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  • : Allen John's attic
  • : Quelques articles et réflexions sur le cinéma, et sur d'autres choses lorsque le temps et l'envie le permettront...
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28 juillet 2017 5 28 /07 /juillet /2017 16:37

Blood and sand, de Fred Niblo, est sorti en août 1922. Après The Sheik, c'est le deuxième film avec lequel Rudolf Valentino a fait décrocher la timbale à la compagnie Paramount... Un succès considérable, pour un film qui divise jusqu'à aujourd'hui, entre les tenants d'un esprit "camp", qui se refusent à prendre ces histoires de toreador au sérieux, et prennent du bon temps avec un tel film, et les cinéphiles plus exigeants, qui considèrent ce film comme un navet de la pire espèce. Vous remarquerez que j'écarte d'emblée l'idée qu'on puisse prendre le film au sérieux, et l'aimer pour ses qualités de narration et d'interprétation: tout simplement parce que c'est impossible.

Et ça l'était déjà pour Stan Laurel et ses amis de Amalgamated Pictures en 1922: ce film sorti en novembre 1922 rassemble sous un titre aussi explicite que possible un certain nombre de scènes qui parodient le long métrage de Niblo avec un humour qui s'embarrasse de peu de subtilité ou de délicatesse: après tout l'original non plus ne faisait pas dans la dentelle...

Stan Laurel est donc Don Rhubarb Vaselino, un jeune Espagnol féru de corrida, qui va se marier avec la jolie Caramel (Julie Leonard), mais ensuite tomber entre les griffes de la vamp Filet de Sole (Leona Anderson), ce qui lui sera fatal. Une scène parodie l'inévitable danse de Rudolf Valentino, Laurel ayant pour partenaire son épouse Mae. Autre passage obligé des films de Valentino, la séance de déshabillage et habillage, qui là encore a inspiré la joyeuse bande de gagmen.

C'est joyeux, idiot, et surprenant par la longueur du film: c'est l'unique fois dans cette série de courts métrages que Laurel sera en vedette d'un film de plus de deux bobines. Il existe d'ailleurs des versions raccourcies de ce titre, mais tant qu'à faire, il faut le voir in extenso, dans sa version de 29 minutes. Petite recommandation pour finir: fuyez la version de 39 mn sur Youtube: elle a été passée à 18 images par seconde, et se traîne lamentablement. Le film est drôle et sans prétention aucune, mais il nécessite qu'on le respecte un peu... Par contre, au risque de surprendre, voici à ma connaissance l'unique film dans lequel on passera outre le destin du taureau dans ce sport répugnant qu'est la tauromachie: car en dépit d'une scène dans laquelle il envoie valser les animaux, ce Don Rhubarb Vaselino me paraît bien inoffensif dans l'arène...

Un dernier détail qui tempère un peu l'impression que cette parodie soit meilleure que l'original: on connait la tendance très implantée des comédies muettes pour jouer sur les stéréotypes les plus lourds. Dans ce film situé en Espagne, il y a plusieurs scènes qui jouent sur les clichés des... Italiens. La consommation massive d'ail et de tomates, à laquelle Vaselino fait allusion en parlant à sa maman, ou encore le fait que dans la taverne où dansent le couple Laurel, on mange manifestement des Spaghetti con polpette... C'est gênant, non?

 

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Published by François Massarelli - dans Muet Comédie Laurel & Hardy 1922 *
28 juillet 2017 5 28 /07 /juillet /2017 16:24

