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30 décembre 2025 2 30 /12 /décembre /2025 21:39

Ce film sorti en février 1929 est, dans l'ensemble, un “petit” McCarey, malgré la présence succincte mais toujours significative de la grande Josephine Crowell, et un premier piano qui va souffrir à cause de Laurel et Hardy: il doit supporter un cheval... L’intrigue concerne une confusion entre le tableau Blue Boy de Gainsborough, et le cheval du même nom dont s’occupent Laurel et Hardy: les deux hommes, qui sont garçons d'étable, viennent d'apprendre qu'on a volé le tableau de Gainsborough, mais pour eux le nom "Blue boy", n'évoque pas autre chose que le cheval dont ils ont la charge. Afin de toucher la récompense, ils ramènent donc l'animal chez celui qu'ils croient être son propriétaire (Dell Henderson). Il s'ensuit une série de confusions, car bien sûr tant qu'il n'a pas vu la méprise le propriétaire ne peut se rendre compte de l'énormité de la situation. Et donc, il leur demande... Please, put it on the piano.

Comme pour d'autres films, on a retrouvé une copie dotée de sa bande-son originale, qui montre bien comment la sonorisation des dernières comédies muettes (Sur disque Vitaphone) suivait un standard assez bien établi: chansons populaires mêlées les unes aux autres dans l'accompagnement orchestral, et bruitage ad hoc, suivant avec rigueur l'intrigue et les gags, en essayant de ne jamais prendre toute la place.

On a un assez bon exemple de ce genre de procédé, avec ici un son que je considère comme un accessoire comique à part entière, mais qui est utilisé en prolongement d'un gag récurrent: Laurel et Hardy, peu habitués aux manières de la bourgeoisie, essaient de comprendre les ordres étonnants (De leur point de vue) donnés par le supposé propriétaire du cheval. La seule solution pour accepter la situation est de se dire qu'il est fou, d'où un geste de la main qui sera systématiquement accompagné d'un bruit de coucou. Et bien sûr c'est essentiellement Laurel qui va le faire, en toute logique.

Une fois de plus, Wrong again repose sur la dynamique du mélange, celui entre deux mondes, deux univers, qui ne peuvent ni se comprendre, ni se côtoyer sans heurts. Celui de la bourgeoisie Californienne et de Laurel et Hardy. A ce titre, le film n'apporte rien de nouveau, à part bien sur un cheval sur un piano, et quelques scènes avec un arrière-fond coquin, lorsque Hardy fait tomber une statue d'un nu féminin, et va prendre des précautions inattendues pour reconstituer l'objet qui s'est cassé en tombant.

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Published by François Massarelli - dans Laurel & Hardy Muet Leo McCarey
30 décembre 2025 2 30 /12 /décembre /2025 21:25

La liberté, valeur essentielle des Etats-Unis d’Amérique : voilà quelle idée maîtresse inaugure ce film: on nous rappelle le plus sérieusement du monde les grandes dates de la conquête de la liberté par les Américains, de la courageuse installation des armées de Washington à Valley Forge, à l’arrivée de Pershing en Europe, en passant par Lincoln, et en finissant par … Laurel et Hardy, bagnards évadés, poursuivis par la police, et se réfugiant dans la voiture de complices, qui leurs donnent des vêtements à enfiler sur la banquette arrière avant de les déposer en ville: là, les deux héros constatent qu’ils se sont trompés de pantalons : ils faut donc les échanger, et afin de pouvoir le faire, les enlever en pleine ville…

La complicité fusionnelle des deux comédiens monte ici d’un cran. On est en droit de remarquer l’arrière-plan équivoque (le fait symbolique, d’abord, de voir ces deux hommes se précipiter fébrilement pour se déshabiller dans toutes les cachettes possibles, ou encore la pensée qui doit venir à l’esprit de tous les témoins de l’action) mais une fois de plus, on peut aussi bien se contenter de ce que Stan Laurel et Oliver Hardy ont souhaité une fois de plus incarner: deux gosses, inadaptés à leur environnement, et qui ne parviendront qu’au prix d’efforts surhumains à leurs fins, avant de passer à une autre situation embarrassante.

