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5 décembre 2025 5 05 /12 /décembre /2025 21:27

Voici donc la glorieuse suite de Them Thar Hills, le chef d'oeuvre de 1934. Elle est d'ailleurs encore meilleure: Laurel et Hardy ouvrent un magasin d’électricité, situé par hasard à coté de l’épicerie tenue par Charlie Hall et Mae Busch. Très vite, ils se rendent tous compte qu'ils se sont déjà vus... 

Si cette dernière se réjouit de retrouver les deux compères, ce n’est pas le cas de son mari, qui leur fait comprendre qu’il ne tolérera rien de leur part. Très vite, la confrontation va dégénérer en une bataille de « tit for tat » (L’expression est utilisée explicitement par Hardy, je rappelle que dans l'univers de Laurel et Hardy cette expression désigne une lente, systématique et méthodique bataille d'agressions échelonnées), de l’épicerie au magasin d’électricité, et les basses vengeances et mauvaises action vont pleuvoir, de coups bas en coups bas, pour notre plus grand bonheur : jet de crème, barbouillage au saindoux, montres passées au mixeur…

Rien n’est trop beau pour ce chef-d’œuvre. Tout au long de la bataille, un « client » de Laurel et Hardy profite de la confusion pour se servir. Il vient vite avec une brouette, et termine par se servir avec un camion de déménagement. Ca passe tout seul, et c'est servi par des spécialistes particulièrement doués...

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Published by François Massarelli - dans Laurel & Hardy Hal Roach Comédie
3 décembre 2025 3 03 /12 /décembre /2025 14:40

Alors que la production de leur prochain long, Babes in Toyland, était ralentie puis stoppée par des accumulations de problèmes (Parmi lesquels une relation de plus en plus tendue entre Roach et Laurel), ce petit film est une (petite) oasis, pas primordiale, mais pleine de bons moments: les deux amis sont des auxiliaires de police qui ont permis (Comment, c’est un mystère…) l’arrestation d’un fou criminel, Butch, interprété par le grand Walter Long.

Celui-ci, au procès, déclare qu’il va s’évader et se venger en leur accrochant à tous deux les jambes autour du cou. Les deux hommes décident de prendre la fuite, mais doivent trouver une tierce personne afin de partager les frais du voyage. Ils passent une annonce, et Mae Busch y répond : elle souhaite également quitter la ville, mais son petit ami s’est évadé de prison et il va falloir l’emmener…

Bien sûr que le petit ami en question est interprété par Walter Long.

Derrière ce scénario invraisemblable se cache un gag à tiroirs: Long, qui n’a pas encore repéré que les deux hommes avec lesquels il va s’enfuir sont ses deux ennemis, est caché pour les besoins du film dans une malle dont il ne peut sortir. Les efforts déployés par Laurel et Hardy pour l’en sortir seront bien sûr l’occasion pour eux de lui faire subir diverses tortures. Sinon, lorsqu’il sort, il même sa vengeance à la lettre.

Avec ce film commence une période durant laquelle Charles Rogers, l’homme de confiance de Stan, devient le metteur en scène attitré. Si aucun de ces films n’est notable par sa mise en scène, ils permettront au moins à Laurel et Hardy d’offrir en toute quiétude la quintessence de leur art, tandis qu’au dehors l’orage entre Roach et Laurel gronde. Il est toujours assez frappant de constater que si Laurel n’était sans doute pas facile à vivre, il n’ya semble-t-il jamais eu la moindre friction entre lui et Hardy, toutes les disputes et grosses fâcheries, conflits d’ego et «différents créatifs» ayant eu lieu entre Laurel et leur producteur…

 

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Published by François Massarelli - dans Hal Roach Laurel & Hardy Comédie
3 décembre 2025 3 03 /12 /décembre /2025 14:35

Ce classique mérite d’entrer dans l’histoire d’abord parce qu’il est un excellent cru, mais aussi parce qu’il a fait l’objet d’une suite.