Là où Roach lui offrait, en 1918-1919, des essais sous surveillance, à la recherche d'un univers et d'un personnage qui puisse cadrer avec le monde déjà établi du studio, Laurel a trouvé durant ses années au studio Amalgamated Pictures des opportunités de développer en relative liberté son art, de raffiner son style, et de trouver aussi du confort pour établir une vraie personnalité, qui était enfin compatible avec tous les aspects de sa palette: la plus riche, peut-être, de tous les comédiens, Laurel pouvant au gré de son inspiration passer du plus lunaire des clowns à l'ahuri le plus complet, en passant par des aspects surréalistes. Il aimait la parodie qui lui permettait de laisser libre cours à son génie pour la bouffonnerie la plus accomplie, mais appréciait aussi de pouvoir participer à de vraies histoires qui passaient par une évolution, avec un début et une fin, le tout en deux bobines, le format parfait pour construire un film sans en faire trop. C'est à cette dernière catégorie qu'appartient ce petit film sans façon, mais plein de qualités.

Pour commencer, on voit qu'on a le temps, puisque le film nous présente non pas un, mais deux personnages. L'un est riche, et c'est un escroc, on l'apprendra très vite. L'autre est pauvre, et c'est Humpty-Dumpty (Laurel), un charpentier qui vit en pleine débrouille: les deux prennent leur petit déjeuner en même temps, et on s'amuse de voir la transposition du luxe de l'un dans la débrouillardise ingénieuse et loufoque du second. Il ne se rencontreront vraiment que deux fois dans le film, mais cela aura une incidence sur la petite intrigue-prétexte (une sombre histoire d'escroquerie opérée par le bourgeois sur l'entreprise où travaille Laurel), mais soyons clairs: ce qui compte ici, c'est Laurel, électron libre lâché dans une entreprise, où il peut tester ses gags, c'est-à-dire son pouvoir de nuisance! Il peut aussi tester sa relation avec un contremaître (Véreux) qui anticipe sur l'irascible James Finlayson... Très plaisant, donc.

Reste que le film fait penser, par son mélange entre intrigue et loufoque, à l'art de Larry Semon. Mais je ne peux m'empêcher de me demander, sachant que Laurel a travaillé avec Semon: lequel a influencé l'autre?

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Published by François Massarelli - dans Muet Comédie Laurel & Hardy
27 juillet 2017 4 27 /07 /juillet /2017 08:52

Laurel veut se reposer, comme le dit un intertitre il souhaite sentir l'air salin des grandes forêts de conifères... Il part, mais trouve très vite à se loger... chez un homme (Frank Terry) dont il a aidé à porter les bagages. Mais chez cet homme, il y a un souci de taille: son épouse (Marie Mosquini) est une militante de la cause féministe, qui entend bien régner chez elle. Et le voisin (Bud Jamison) est très chatouilleux quand on touche à ses légumes. Par contre il a une fille (Mildred Reardon), qui s'avère bien jolie.

Encore une fois, Laurel participe en vedette à un court métrage en une bobine pour Hal Roach, et c'est le dernier disponible, mais comme les deux précédents, ce film ne convainc pas... Le personnage manque singulièrement de substance, et même si cette fois il a un enjeu, puisqu'il entend se reposer, il reste ballotté au gré des événements et des motivations des autres. Le lieu principal de l'action (un bloc de maisons modestes, et deux jardins attenants) sont à peine exploités, et tout ça ne mène nulle part...

...Si ce n'est une fois de plus à apprécier le travail de tout ce petit monde, entre la composition inquiétante de Marie Mosquini, et le double rôle de Noah Young, en employé des chemins de fer, puis en policier (C'est lui qui vient demander à Laurel de nettoyer sa cour, dont un intertitre nous dit qu'elle est tellement sale que tous les cochons du quartier se plaignent).

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Published by François Massarelli - dans Muet Comédie Laurel & Hardy
26 juillet 2017 3 26 /07 /juillet /2017 21:40

Sorti en 1919, mais probablement tourné plus tôt alors que Laurel faisait un petit essai solo chez Roach, ce film d'une bobine est tellement anarchique qu'il semble parfois improvisé dans un décor d'hôtel. ll est parfois un peu difficile à résumer:

Laurel est le concierge d'un hôtel, dans lequel plusieurs famille vivent, qui vont se mélanger, dominés par une situation troublante: un homme (William Stevenson) trompe sa femme avec une vamp (on reconnait sans problème Marie Mosquini dans un de ses rôles favoris), et se fait surprendre par madame. Celle-ci essaie de lui tirer dessus, mais rate en dépit des efforts de Laurel pour l'aider. A la fin, quand il retourne vers son épouse l'homme lui dit: "Je t'aime, mais tu tires vraiment mal!"...

