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20 juillet 2025 7 20 /07 /juillet /2025 16:38

Dans la collection erratique et peu glorieuse des films de McKimson avec le coq Foghorn Leghorn, certains films ressortent, principalement par leur casting; c'est le cas de celui-ci, qui introduit le personnage de Egghead, Jr: un poussin surdoué confié à la sagacité douteuse et la sagesse frelatée du grand coq.

Le point de départ c'est que Foghorn pense qu'il a besoin d'amour, et vient courtiser une poule, une jeune veuve; pour lui plaire, il accpte de s'occuper de son petit, qui n'a pas les mêmes conceptions que lui... Le personnage du petit, d'ailleurs réduit à l'essentiel, est formidable justemnt parce que (sans jeu de mots) c'est quasiment une coquille vide, un personnage dont on peut faire ce qu'on veut... 

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Published by François Massarelli - dans Animation Looney Tunes
14 juillet 2025 1 14 /07 /juillet /2025 23:40

Coyote, désert, oiseau, Acme.

Bref, vous avez compris... C'est un bon film de transition, construit de façon rigoureuse comme tous les autres films ou presque, avec les appellations latines habituelles en générique, et un ensemble de tentatives ratées. 

L'une d'entre elles mérite de rester dans l'histoire à cause de son improbabilité absolue: pour triompher de son oiseau tant convoité, le coyote a l'idée de commander un costume d'homme-chauve souris... vert.

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Published by François Massarelli - dans Wile E. Coyote Chuck Jones Looney Tunes Animation
14 juillet 2025 1 14 /07 /juillet /2025 23:33

Daffy Duck est un très mauvais vendeur à la sauvette de farces et attrapes... Mais il apprend un jour qu'un milliardaire souhaite, avant de passer l'arme à gauche, rire car il ne l'a pas fait depuis longtemps. Attiré par la prime, le canard se précipite, mais il aura un obstacle en la personne d'un majordome qui lui refuse d'entrer...

C'est un classique, et l'un des derniers films qui nous permettent de voir Daffy Duck en vrai canard crétin... Ce que Chuck Jones n'aimait pas trop, préférant souvent le doter d'une personnalité de râleur malchanceux. Ce film très réussi est un vrai bonheur, qui place le metteur en scène beaucoup plus que d'habitude dans l'ombre de Tex Avery...

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Published by François Massarelli - dans Daffy Duck Chuck Jones Animation Looney Tunes
11 juillet 2025 5 11 /07 /juillet /2025 14:11

George et Benny, deux chats errants, l'un très grand (Benny) et un peu idiot, l'autre plus petit et plus malin (George) sont sur un quai d'un port et cherchent de la nourriture. Avisant un bateau sous pavillon mexicain, ils décident de tenter leur chance (Benny dit qu'il adore la nourriture Mexicaine, justement)... Il y a bien une souris, mais... c'est Speedy Gonzales, la souris la plus rapide du Mexique.

La naissance d'un personnage tient à peu de choses... Il n'est que peu de héros qui aient été immédiatement reconnaissables et parfaits, aussi bien dans leur caractère, que leur esthétique. Les débuts de Daffy, de Bugs Bunny, voire d'Elmer (et que dire de Porky?) peuvent clairement en témoigner. Eh bien ceci est le début de Speedy Gonzales, que Freleng allait reprendre, et auquel il donnerait son allure désormais classique. En attendant...

 

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Published by François Massarelli - dans Animation Looney Tunes
11 juillet 2025 5 11 /07 /juillet /2025 13:56

Initialement, c'est Bob Clampett qui devait travailler sur ce court métrage, commencé en même temps que deux autres films qu'il avait normalement la mission de réaliser Bacall to arms et The Goofy Gophers... Tous deux seront finalisés par Arthur Davis, mais celui-ci a été fini par McKimson, et c'est une excellente surprise... Une surprise qui n'est pas sans rappeler que le moment où l'animateur a été promu au rang de réalisateur est tout simplement lié au départ de deux grands noms: Clampett et Tashlin. Dans un premier temps, les animateurs favoris de ces deux doux dingues ont donc été amenés à travailler pour son unité, et ça se voit... 