L’histoire est bien connue : Laurel et Hardy doivent prendre le large afin de permettre à Hardy de soigner sa goutte. Il partent donc prendre les eaux dans les collines, avec une caravane: ils s’installent près d’un puits dans lequel ils ne savent pas que juste avant leur arrivée, un groupe de trafiquants a jeté de l’alcool de contrebande. Ils s’installent et vaquent à leurs occupations, faisant la cuisine en sifflant de temps à autre une louchée de ce précieux liquide. L’ambiance se réchauffe bien vite, et ils sont rejoints par un couple tombé en panne, Charlie Hall et Mae Busch. Elle reste avec les garçons, et participe à la beuverie, pendant que son mari s’occupe de la voiture. L’irascible mari prend très mal les familiarités des eux hommes avec son épouse, un «tit for tat» magistral termine le film, plus froid et plus lent que jamais.

A noter, dans ce court métrage, l’apparition d’un « signe » «cinématographique: la chanson interprétée par Hardy (Qui chante), Laurel (Qui ponctue de "Pum Pum" incongrus) et Mae Busch (Qui hurle des "pum pum" de plus en plus fort au fur et à mesure de l’augmentation de son taux d’alcoolémie), reviendra dans Tit for tat, et sera l’indice donné au public de la continuité entre les deux films. Il est par aileurs à noter que si Charlie Hall est toujours un ennemi juré et menaçant (Il fait partie de ces méchants d'autant plus dangereux qu'ils ne font qu'1m60), ici Mae Busch a enfin l'occasion de devenir franchement copine avec les deux comédiens. Ca fait plaisir.

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Published by François Massarelli - dans Hal Roach Laurel & Hardy Comédie
3 décembre 2025 3 03 /12 /décembre /2025 14:33

Les deux héros sont des ramoneurs, et vont ramoner la cheminée d’un savant fou qui a inventé une potion de rajeunissement parfaitement efficace, dont Hardy va au final faire les frais: cela implique des bassines d’eau, donc Hardy ne peut qu’y tomber.

Le professeur Noodle ( = Nouille), joué par Lucien Littlefield, nous permet de voir ce comédien, un vétéran des studios Roach, dans un rôle inhabituel pour lui. En effet, Littlefield, dès son séjour à la Paramount dans les années 10, est devenu un majordome plus vrai que nature, ce qu’il a continué à faire encore et encore pour le «lot of fun», notamment chez Charley Chase. Ici, en savant fou particulièrement atteint (Il est très convaincant) , il donne la réplique à Sam Adams, qui joue Jessup, … son majordome.

Quant à la partie « ramonage » du film, faut-il préciser qu’on s’y salit beaucoup? Tout ici est basé sur la froide, lente accumulation de prétextes pour Laurel et hardy à saboter leur propre acion, en étant toujours plus salissant. Lors d'une opération particulièrement ratée, les briques mettent de plus en plus de temps à tomber sur la tête de Hardy et Jessup, le majordome, d'un ton dédaigneux, se contente de lui dire qu'il y a, quelque part, une chaise électrique qui n'attend que lui... Indispensable.

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Published by François Massarelli - dans Laurel & Hardy Hal Roach Comédie
14 novembre 2025 5 14 /11 /novembre /2025 23:27

Mmes Laurel et Hardy sont de sortie, et du coup, MM. Laurel et Hardy gardent leurs enfants... Les deux pères bien sûr aimeraient être tranquilles, mais les enfants se chamaillent tout le temps, et provoquent le même type de catastrophes que leurs aînés.

Ce chef d’œuvre est bien connu, avec juste Laurel, Hardy, Laurel, et Hardy, et des truquages simples, mais effectifs: des meubles géants, afin de faire passer l’illusion de Laurel et Hardy petits garçons.

Il existait jusqu'à présent trois versions du film, toutes similaires en termes de scènes : la version colorisée, bien sur, mais aussi la version la plus courante (Ressortie dans les années 30, avec une nouvelle musique de fond). La version d’origine, telle que sortie en 1930, est disponible et c'est assez rare pour être souligné...

Mais une nouvelle pièce vient s'ajouter à l'ensemble: quand en 1930 le parlant s'était généralisé aux Etats-Unis, il restait d'une part des cinémas notamment ruraux qui ne bénéficiaient pas encore de la nouveauté technologique; et en Europe, le cinéma sonore ne s'était vraiment installé que dans les villes: tout un marché restait dépendant de copies muettes. Ce film est l'un des courts métrages de 1930 dont le studio Roach a proposé une copie muette pour cette exploitation spécifique, et c'est une version assez fidèle du film, avec des intertitres... Il y a d'autres courts (Notamment Blotto, et Unaccustomed as we are) qui sont dans ce cas, on commence à pouvoir y avoir accès grâce à la sortie d'anthologie restaurées, chez Kit Parker et Flicker Alley, deux labels spécialisés aux Etats-Unis.