Bref, tout ça n'est pas très sérieux, et on sent bien que Laurel est à la recherche d'un personnage, ou d'une cohérence, que l'improvisation ici à l'oeuvre, en dépit de l'atmosphère vaguement surréaliste, peine à lui donner. les aficionados de Roach reconnaîtront ici sans aucun problème Charlie Stevenson, Noah Young et James Parrott...

 

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Published by François Massarelli - dans Muet Comédie Laurel & Hardy
26 juillet 2017 3 26 /07 /juillet /2017 21:28

Sur le front de mer, dans une petite ville Californienne, une jeune femme entre dans un café, pour y manger, suivie d'un certain nombre d'hommes. Elle y croise aussi un vagabond, qui est venu là en trichant un peu, et en escroquant un gamin. Comme celui-ci est le fils d'un policier, il va y avoir, forcément, un peu de sport...

Hal Roach est un grand homme: il a eu la bonne idée de fonder un empire de la comédie sans lequel nous aurions été privés de Harold Lloyd, Snub Pollard, Stan Laurel et Oliver Hardy. Ou du moins tous ces gens auraient sans doute fait carrière, mais pas de la façon qu'on connait. Par contre, en tant que cinéaste, c'est différent: il était largement tributaire du talent qui était assemblé sur un film. Pour le premier court métrage solo de Stan Laurel, qui venait de s'illustrer aux côtés de Larry Semon à la Vitagraph, dans une série de films de deux bobines, ça part un peu dans tous les sens. Il est probable que tout ce petit monde est en rodage. La première série de courts métrages avec Laurel ne durera d'ailleurs pas.

Notons toutefois trois choses: 

un: l'un des policiers est le grand Noah Young, le dieu de la castagne et de la discorde chez Hal Roach.

deux: la jeune femme dont le manège est d'ailleurs incompréhensible, est Clarine Seymour, une éphémère actrice, qui s'illustrera chez Griffith avant une pneumonie fatale à 22 ans.

trois: Laurel utilise ici un gag avec un chapeau, qui sera réutilisé par Lloyd l'année suivante, mais en beaucoup mieux. Rien ne se perd, rien ne se crée: la loi habituelle du gag.

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Published by François Massarelli - dans Muet Comédie Laurel & Hardy
5 septembre 2016 1 05 /09 /septembre /2016 18:21
The midnight patrol (Lloyd French, 1933)

Continuant sur la lancée de Me and my pal, voici encore un court métrage qui passe tout seul, et qui ajoute une nouvelle pierre à l'édifice de l'absurde morbide, un trait lié à Stan Laurel lui-même...

L’agent Laurel et l’agent Hardy ont été engagés le jour même, et ils sont particulièrement inefficaces, ce que les bandits eux-mêmes ne peuvent que remarquer, et ils ne se font pas prier: Stan en surprend même en train de voler les roues de leur voiture de patrouille, alors que les garçons sont au volant! Ils ne se rendent pas compte que le "commerçant" qui les accueille dans sa boutique, est en fait un cambrioleur! Ils vont enfin intervenir pour un supposé cambriolage, et arrêter le chef de la police qui avait oublié ses clés. Celui-ci trouvera à la fin du film une solution radicale pour se débarrasser d’eux... Je vous la laisse découvrir, elle est laconique, mais très efficace.