Le film est au confluent de tous les styles de la warner de l'époque, celui de Jones, celui de Freleng, pour lequel McKimson a justement été animateur, et bien sûr celui plus radicalement fou furieux, de Bob Clampett...

Daffy Duck a un truc pour essayer de trouver une maison à squatter: il présente un os à des chiens avant de "leur saiver la vie", en prétendant que son os est empoisonné... Ce qui déjà, en soi, est totalement absurde. Il trouve un pigeon (même si c'est un chien) qui le fait entrer, mais il ne faut pas déranger le maître, qui ressemble beaucoup à Peter Lorre, et qui a justement besoin d'un bréchet de canard pour une expérience...

Totalement loufoque, le film aurait pu être signé par Clampett en effet, et l'intrigue est tellement du grand n'importe quoi, que l'un des personnages, le chien, se plaint ouvertement de ne servir à rien dans le film!

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Published by François Massarelli - dans Animation Daffy Duck Looney Tunes
11 juillet 2025 5 11 /07 /juillet /2025 08:08

Situation classique: Sylvester se tient devant la vitrine d'une animalerie, où Tweety est exposé. Le regard du chat est plein d'une convoitise qui n'est pas difficile à analyser... Mais quand l'oiseau est acheté, le chat tente de s'introduire dans la propriété de la nouvelle maîtresse de l'animal, et ce n'est pas facile: il y a 4257 chiens, tous plus féroces les uns que les autres...

Le contact entre les deux protagonistes, ici, est limité à sa plus simple expression, et Syvester, tel un Coyote, lutte dans un combat trop inégal. Mais le but de Freleng n'est évidemment pas de nous faire croire qu'il va parvenir à quoi que ce soit... Non, son plaisir est dans les variantes sur les horreurs qui arrivent au chat, qu'on ne voit pas, et les conséquences qu'on accepte de nous montrer. La réussite de ce film, c'est ce qui se passe en off, et la façon dont on le reconstitue.

 

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Published by François Massarelli - dans Friz Freleng Animation Looney Tunes
11 juillet 2025 5 11 /07 /juillet /2025 07:49

Un coq obsédé s'introduit dans un poulailler, où il se fait passer pour un poussin pour tromper la vigilance du surveillant, Foghorn Leghorn... 

C'est affligeant: non seulement la personnalité du "héros" a toujours été assez peu engageante, mais ce court métrage est plus mauvais que tout. Le coq qui s'invite au poulailler se comporte en référence aux beatniks de ce début des années 60, et c'est extrêmement génant, mais en prime l'animation est réduite à un minimum à peine décent. A fuir...

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Published by François Massarelli - dans Animation Looney Tunes
10 juillet 2025 4 10 /07 /juillet /2025 14:21

Retournant sans cesse au charbon, le coyote aura-til enfin gain de cause? ...Cette question méritait-elle d'être posée?

En 1961, l'unité de Leon Schlesinger a bien changé, et l'appellation Looney Tunes est plus une convenance qu'une marque de fabrique. D'ailleurs chacun des réalisateurs impliqués a sa propre unité, et évidemment celle de Chuck Jones sort régulièrement un nouveau cartoon qui offre une série de variations en formes de gags sur l'échec absolu et programmé des initiatives du coyote pour attraper le Roadrunner...

Sauf que les temps sont durs, l'heure au recyclage et à l'économie. Por ce qui est de l'économie, le court métrage est plus raide, moins franchement animé... Ce qui est accentué par le style plus anguleux du metteur en scène. J'imagine qu'il y a des adeptes.. Mais aussi, les gags en eux-mêmes me smblent réchauffés, comme si Jones avait fait le tour des possibilités... 

Ce qui devait bien arriver un jour!