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Published by François Massarelli - dans Laurel & Hardy James Parrott Hal Roach Muet
19 juin 2025 4 19 /06 /juin /2025 22:04

Une comédie rurale très proche du style d Mack Sennett, dont alice Howell est la vedette... Elle y interprète une fille de la campagne, dotée d'un fiancé (Dick Smith) aussi peu sophistiqué qu'elle. L"histoire part dans tous les sens, avec un bootlegger (un trafiquant d'alcool) interprété par Oliver Hardy, un enfant abandonné, et accessoirement un agent fédéral... Il semble que tous les mâles du film soient attirés par la jeune première!

C'est un peu ce qui fait le prix des films de Alice Howell, en même temps que ce qui en limite la portée: les idées se téléscopent dans tous les sens, et il n'y a personne pour filtrer et dire oui ou non. Le film finit par manquer un brin de cohérence...

Restent deux plaisirs palpables: d'une part, Alice Howell est une comédienne qui s'engage physiquement dans un film, comme les plus grand(e)s de la comédie, et c'est évident dans ce film, dont on garde en plus une copie intégrake, ce qui est assez rare. D'autre ^part, Oliver Hardy, la crême des hommes paraît-il, n'avait pas son pareil pour incarner une fripouille...

 

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Published by François Massarelli - dans Alice Howell Muet Laurel & Hardy
14 décembre 2024 6 14 /12 /décembre /2024 09:14

Laurel et Hardy sont mariés, ce qui est une première... Bien sûr on ne passera pas trop de temps avant de comprendre que ces dames sont des mégères, et qu'ils sont particulièrement brimés. Mais les deux garçons réussissent à trouver le moyen de tenter une sortie, pour aller faire la fête et rejoindre des conquêtes de passage (Kay Deslis et Anita Garvin), le tout aux frais de Laurel... 

Ce sera un désastre: d'une part, l'argent de Stan s'est envolé, les laissant dans l'incapacité de régler une note particulièrement gourmande... D'autre part, une commère, amie des épouses (et qui finira dans le légendaire trou d'eau en trompe-l'oeil du studio) va aller cafter... 

C'est une première sur bien des points: d'une part c'est le premier film d'une longue et belle série réalisé par James Parrott pour le duo, et s'il n'est pas loin s'en faut le meilleur, il se défend bien. Ensuite il y est question de situation conjugale, ce qui tranche sur les habitudes, et les deux acteurs sont à l'aise dans le rôle. Enfin, on assiste à une tentative désespérée de sortir du rang, pour deux gentlemen qui n'ont rien de dragueurs effrênés... 

Le film repose beaucoup sur du solide, d'abord son casting, exemplaire, et les décors bien rôdés du studio Roach (la boîte où les deux hommes vont se rendre est le fameux Pink Pup); le rapport bien établi entre les deux hommes, avec Hardy qui décide et Laurel qui paie... Mais il y a ne sorte de prise de pouvoir par l'acteur Anglais, qui dans la deuxième bobine a droit à un moment poignant en solo, quand avec son visage seul il nous fait comprendre qu'il  perdu son argent, pendant qu'autour de lui les agapes deviennent de plus en plus sérieuses, et que son expression passe de l'étonnement à la terreur, au désespoir, le tout dans un idiome si Laurelien...

 

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Published by François Massarelli - dans Laurel & Hardy Muet James Parrott Hal Roach
8 décembre 2024 7 08 /12 /décembre /2024 12:12

L'un des derniers films à présenter Stan Laurel en personnage secondaire, cette comédie de deux bobines appartenait à la série fourre-tout des "All-stars", qui permettait au studio de bâtir des films autour d'acteurs sur le retour, d'anciennes stars qui tentaient de retrouver un semblant de splendeur... à un prix modique. On a vu Priscilla Dean, Creighton Hale ou encore Mabel Normand se prêter à l'exercice... Ici, c'est Agnes Ayres.

Celle-ci est une dame mariée à un dandy, et ils ont tout pour être heureux, mais un maître chaneur veille: il adresse à la jeune femme un ultimatum, car il possède des lettres compromettantes. Avec son valet, l'épouse se lance à l'aventure...

