens dans la gare) est apparemment muet, l'arrivée de Hardy a été tournée en son direct, et ça marche plutôt bien. Typiquement, il y a un gag sonore, avec l'introduction du chef de gare (Tiny Sanford) qui beugle la longue liste des étapes du train, mais on ne comprend rien...

Puis le film installe l’essentiel de son intrigue dans un train: Laurel et Hardy sont deux musiciens (Ils ont un violoncelle…) en tournée, ils doivent jouer à Pottsville et prennent donc le train en conséquence; un gag vaguement irritant voit les deux garçons se déshabiller avec difficulté en plan fixe pendant 6 mn, mais le plus fort de ce film est un gag déclenché par les deux hommes, mais auquel ils ne participent pas vraiment: Stan ouvre, en avançant dans le wagon –lit, la porte d’une cabine au moment ou une jeune femme se déshabille. Laurel est parti, mais le mari intervient, et c’est Charlie Hall: voyant un homme dans le couloir, il se dirige vers lui, et sans un mot, déchire son costume, puis retourne dans sa cabine. La victime se retourne, aperçoit un autre homme et toujours sans un mot, le suit hors champ, et on entend le CRAAAAC d’un costume qui se déchire. Bientôt, tout le wagon sera impliqué…

Pour finir, on notera que Laurel et Hardy sont fatigués : après les pianos de Wrong again et Big business, le cor et la clarinette de You’re darn tootin’, le violoncelle ici reste intact. M’est avis que cette mansuétude à l’égard des instruments de musique ne durera pas...

Comme son prédécesseur, on a retrouvé (ou reconstruit) une version muette du film, qui est effectivement sorti en 1929 dans cette version alternative pour permettre aux spectateurs qui n'avaient pas accès au cinéma parlant, de profiter des nouvelles aventures de Laurel et Hardy. Le film, avec ses décors de train et de gare, s'y prête plutôt fort bien.

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Published by François Massarelli - dans Laurel & Hardy Hal Roach Muet
5 janvier 2026 1 05 /01 /janvier /2026 17:54

Hal Roach réalisait l'importance de Laurel et Hardy, et il savait que tôt ou tard il leur faudrait affronter le micro. N'oublions pas que le duo était contemporain des premiers succès du cinéma sonore, et si il avait un temps été possible d'imaginer que les deux cinémas (On les appelait, après tout, de deux noms distincts: les movies et les talkies!) pouvaient co-exister, en 1929, l'hégémonie du parlant était à l'horizon... Le film fait partie d'une bordée d'autres courts métrages qui ont tous un clin d'oeil au son ou à la parole dans le titre. J'ai déjà mentionné ailleurs la référence contenue dans le titre de celui-ci, l'expression "unaccustomed as we are to public speaking" étant une expression convenue généralement utilisée pour commencer des speechs d'une demi-heure...

Laurel et Hardy affrontent donc le parlant avec prudence, mais la peur qu’ils avaient (Surtout Stan) ne se voit pas. Mieux: ils parlent peu, et laissent une large part aux gags visuels, voire aux gags strictement sonores qui vont leur permettre de continuer à élargir leur palette. Ce film regorge de moments qui prouvent qu'on peut aller plus loin en utilisant de façon variée le son et la parole, sans se contenter de filmer platement ce qui après tout est une situation de vaudeville assez classique...

Laurel et Hardy sont aux prises avec Mrs Hardy (Mae Busch) excédée. Celle-ci part le jour ou son mari lui présente Laurel parce qu'elle en a assez que son époux ramène des copains à la maison, en lui demandant de leur faire à manger... Comme les garçons se lancent dans une tentative de faire la cuisine tous seuls, les catastrophes s'ensuivent. La jolie voisine, Mrs Kennedy (Thelma Todd, dans sa première apparition chez Laurel & Hardy) intervient donc, et... brûle sa robe en voulant allumer le four décidément bien capricieux. Et bien sur, son mari verrait probablement d'un mauvais oeil son épouse sortir de chez les Hardy en petite tenue... Donc, lorsque Mme Hardy se ravise, elle ne sait pas que dans une malle, la jolie voisine est cachée en nuisette dans une malle... Rappelons que "Kennedy", c'est bien sûr Edgar, qui interprète le voisin. Celui-ci est policier...