La deuxième bobine les voit régler leur problème, en empruntant un ascenseur qui mène en haut d’un immeuble en construction, ce qui leur permet de défier la pesanteur à la façon d’Harold Lloyd pour le reste du film. A noter, alors que les films de Laurel et Hardy jouent souvent sur une légère distorsion de la réalité, un final surréaliste, ce qui n’est arrivé réellement que dans Two tars: dans les deux cas, les deux comédiens apportent à la notion de distorsion une illustration au premier degré que je vous laisse découvrir. Le film, le deuxième de McCarey pour le duo, est sorti en janvier 1929 agrémenté d'une bande-son originale, sir disques Vitaphone comme c'était d'usage pour les muets tardifs de l'équipe. C'est un des très grands films de Laurel et hardy, assurément...

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Published by François Massarelli - dans Laurel & Hardy Leo McCarey Muet
8 décembre 2024 7 08 /12 /décembre /2024 12:12

L'un des derniers films à présenter Stan Laurel en personnage secondaire, cette comédie de deux bobines appartenait à la série fourre-tout des "All-stars", qui permettait au studio de bâtir des films autour d'acteurs sur le retour, d'anciennes stars qui tentaient de retrouver un semblant de splendeur... à un prix modique. On a vu Priscilla Dean, Creighton Hale ou encore Mabel Normand se prêter à l'exercice... Ici, c'est Agnes Ayres.

Celle-ci est une dame mariée à un dandy, et ils ont tout pour être heureux, mais un maître chaneur veille: il adresse à la jeune femme un ultimatum, car il possède des lettres compromettantes. Avec son valet, l'épouse se lance à l'aventure...

C'est une charmante et loufoque comédie qui se veut largement une parodie de mélodrame conjugal, ce qui n'a aucun mal à être drôle! Laurel y est un intéressant majordome, avec de la ressource, mais dans lequel on voit parfois poindre certains traits de son personnage en devenir... Et il assure une bonne part du show à lui seul, un signe qu'on avait compris chez Hal Roach qu'il y avait décidément d'excellents acteurs de génie dans le studio... Surtout un.

A noter: le film exploite beaucoup la complicité des personnages de Laurel et Ayres, qui doivent à tour de rôle assumer le traits d'une mystérieuse inconnue... Et quand Laurel, à l'avenir, allait se déguiser en femme, elle serait souvent prénommée Agnes...

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Published by François Massarelli - dans Laurel & Hardy Hal Roach Leo McCarey Muet
24 novembre 2024 7 24 /11 /novembre /2024 14:59

Une riche veuve (Lillian Leighton) possède tellement de millions qu'elle est un gibier particulièrement intéressant pour un coureur de dot. Blaylock, le patron d'une firme d'experts financiers (Frank Brownlee) aimerait être l'heureux élu, mais comme la brave dame serait plutôt d'avis de se trouver un jeunôt, il se rabat sur une autre option: il oblige son secrétaire, qui lui doit de l'argent, à séduire la millionnaire, pour mieux gérer sa fortune après. Le secrétaire en question (Charley Chase) va s'exécuter, apprenant du même coup à connaître l'environnement de Mrs Schwartzkopple: son grand fils, Oswald (Oliver Hardy), et surtout sa fidèle secrétaire (Gladys Hullette), aussi jeune et charmante que sa patronne est, disons, passée bien au-delà de la date de péremption... Devinez la suite.

Une mission impossible à accomplir, des ennuis à n'en plus finir, des quiproquos et des tonnes de gaffes. On est dans le quotidien idéal pour la comédie muette qui vivait son age d'or. C'est un film en deux bobines d'une équipe (Charley Chase et Leo McCarey) qui était absolument infaillible.

De plus, Chase qui définissait toujours au moins un tiers de son personnage en fonction de la situation, choisit ici de jouer un type bien, tout ce qu'il y a de normal, mais aussi d'une maladive timidité, sans jamais exagérer cet aspect. Ca ne fait qu'ajouter un ingrédient de plus, mais qui est constamment bien mené. Et l'interaction avec Oliver Hardy est fantastique, comme de juste.

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Published by François Massarelli - dans Muet Comédie Charley Chase Leo McCarey
24 novembre 2024 7 24 /11 /novembre /2024 11:34

Pendant longtemps, ce film nous est parvenu sous la forme d'un ensemble de fragments disjoints... Aujourd'hui on en possède une copie complète (d'ailleurs titrée The way of all dress, selon le voeu du distributeur Britannique). Charley Chase y travaille chez un couturier, et doit livrer un pantalon chez son patron: l'épouse de ce dernier lui fait un cadeau surprise... Mais ce qui va poser problème c'est que le patron passe en voiture devant sa maison, et voit par la fenêtre son employé se déshabiller...

Le début du film installe un contexte en deux points: d'une part l'épouse confond de dos Charley avec son mari, occasionnant un quiproquo qui nourria les soupçons plus tard. D'autre part Charley est très timide avec les femmes, et a le plus grand mal à leur dire non...