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Published by François Massarelli - dans Laurel & Hardy Hal Roach Comédie
1 septembre 2016 4 01 /09 /septembre /2016 14:31
Me and my pal (Charles Rogers, Lloyd French, 1933)

Après quelques retards au démarrage, dus à l’attention du studio entièrement concentrée sur The devil’s brother, les courts métrages de deux bobines ont soudainement été l'objet d'une embellie phénoménale. Les prétentions de tout le monde ont été revues à la baisse, et un certain nombre de scripts très "Laureliens" ont été développés, résultant dans quatre perles… Voici la première.

Hardy s’apprête à se marier, autant avec les millions de son futur beau-père (James Finlayson, en "Mr Cucumber!) qu’avec sa fiancée, et il a chargé Stan de prendre les mesures qui s’imposent: notamment, celui-ci a ramené un cadeau bien intentionné: un puzzle pour les longues soirées d’hiver. Au lieu de se charger des derniers préparatifs, Stan se lance dans le puzzle, et la contagion aidant, le mariage programmé a vite du plomb dans l’aile.

Dans ce film réalisé par Charles Rogers, et donc largement piloté par Stan Laurel soi-même, Laurel et Hardy démontrent que tout l’art de la comédie courte ne repose pas sur le fait de pouvoir aller d’un point A à un point B : il suffit d’avoir l’intention d'aller d'un point A à un point B, et d'en être empêché. En vérité, une fois le puzzle ouvert, non seulement ni Laurel ni Hardy ne quitteront la maison, mais le reste du monde va s’installer à domicile, happé par le puzzle. Et bien sur, la maison sera détruite au final.

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Published by François Massarelli - dans Laurel & Hardy Hal Roach Comédie
11 août 2016 4 11 /08 /août /2016 15:41

Difficile à croire, sans doute, mais toute l'attention du studio Roach, en cette année 1933, était concentrée sur ce film de 9 bobines, supposé à lui tout seul imposer Laurel et Hardy une bonne fois pour toutes. D'ailleurs, Hal Roach dans le rôle de réalisateur de long métrage, c'est le signe d'un film important pour le studio...

Fra Diavolo, donc, devait être le titre Américain, de ce film, mais on l’a Anglicisé. D’autres modifications d’importance ont eu lieu, notamment un resserrement du montage, qui totalisait 11 bobines, faisant la part belles aux chansons et aux moments-Chantilly de ce qui reste, je le répète, une opérette. L'actuelle version de 9 bobines a été resserrée autour des deux vedettes, mais ce n'est pas suffisant. Fra Diavolo (Dennis King) est un bandit qui se cache en chantant à tue-tête des airs (de sa voix de baryton, si je ne m’abuse) dans lesquels il s’auto-dénonce en permanence, et il s’acoquine avec Stanlio et Ollio, deux bandits ratés, pour subtiliser les bijoux et l’argent d’un couple d’aristocrates joués par James Finlayson et Thelma Todd. Les moments-clés de l’opérette ne sont que rarement et moyennement drôles, mis en scène par Hal Roach. Le reste du film, c’est-à-dire dire l’épopée mal intégrée de Stan Laurel et Babe Hardy a été tournée par Charles Rogers, et sans doute largement supervisée par Laurel lui-même.

Les moments de slapstick prennent leur temps, mais on ne s’y ennuie heureusement pas. Il est regrettable que Finlayson (Toujours aussi moustachu) et Todd (Toujours aussi charmante) aient eu peu d’occasions d’échanger avec leur collègues du studio, tant Dennis King, qui joue Diavolo, est tarte (A la chantilly, donc). Le plus drôle, c’est que ce film est considéré comme un classique en France, on le retrouve d’ailleurs en avantageuse compagnie dans le livre de Patrick Brion consacré à la comédie. Sans doute à cause des plaisanteries de Stan, qui pour passer le temps, fait des jeux de mains hilarants et assez virtuoses, en même temps que parfaitement inutiles. Ce dernier adjectif sied totalement au film.