Le film est drôle et marche tout seul. plusieurs gags sonores à signaler: Mae Busch sermonne son mari, alors que Stan a mis un disque ; au fur et à mesure de sa logorrhée et, rattrapée par la musique endiablée, et commence à scander son invective en rythme. Peu de temps avant, elle hurle sur Oliver, qui tente vertement de répliquer, et Stan qui ne dit rien, se prend des "Shut up!" bien sonores. La cacophonie est extrêmement drôle... Enfin, plusieurs fois, l'équipe s'amuse à mettre des chutes, bagarres ou autres chocs frontaux hors champ, qui ne seront perçus par les spectateurs que via le son, et bien sur grâce aux réactions des protagonistes restés à l'écran... Donc, pour un premier film parlant, c'est du grand art....

Un paradoxe pour finir: le film est sorti simultanément, comme la plupart des films sonores de 1929, dans une copie muette, qui en recycle essentiellement la plupart des séquences, y compris les scènes parlantes et les gags sonores hors-champ, qui tombent évidemment complètement à plat...

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Published by François Massarelli - dans Laurel & Hardy Comédie Muet
1 janvier 2026 4 01 /01 /janvier /2026 12:06

Si beaucoup de films de Laurel et Hardy renvoient au monde de l'enfance, il n'est pas rare que derrière le cocasse de voir ces grands enfants-adultes se comporter de façon si ouvertement puérile, se cache une violence sournoise, sous-jacente, et volontiers perverse. Ce n'est pas le cas de ce film.

Non qu'il ne soit pas violent, au contraire: c'est juste qu'il n'y a rien de souterrain: la violence s'y étale, glorieuse, jouissive, immorale et méthodique, dans le raffinement du style mené de main de maître par celui qui est désormais le véritable maître d'oeuvre de ces courts métrages: Stan Laurel. Sa technique consiste en un ralentissement de l'action, jusqu'à ce que sa clarté devienne absolue, et surtout en un refroidissement de la réaction des personnages. Ce qui occasionne des coups de sang qui se traduisent par un calme effrayant des personnages, y compris lorsqu'ils assaillent énergiquement, mais méthodiquement et à coups de hache, un piano (Le deuxième de l'oeuvre à subir ainsi les derniers outrages... mais pas le dernier, et on pourrait étendre cette réflexion à bien des instruments de musique), une Ford T, un sapin, voire une maison.

Donc, voici un immense chef d’œuvre, dans lequel deux vendeurs de sapins de Noël (Laurel et Hardy, bien sûr) essaient de placer leur marchandise, et tombent en la personne de James Finlayson, sur un client particulièrement récalcitrant : lorsque ils essaient une fois de trop de placer leur boniment, il réagit en coupant trois branches de sapin. Stan se venge en s’en prenant à la boiserie de la maison, Finlayson renchérit en s’attaquant à la voiture,… La suite est une sublime escalade de destruction froide à laquelle va également participer un policier joué par Tiny Sandford, et donc moins résigné que ne le serait Edgar Kennedy.

Le film est situé (et a été tourné) en plein mois de décembre, comme en attestent les manteaux portés par Laurel et Hardy, seule concession probablement à leurs fans internationaux qui ont sans doute besoin d'une petite touche hivernale dans un film tourné en Californie, où les hivers ne sont pas particulièrement rudes... On assiste avec bonheur au retour de l'acteur génial James Finlayson, qui revient la moustache haute mais l'oeil maussade au studio qui ne lui a pas permis d'avoir sa propre série de films. On peut le regretter, mais Finlayson sera parfois encore un grand, très grand partenaire de Laurel et Hardy dans les années qui viennent, et la confrontation contenue dans ce film est un des sommets de tous les courts métrages de la série. Et je ne vois pas comment qui que ce soit parmi les protagonistes a pu s'ennuyer dans ce festival de destruction paroxystique... et très efficace.