Le film de toute façon se débrouille pour, de façon logique, amener Chase, sans pantalon, sous une table dont les convives ne se sont aperçus de rien. Et la chasse au pantalon est le principal ingrédient du film, ainsi qu'un détective inefficace en diable, engagé par le patron.

C'est le retour de Leo McCarey aux commandes. Que le film soit excellent ne fait aucun doute. Mais on voit qu'avec lui, l'équipe prend une direction légèrement différente de celle que Parrott aurait choisie: plus d'absurde et de loufoquerie! Avec McCarey, la comédie reste les pieds sur terre, et marquée par la logique et la continuité des situations.

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Published by François Massarelli - dans Leo McCarey Charley Chase Hal Roach Muet
7 novembre 2024 4 07 /11 /novembre /2024 21:34

Situation improbable... Charley Chase est sur le poit de se marier, mais sa fiancée est capricieuse et éprise des planches... Elle lui demande donc son concours pour une représentation d'un extrait de Romeo et Juliette (il ne jouera pas Juliette). Il s'y met à contrecoeur, et constate très vite que si le texte passe bien, c'est le costume qui pose problème. Les jambes particulièrement maigres de Chase ne s'accommodent pas très bien des collants! Il a recours à un stratagème, qui consiste à se renforcer avec des éponges. Puis le parcours à pied vers le théâtre ne sera pas de tout repos...

La situation aurait été un peu drôle avec le costume seulement, mais c'est surtout toutes les conséquences du costume et le soutien de ses amis (dont certains décident de lui offrir du courage en bouteille! La représentation sera (presque) ruinée par le comportement du jeune homme, trop saoul pour que sa scène en costume soit autre chose qu'un désastre, et quant à son apparence, elle sera aussi ruinée, car les éponges ne font pas bon ménage avec l'eau des sprinklers Californiens...

Une fois de plus Chase paie physiquement de sa personne, sans aucune crainte du ridicule. A noter, la participation d'Oliver hardy en policier, de William Orlamond en futur beau-père, et d'une nouvelle leading lady, Corliss Palmer. On rève d'une participation de Martha Sleeper à ce film...

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Published by François Massarelli - dans Charley Chase Leo McCarey Muet Hal Roach
4 novembre 2024 1 04 /11 /novembre /2024 21:39

Charley Chase, en jeune homme bien sous tout rapport, doit épouser la jeune femme que son père lui a choisi, sans la connaître, mais il rencontre une jolie personne, jouée par Martha Sleeper, et il décide de faire capoter le mariage arrangé en se faisant passer pour un cinglé. Et bien sûr lorsqu'il a tout fait pour se griller (mais alors vraiment tout!), il découvre que la fiancée qu'on lui destine n'est autre que la jeune femme dont il est tombé amoureux...

Modèle de rigueur, comme d'habitude avec les courts métrages burlesques de McCarey, le film est l'occasion de voir toute la palette des capacités aussi bien de Chase qui s'amuse ici en permanence,que de sa partenaire l'excellente Martha Sleeper, dont je ne me lasse pas de voir la façon dont elle utilise ses yeux pour aller toujours plus loin. Et n'oublions pas que contrairement à Katherine Grant, souvent excellente en partenaire de Chase mais généralement cantonnée à un comique de réaction, c'est une authentique comédienne, qui joue physiquement.

En 25 minutes, un univers bien réglé, très typique de ce que les années 20 pouvaient montrer dans les films (soit des gens aisés, qui donnent des réceptions somptueuses) va gentiment se transformer en un monde chaotique et mené par la prétendue folie d'un ou deux personnages... Mais sans anarchie, non, tout en douceur et en amabilité...

Pourtant les gags autour de la folie visuelle sont nombreux, savoureux, et tellement bien amenés... L'exposition prend sans doute son temps, mais elle nous donne non seulement l'intrigue, on a les personnages en prime! L'alchimie entre Chase et Sleeper fait pousser des soupirs de satisfaction (Muets, bien sûr). Et en prime, le quidam devant lequel Charley s'entraîne à faire le fou, n'est autre qu'Oliver Hardy. Une victime courante chez Charley Chase...