C'est une charmante et loufoque comédie qui se veut largement une parodie de mélodrame conjugal, ce qui n'a aucun mal à être drôle! Laurel y est un intéressant majordome, avec de la ressource, mais dans lequel on voit parfois poindre certains traits de son personnage en devenir... Et il assure une bonne part du show à lui seul, un signe qu'on avait compris chez Hal Roach qu'il y avait décidément d'excellents acteurs de génie dans le studio... Surtout un.

A noter: le film exploite beaucoup la complicité des personnages de Laurel et Ayres, qui doivent à tour de rôle assumer le traits d'une mystérieuse inconnue... Et quand Laurel, à l'avenir, allait se déguiser en femme, elle serait souvent prénommée Agnes...

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Published by François Massarelli - dans Laurel & Hardy Hal Roach Leo McCarey Muet
8 décembre 2024 7 08 /12 /décembre /2024 12:01

Voici un film intrigant, à l'histoire bien compliquée... Pas l'intrigue en soi, à plus forte raison dans ce qui reste du film: seuls deux fragments tirés de la deuxième bobine, et totalisant 4 minutes, ont été conservés. Je parle bien sûr de l'histoire de sa production...

Dans ce qui reste du film, deux policiers, James Finlayson et John T. Murray, se déguisent l'un en pierre tombale et l'autre en arbre (oui, cest authentique) pour prêter main-forte à un valet afro-américain (Oliver Hardy) déguisé en agent de police, et qui doit surveiller les agissements interlopes d'un groupe de trafiquants dans un cimetière la nuit. 

Un: oui, Oliver hardy est en blackface, de quoi nous embarrasser fortement...

Deux: et oui, il doit se comporter selon la convention en vigueur, qui vouait les afro-américains à la peur superstitieuse de la mort et de ses manifestations, dans les films de l'époque. C'est tout aussi embarrassant...

Une fois dit ceci, ce film loufoque est, en l'état, un festival de la gestuelle accomplie et maîtrisée à l'extrème de l'acteur, qui pourtant dans la version intégrale n'est qu'un personnage secondaire!

Le film a du déplaire, d'ailleurs, ou ne pas apparaître comme facilement exploitable, à l'heure où Roach se diversifiait un peu trop. Tourné en 1926, il a reçu son copyright (chez Pathé) en 1927 mais n'est sorti qu'une fois la collaboration entre Roach et la MGM entamée... Soit en 1928. Pathé avait gardé quelques films sous le coude, celui-ci est passé dans le lot. Peut-être quelqu'un a-t-il jugé qu'il était peu exploitable en capitalisant sur Hardy, puisqu'on ne le reconnaitrait pas... Quoi qu'il en soit, nous voici avec ces étranges quatre minutes sur les bras...

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Published by François Massarelli - dans Hal Roach James Parrott Laurel & Hardy Muet
27 novembre 2024 3 27 /11 /novembre /2024 15:54

Fidèle à la tradition d'utiliser les titres des gros succès du box-office pour ses courts métrages, qu'il y ait un rapport ou non entre les films, le studio Hal Roach a donc capitalisé avec ce petit film sur le succès de The merry widow, de Stroheim, sorti en 1925. Les films ne pourraient être plus dissemblables...

James Finlayson est marié, mais il passe son temps à la chasse... Pendant ce temps son épouse (Ethel Clayton) se languit et subit la conquête d'un voisin (Tyler Brooke) qui la convoitait avec insistance. Puis Finlayson découvrant la vérité, s'en va... Mais non sans un plan pour reconquérir son épouse.

A travers le dispositif du voisin immédiat qui espionne avec insistance, on pense un peu à So this is Paris, de Lubitsch, mais il se peut que ce soit un pur hasard, les deux films étant contemporains. C'est en tout cas un joyeux film désordonné, assez typique des oeuvres délirantes réalisées par Wallace, avec ou sans Laurel. Le crédit de ce dernier reste assez obscur, si ce n'est que le style profondément idiot du film ressemble assez aux courts métrages en solo qu'il a interprétés quelques années auparavant. Le délire ici va tellement loin, qu'il me semble impossible de raconter vraiment le film... Par contre, je tiens à préciser qu'on y remarquera la présence maquillée mais évidente d'un grand nom de la comédie, qui devait se sentir à l'aise dans ce grand n'importe quoi...

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Published by François Massarelli - dans Laurel & Hardy Hal Roach Muet