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Published by François Massarelli - dans Laurel & Hardy Hal Roach Muet
1 janvier 2026 4 01 /01 /janvier /2026 12:01

Comme ça faisait longtemps, ce film opère un retour à l’intrigue conjugale hâtive: Mr Hardy se fâche avec Mrs Hardy (Vivien Oakland), puisque il ne veut pas dire à son meilleur ami (Laurel, bien sûr), venu bavarder cinq minutes un jour, et finalement installé à domicile depuis plusieurs années, de déguerpir. Surgit un vieil oncle (William Courtright), qui va déshériter Hardy si ce dernier n’est pas en mesure de présenter son épouse, qu'il n'a bien entendu jamais rencontrée. Une seule solution: Stan doit sauver la mise de son copain, en posant pour son épouse…

On retrouve presque la fameuse, mythique Agnes de Duck Soup, ce qui confirme que Laurel a un penchant pour le travesti. Il en profite pour installer un gag récurrent, dans ses déboires avec les sous-vêtements féminins qui ont une fâcheuse tendance à tomber, se détacher, etc..., entraînant une série de tentatives de Hardy pour l’aider, tentatives qui une fois surprises par un tiers, sont systématiquement équivoques… Ce qui renvoie bien sûr à Liberty de McCarey.

On voit aussi comment les gags de confrontation sont gérés avec de plus en plus de lenteur: je soupçonne que Laurel est à l'origine de la façon dont un homme (Jimmy Aubrey) qui s'est vu couvrir de soupe par Hardy, va attendre plus de cinq minutes avant de répliquer. On évite ainsi la frénésie de Batte of the century...

Pourtant ce petit film, malgré ses qualités, peine à rivaliser avec les grands courts métrages de Laurel et Hardy. Il sent un peu la routine, ou en tout cas la redite...

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Published by François Massarelli - dans Laurel & Hardy Muet
30 décembre 2025 2 30 /12 /décembre /2025 21:39

Ce film sorti en février 1929 est, dans l'ensemble, un “petit” McCarey, malgré la présence succincte mais toujours significative de la grande Josephine Crowell, et un premier piano qui va souffrir à cause de Laurel et Hardy: il doit supporter un cheval... L’intrigue concerne une confusion entre le tableau Blue Boy de Gainsborough, et le cheval du même nom dont s’occupent Laurel et Hardy: les deux hommes, qui sont garçons d'étable, viennent d'apprendre qu'on a volé le tableau de Gainsborough, mais pour eux le nom "Blue boy", n'évoque pas autre chose que le cheval dont ils ont la charge. Afin de toucher la récompense, ils ramènent donc l'animal chez celui qu'ils croient être son propriétaire (Dell Henderson). Il s'ensuit une série de confusions, car bien sûr tant qu'il n'a pas vu la méprise le propriétaire ne peut se rendre compte de l'énormité de la situation. Et donc, il leur demande... Please, put it on the piano.

Comme pour d'autres films, on a retrouvé une copie dotée de sa bande-son originale, qui montre bien comment la sonorisation des dernières comédies muettes (Sur disque Vitaphone) suivait un standard assez bien établi: chansons populaires mêlées les unes aux autres dans l'accompagnement orchestral, et bruitage ad hoc, suivant avec rigueur l'intrigue et les gags, en essayant de ne jamais prendre toute la place.

On a un assez bon exemple de ce genre de procédé, avec ici un son que je considère comme un accessoire comique à part entière, mais qui est utilisé en prolongement d'un gag récurrent: Laurel et Hardy, peu habitués aux manières de la bourgeoisie, essaient de comprendre les ordres étonnants (De leur point de vue) donnés par le supposé propriétaire du cheval. La seule solution pour accepter la situation est de se dire qu'il est fou, d'où un geste de la main qui sera systématiquement accompagné d'un bruit de coucou. Et bien sûr c'est essentiellement Laurel qui va le faire, en toute logique.

Une fois de plus, Wrong again repose sur la dynamique du mélange, celui entre deux mondes, deux univers, qui ne peuvent ni se comprendre, ni se côtoyer sans heurts. Celui de la bourgeoisie Californienne et de Laurel et Hardy. A ce titre, le film n'apporte rien de nouveau, à part bien sur un cheval sur un piano, et quelques scènes avec un arrière-fond coquin, lorsque Hardy fait tomber une statue d'un nu féminin, et va prendre des précautions inattendues pour reconstituer l'objet qui s'est cassé en tombant.