 

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Published by François Massarelli - dans Muet Charley Chase Leo McCarey Hal Roach Laurel & Hardy
4 novembre 2024 1 04 /11 /novembre /2024 21:35

Mr et Mrs Moose sont mariés, pour le pire et l'inesthétique. Elle a, un intertitre nous le signale, un visage apte à "arrêter les pendules", et lui un faciès qui pourrait les faire repartir... Elle (Vivien Oakland) a un nez proéminent, une mine en relief, un excès de respiration en 3D, une excroissance nasale idéale pour s'engager dans la narine; lui (Charley Chase) a une machoire inventive, des chicots qui exagèrent, des dents qui dépassent, mais tant que ça en devient risible pour l'humanité entière... 

Ils vont tous les deux, mais sans en informer l'autre, procéder à des changements radicaux, l'un chez le dentiste et l'autre chez le chirurgien esthétique. Quand ils sortent, ils se sentent tellement renaître qu'ils vont chacun expérimenter leur nouveau pouvoir de séduction avec un(e) inconnu(e), et mettre leur mariage en danger. Et bien sûr, ils ne vont pas reconnaître, face à eux, leur conjoint...

C'est merveilleux, et il restait une fois ces bases posées, à ajouter que bien sûr, les tractations avec le destin pour maintenir la confusion aussi longtemps que possible, font partie des moments les plus intéressants du film, qui est virtuose. Reste aussi que le metteur en scène s'amuse en effet à questionner la validité des liens du mariage, dans un film qui certes reste une comédie, mais... on est passé près d'un désastre moral. Les comédies 'matrimoniales" de Hal Roach étaient clairement en avance sur leur temps.

 

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Published by François Massarelli - dans Charley Chase Leo McCarey Muet Hal Roach Gale Henry
4 novembre 2024 1 04 /11 /novembre /2024 21:34

La princesse Helga de Thermosa (Martha Sleeper) vit à new York en attendant de pouvoir accéder au trône, ce qui ne devrait pas tarder. Mais... le premier ministre, qui vise la couronne, l'avise lors de la mort du roi de la nécessité pour elle d'être mariée, car il souhaite lui barrer la route. Avant de rentrer, elle se marie avec un homme (Charley Chase) qui n'a rien à perdre: il vient d'être condamné à mort.

Mais deux minutes après le départ de la jeune femme, il est grâcié. Sa décision est prise: il sera roi...

L'histoire a déjà servi chez Roach, notamment dans His royal slyness avec Harold Lloyd. Ca ressemble surtout à un prétexte sans vergogne pour recycler des costumes et employer tout le studio! On reconnaîtra donc parmi les acteurs un certain nombre de têtes connues, parmi lesquelles Oliver Hardy, ou encore John Aasen, le géant de Why worry?... Et surtout on a le plaisir de voir Max Davidson en co-vedette aux côtés de Chase et Sleeper. On aurait aimé que cette dernière soit plus exploitée, comme elle pouvait par exemple l'être pour ses dons comiques dans les courts métrages de Davidson, mais pour un prétexte, ce film se laisse gentiment regarder quand même...

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Published by François Massarelli - dans Muet Charley Chase Leo McCarey Hal Roach
4 novembre 2024 1 04 /11 /novembre /2024 21:32

Un couple se fait, mais avec ses petits secrets: madame (Virginia Pearson) n'a pas prévenu son deuxième mari (Anders Randolf) qu'elle avait un grand fils (Charley Chase), donc quand celui-ci vient visiter à l'improviste, il faut trouver un stratagème... Il se fait donc passer pour le valet personnel de son beau-père, afin que celui-ci s'habitue à lui. L'exercice serait foncièrement déplaisant, s'il n'y avait la nouvelle bonne (Martha Sleeper) dont il devient rapidement complice...

La situation est en place, que la fête commence: c'est un festival de quiproquos, de soupçons, de stratégies qui sont d'autant plus louches que les secrets qui sont ici cachés n'ont rien d'inavouable... La comédie de DeMille a permis au cinéma d'entrer dans les chambres à coucher, elle a fini par passer le flambeau à ces comédies de précision telles qu'elles étaient concoctées chez Hal Roach. Mais l'observation de ces nouveaux couples, ces gens mariés pour la deuxième fois avec un passé, faisait vraiment son entrée dans le cercle de la comédie burlesque Américaine qui n'en finissait pas d'accompagner le développement de la société moderne des années 20...

Et l'équipe de quatre acteurs, menés par Chase et Martha Sleeper (comme d'habitude l'égale en tous points du génie de la comédie avec lequel elle travaille, et prête à payer physiquement de sa personne) est fantastique, avec un timing superbe et des performances à l'avenant de la part de tous les acteurs...

 

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Published by François Massarelli - dans Muet Leo McCarey Charley Chase Hal Roach