 

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Published by François Massarelli - dans Pre-code Laurel & Hardy
11 août 2016 4 11 /08 /août /2016 15:34

L’année 1933 est marquée de deux événements chez Laurel et Hardy: d’une part, le départ de James Parrott, réputé incontrôlable pour son alcoolisme, mais dont surtout Roach ne voulait plus pour réaliser des longs métrages, désormais le format privilégié du producteur, au grand dam de Stan. Ce départ (Même sil reviendra par la petite porte en tant que gagman) s’accompagne de l’arrivée discrète et occasionnelle dans le fauteuil de réalisateur et co-réalisateur, d’un collaborateur dévoué à Stan, Charley Rogers; un signe que désormais, y compris dans le petit studio familial ou on s’amuse à travailler en faisant rire, la guerre de tranchées entre les exécutifs et les créatifs a commencé.

Le deuxième événement de taille, c’est la mise en chantier de Fra Diavolo, un film musical adapté d'un opéra comique dont Roach est persuadé qu’il va achever de persuader la terre entière du génie de Laurel et Hardy, bien qu’il les étouffe en permanence derrière une intrigue totalement insipide. Une attitude qui ne présage rien de bon dans la mesure ou Laurel et Hardy vont devoir bientôt passer définitivement au long métrage…

En attendant, voici Twice two, le bien nommé dernier court métrage de Laurel et Hardy réalisé par le petit frère de Charley Chase. On ne peut pas dire qu’avec ce film, Parrott fasse des adieux brillants. C’est lent, et peu inspiré, sauf en matière de prouesse technique: Laurel est marié avec la sœur de Hardy, et Hardy avec la sœur de Laurel; c’est une soirée d’anniversaire, pour les deux couples qui se sont mariés le même jour, et Mrs Laurel (Donc, Oliver déguisé) a préparé une surprise pour tout le monde. C’est très bien fait, et çà supporte une deuxième vision sans aucun problème, rien que pour juger sur pièces des truquages: en fait, un montage particulièrement minutieux la plupart du temps, plus une double exposition de quelques plans.

Pour le reste, on peut aussi voir que si Laurel reprend le rôle déjà exploré dans Another fine mess d'Agnes, en y ajoutant juste le doublage crétin (Aucune des deux dames ne reprend sa vraie voix), Hardy interprète vraiment le rôle de sa soeur avec une conviction qui laisse pantois: ça s'appelle le génie.

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Published by François Massarelli - dans Laurel & Hardy Comédie Pre-code
27 juillet 2016 3 27 /07 /juillet /2016 16:26
Towed in a hole (George Marshall, 1932)

Hardy et Laurel, marchands de fruits de mer, achètent durant la première minute du film un bateau à retaper, qu’ils vont saboter en voulant le réparer sur le reste du court métrage. On trouvera ici de bons gags, impliquant beaucoup d’eau et de peinture, et un mémorable Tit for tat: cette expression désigne dans le monde de Laurel et Hardy les échanges froids et agressifs, par exemple la réaction de Charlie Hall dans The battle of the century lorsqu’il prend calmement une tarte et l’envoie poliment à la tête de Hardy, déclenchant une réaction en chaîne. Dans ce film, Hardy se venge d’avoir reçu de l’eau en posant un tuyau d’arrosage dans la salopette de Laurel, le tout avec le plus grand calme et la plus grande concentration… Les échanges méthodiques se poursuivent ensuite durant 4 minutes… Un autre gag notable arrive lorsque Laurel reste à l’intérieur du bateau, sommé par Hardy de ne rien faire afin d’éviter toute catastrophe : il souffle alors dans son pouce, provoquant un mouvement de son chapeau. C’est la deuxième excentricité physique de Laurel, après ses oreilles qui bougent de Blotto et Any old port! Bientôt, The devil’s brother allait en rajouter dans ce domaine…

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Published by François Massarelli - dans Laurel & Hardy Hal Roach