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Published by François Massarelli - dans Laurel & Hardy Muet Leo McCarey
30 décembre 2025 2 30 /12 /décembre /2025 21:25

La liberté, valeur essentielle des Etats-Unis d’Amérique : voilà quelle idée maîtresse inaugure ce film: on nous rappelle le plus sérieusement du monde les grandes dates de la conquête de la liberté par les Américains, de la courageuse installation des armées de Washington à Valley Forge, à l’arrivée de Pershing en Europe, en passant par Lincoln, et en finissant par … Laurel et Hardy, bagnards évadés, poursuivis par la police, et se réfugiant dans la voiture de complices, qui leurs donnent des vêtements à enfiler sur la banquette arrière avant de les déposer en ville: là, les deux héros constatent qu’ils se sont trompés de pantalons : ils faut donc les échanger, et afin de pouvoir le faire, les enlever en pleine ville…

La complicité fusionnelle des deux comédiens monte ici d’un cran. On est en droit de remarquer l’arrière-plan équivoque (le fait symbolique, d’abord, de voir ces deux hommes se précipiter fébrilement pour se déshabiller dans toutes les cachettes possibles, ou encore la pensée qui doit venir à l’esprit de tous les témoins de l’action) mais une fois de plus, on peut aussi bien se contenter de ce que Stan Laurel et Oliver Hardy ont souhaité une fois de plus incarner: deux gosses, inadaptés à leur environnement, et qui ne parviendront qu’au prix d’efforts surhumains à leurs fins, avant de passer à une autre situation embarrassante.

La deuxième bobine les voit régler leur problème, en empruntant un ascenseur qui mène en haut d’un immeuble en construction, ce qui leur permet de défier la pesanteur à la façon d’Harold Lloyd pour le reste du film. A noter, alors que les films de Laurel et Hardy jouent souvent sur une légère distorsion de la réalité, un final surréaliste, ce qui n’est arrivé réellement que dans Two tars: dans les deux cas, les deux comédiens apportent à la notion de distorsion une illustration au premier degré que je vous laisse découvrir. Le film, le deuxième de McCarey pour le duo, est sorti en janvier 1929 agrémenté d'une bande-son originale, sir disques Vitaphone comme c'était d'usage pour les muets tardifs de l'équipe. C'est un des très grands films de Laurel et hardy, assurément...

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Published by François Massarelli - dans Laurel & Hardy Leo McCarey Muet
5 décembre 2025 5 05 /12 /décembre /2025 21:27

Voici donc la glorieuse suite de Them Thar Hills, le chef d'oeuvre de 1934. Elle est d'ailleurs encore meilleure: Laurel et Hardy ouvrent un magasin d’électricité, situé par hasard à coté de l’épicerie tenue par Charlie Hall et Mae Busch. Très vite, ils se rendent tous compte qu'ils se sont déjà vus... 

Si cette dernière se réjouit de retrouver les deux compères, ce n’est pas le cas de son mari, qui leur fait comprendre qu’il ne tolérera rien de leur part. Très vite, la confrontation va dégénérer en une bataille de « tit for tat » (L’expression est utilisée explicitement par Hardy, je rappelle que dans l'univers de Laurel et Hardy cette expression désigne une lente, systématique et méthodique bataille d'agressions échelonnées), de l’épicerie au magasin d’électricité, et les basses vengeances et mauvaises action vont pleuvoir, de coups bas en coups bas, pour notre plus grand bonheur : jet de crème, barbouillage au saindoux, montres passées au mixeur…

Rien n’est trop beau pour ce chef-d’œuvre. Tout au long de la bataille, un « client » de Laurel et Hardy profite de la confusion pour se servir. Il vient vite avec une brouette, et termine par se servir avec un camion de déménagement. Ca passe tout seul, et c'est servi par des spécialistes particulièrement doués...