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Published by François Massarelli - dans Wile E. Coyote Chuck Jones Looney Tunes Animation
10 juillet 2025 4 10 /07 /juillet /2025 14:10

Est-il besoin de rappeler l'intrigue? Désert, Coyote, Roadrunner, Acme... Bon, je pense que vous avez repéré l'intention, le dosage dramatique, la mission à accomplir, et ses échecs inévitables...

C'est la période durant laquelle Jones n'avait pas encore totalement opéré la transformation de son style en l'enlaidissant, et ses animaux, encore plus ou moins ronds, contrastant avec un décor de plus en plus stylisé de Maurice Noble... 

Et c'était aussi l'époque durant laquelle Jones, conscient de la répétitivité absolue de la franchise, cherchait des moyens pour surprendre le public à l'intérieur même des gags, et aussi (et surtout) en délayer de façon impressionnante la résolution: ainsi ici, un gag particulièrement élaboré... L'idée est d'écraser l'oiseau avec une grande pierre plate, jetée dans le vide à son passage. Pour l'instant la proposition est très classique... Sauf que la pierre, au lieu de tomber, reste en équilibre sur le rebord de falaise. Le coyote tente une pression, légère au début. Puis il intensifie ses gestes, jusqu'à sauter entre la pierre et le sommet de son rocher... Quand il n'y tient plus, il se place sur la pierre et saute sans arrêt... jusqu'à ce que la pierre finisse par céder, et tombe. Il ne s'en aperçoit d'abord pas du tout. Au moment de la réalisation, Jones a eu l'idée de montrer le coyote immobile sur sa pierre (durant la chute, vertigineuse, et même interminable), une expression réduite à deux points à la place des yeux. Effet garanti. Et pendant ce temps, l'attente du dénouement (inévitable) continue pour le spectateur. Non seulement le gag n'est toujours pas résolu, mais en prime, le personnage nous entraine derrière lui, avec des regards caméra de toute beauté, et un timing diabolique.

...C'est du grand art.

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Published by François Massarelli - dans Chuck Jones Wile E. Coyote Animation Looney Tunes
7 juillet 2025 1 07 /07 /juillet /2025 23:19

Et si finalement, Chuck Jones était devenu avec l'âge le spécialiste des couples mal assortis? Un coyote lié pour l'éternité à l'oiseau qu'il n'attrapera jamais, ou un gentil bull-dog qui se met dans des situations pas possibles parce qu'il ressent une sorte d'amour paternel pour son compagnon le petit chat... Un canard qui n'en peut plus de devoir cohabiter avec un lapin beau parleur, ou ce même canard qui traine derrière lui un assistant qui n'est autre qu'un cochon... Bref, il y a une certaine tendance à vouloir explorer la dynamique de ces appariments, certains contre nature!

Claude le chat est pour moi un personnage attachant, un de ces losers magnifiques, qui ressemble à une version non bavarde, et vaguement jaunâtre, de Sylvester. Un malin, mais qui trouve toujours devant lui les pires ennemis, le pire étant ce petit chien au pedigree incertain qu'on lui colle un jour dans les pattes (il s'appelle Frisky)... Dans ce court métrage qui inaugure leur collaboration (il y aura trois films en tout), Claude qui vit une vie sans souci en seul animal de la maison, voit arrier un concurrent, un chiot qui a la faveur de son maître et de sa maîtresse. Il lui faut trouver un moyen de s'en débarrasser...

Sans que les animaux (contrairement à leurs maîtres, dont nous ne verrons jamais le visage) ne prononcent une seule réplique, nous allons assister à un festival d'expressivité, le champion toutes catégories état le chat Claude... Nous n'ignorons rien de sa duplicité, et nous pouvons quasiment lire ses pensées, dans une mise en scène magistrale qui doit beaucoup au muet, et au style radical et toujours innovateur de Jones en 1950...

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Published by François Massarelli - dans Chuck Jones Animation Looney Tunes