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Published by François Massarelli - dans Laurel & Hardy Hal Roach Comédie
3 décembre 2025 3 03 /12 /décembre /2025 14:40

Alors que la production de leur prochain long, Babes in Toyland, était ralentie puis stoppée par des accumulations de problèmes (Parmi lesquels une relation de plus en plus tendue entre Roach et Laurel), ce petit film est une (petite) oasis, pas primordiale, mais pleine de bons moments: les deux amis sont des auxiliaires de police qui ont permis (Comment, c’est un mystère…) l’arrestation d’un fou criminel, Butch, interprété par le grand Walter Long.

Celui-ci, au procès, déclare qu’il va s’évader et se venger en leur accrochant à tous deux les jambes autour du cou. Les deux hommes décident de prendre la fuite, mais doivent trouver une tierce personne afin de partager les frais du voyage. Ils passent une annonce, et Mae Busch y répond : elle souhaite également quitter la ville, mais son petit ami s’est évadé de prison et il va falloir l’emmener…

Bien sûr que le petit ami en question est interprété par Walter Long.

Derrière ce scénario invraisemblable se cache un gag à tiroirs: Long, qui n’a pas encore repéré que les deux hommes avec lesquels il va s’enfuir sont ses deux ennemis, est caché pour les besoins du film dans une malle dont il ne peut sortir. Les efforts déployés par Laurel et Hardy pour l’en sortir seront bien sûr l’occasion pour eux de lui faire subir diverses tortures. Sinon, lorsqu’il sort, il même sa vengeance à la lettre.

Avec ce film commence une période durant laquelle Charles Rogers, l’homme de confiance de Stan, devient le metteur en scène attitré. Si aucun de ces films n’est notable par sa mise en scène, ils permettront au moins à Laurel et Hardy d’offrir en toute quiétude la quintessence de leur art, tandis qu’au dehors l’orage entre Roach et Laurel gronde. Il est toujours assez frappant de constater que si Laurel n’était sans doute pas facile à vivre, il n’ya semble-t-il jamais eu la moindre friction entre lui et Hardy, toutes les disputes et grosses fâcheries, conflits d’ego et «différents créatifs» ayant eu lieu entre Laurel et leur producteur…

 

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Published by François Massarelli - dans Hal Roach Laurel & Hardy Comédie
3 décembre 2025 3 03 /12 /décembre /2025 14:35

Ce classique mérite d’entrer dans l’histoire d’abord parce qu’il est un excellent cru, mais aussi parce qu’il a fait l’objet d’une suite.

L’histoire est bien connue : Laurel et Hardy doivent prendre le large afin de permettre à Hardy de soigner sa goutte. Il partent donc prendre les eaux dans les collines, avec une caravane: ils s’installent près d’un puits dans lequel ils ne savent pas que juste avant leur arrivée, un groupe de trafiquants a jeté de l’alcool de contrebande. Ils s’installent et vaquent à leurs occupations, faisant la cuisine en sifflant de temps à autre une louchée de ce précieux liquide. L’ambiance se réchauffe bien vite, et ils sont rejoints par un couple tombé en panne, Charlie Hall et Mae Busch. Elle reste avec les garçons, et participe à la beuverie, pendant que son mari s’occupe de la voiture. L’irascible mari prend très mal les familiarités des eux hommes avec son épouse, un «tit for tat» magistral termine le film, plus froid et plus lent que jamais.

A noter, dans ce court métrage, l’apparition d’un « signe » «cinématographique: la chanson interprétée par Hardy (Qui chante), Laurel (Qui ponctue de "Pum Pum" incongrus) et Mae Busch (Qui hurle des "pum pum" de plus en plus fort au fur et à mesure de l’augmentation de son taux d’alcoolémie), reviendra dans Tit for tat, et sera l’indice donné au public de la continuité entre les deux films. Il est par aileurs à noter que si Charlie Hall est toujours un ennemi juré et menaçant (Il fait partie de ces méchants d'autant plus dangereux qu'ils ne font qu'1m60), ici Mae Busch a enfin l'occasion de devenir franchement copine avec les deux comédiens. Ca fait plaisir.

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Published by François Massarelli - dans Hal Roach Laurel & Hardy Comédie