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22 décembre 2024 7 22 /12 /décembre /2024 16:56

C'est la saison de la chasse... au canard. Elmer Fudd est bien décidé à participer, mais Daffy Duck, sans doute en mémoire de sa première apparition, est lui aussi bien décidé à s'opposer...

Le fait est entendu: passé 1948, Daffy Duck perd quasiment tout son intérêt, sauf quand il devient la proie de la méchanceté de Chuck Jones... Ici, il est donc ce mollasson qui rate tout, et c'est une trahison totale de l'esprit de la création de Tex Avery et Bob Clampett... Ce qui est d'autant plus paradoxal qu'on revient ici aux fondamentaux.

Il y a juste à la fin une allusion à l'irrésistible danse loufoque du personnage, mais qui ne cadre pas avec le reste. Pour finir de l'assassiner, je concluerai en disant qu'en plus c'est d'une laideur assez repoussante...

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Published by François Massarelli - dans Daffy Duck Looney Tunes Animation
22 décembre 2024 7 22 /12 /décembre /2024 16:51

Sylvester s'avise de la présence d'un pic-vert... Et il a décidéd'en faire son repas, mais ce sera difficile, d'autant qu'un chien, un bull-dog nommé Hector, ne l'entend pas de cette oreille.

C'est un film impeccable, qui date d'une époque durant laquelle Freleng créait encore beaucoup, et ne reposait pas que sur des automatismes! Le personnage de Sylvester n'est pas encore totalement cristallisé dans son graphisme, ce qui donne un vrai dynamisme au film. Et l'animation est vraiment très fluide, on ne s'ennuie pas un instant.

Notons qu'ici, Sylvester ne parle pas du tout, ce qui lui donne infiniment plus de poids...

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Published by François Massarelli - dans Friz Freleng Animation Looney Tunes
22 décembre 2024 7 22 /12 /décembre /2024 16:46

Granny emménage avec son abominable canari Tweety... En chemin, le camion croise Sylvester, qui sent la présence de l'oiseau... et donc il va tout faire pour s'en emparer, mais l'animal est tellement maléfique qu'il n'y parviendra pas...

C'était encore clair, à cette époque, que le véritable héros (qui s'en prenait tant dans la figure, le pauvre) de ce dessins animés, n'était pas cet horrible piaf, mais bien sûr ce pauvre chat. C'est un dessin animé soigné, qui montre encore la verve un rien sadique de Freleng.

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Published by François Massarelli - dans Friz Freleng Animation Looney Tunes
22 décembre 2024 7 22 /12 /décembre /2024 16:41

Daffy Duck se rend à la plage avec sa petite amie, Melissa: elle ressemble à Veronica Lake, je ne sais pas si Veronica Lake était encore dans les mémoirs en 1953... La jeune cane est épatée par un autre canard, un body-builder, ce qui met une pression phénoménale sur Daffy...

Il fut un temps lorsque Daffy Duck était un héros viable, ou pour le moins étrange... Il était comme son surnom le laissait entrevoir, particulièrement loufoque... Puis sans raison, il est devenu cette chiffe molle, ce loser même pas magnifique, qui doit toujours passer derrière les autres et faire preuve de mauvaise foi. ...L'ombre de Donald? 

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Published by François Massarelli - dans Animation Daffy Duck Looney Tunes
22 décembre 2024 7 22 /12 /décembre /2024 16:32

Babbit et Catsstello, deux souris, tentent de cambrioler une épicerie, mais il leur faut faire face à deux dangers: d'une part, le chat de la boutique, d'autre part le fait que Catsstello est une insupportable andouille...

J'abandonne: je n'ai jamais compris l'intérêt des acteurs Abbott et Costello, rassemblés dans des films de série Z et unis par le pire u pire: un humour verbal, basé sur des automatismes et des jeux de mots. C'était pourtant un tandem très populaire, dont ce film et d'autres se veulent une parodie affectueuse. Mais la parodie est au moins aussi ennuyeuse que l'original... 

Sinon le film date du moment où McKimson a repris l'unité de l'autre Bob, Clampett! Ce dernier lui avait laissé quelques films à finir, dont celui-ci qui par moments nous fera penser au graphisme de l'illustre animateur... qui lui-même adorait se livrer à des parodies populaires. Pas grand chose d'autre à dire...

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Published by François Massarelli - dans Animation Looney Tunes
22 décembre 2024 7 22 /12 /décembre /2024 16:24

Une colonie de souris vit, à l'écart des hommes, une vie qui ressemble pourtant à la nôtre: une famille de souris vient s'installer, avec leur fille qui est particulièrement affriolante, ce qui n'échappe pas à un de ses voisins: mais le chat Claude, qui voit une occasion à ne pas manquer, va brouiller les pistes...

Le film mélange deux tendances clairement établies par Chuck Jones et ses unités: d'une part, il aimait depuis la fin des années 30 se situer dans une animation qui flirtait parfois dangereusement avec le mignon, le fleur bleue, voire le gentiment ridicule. Dans le meilleur des cas, ça pouvait donner les merveilleux dessins animés avec le chien Marc Anthony et son tout petit chaton. Ce film fait partie aussi des réussites du genre...

Et l'autre tendance, c'est bien sûr cette propension à nous montrer des accumulations d'escarmouches, entre par exemple le coyote et l'oiseau qu'il ne mangera jamais, ou entre Daffy et Bugs Bunny, des films qui sont une suite ininterrompue de tentatives souvent désastreuses, à peines résolues... Cest ce qui fait le sel de ce film, à travers un grand malchanceux, le chat Claude.

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Published by François Massarelli - dans Animation Looney Tunes Chuck Jones
14 décembre 2024 6 14 /12 /décembre /2024 20:43

Le sempiternel faucon débutant, Henery hawk, est toujours obsédé par l'idée d'attraper un poulet, dans la sempiternelle ferme. Il est toujours aussi obtus, et le chien de la ferme, qui souhaite être désagréable une fois de plus avec le coq Foghorn Leghorn, a l'idée de faire un marché avec le petit rapace: que ce dernier lui ramène un os, et il lui indiquera la présence d'un poulet. Puis un chat lui propose de lui indiquer la présence d'un os en échange d'un poisson, et enfin une souris lui promet un poisson en échange d'un bout de fromage...

C'est dommage, d'ailleurs, la continuité ne tient pas debout, car Henery trouve un poisson (grâce, évidemment, au coq) avant de ramener le fromage... Mais bon. Ce type d'accumulation est sans doute un truc facile de scénario, mais ça donne l'illusion d'un conte philosophique à très peu de frais, ce qui n'est pas négligeable... 

C'est un film loufoque, assez réussi (comme quoi tout arrive) et dans lequel on appréciera l'impression que chacun vit sa vie à l'écart, occupé à des tâches diverses, sans se préoccuper des autres: la façon dont le coq installe négligemment les rails d'un train électrique autour de la niche du chien par exemple, donne une jolie impression d'absurde militant...

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Published by François Massarelli - dans Looney Tunes Animation
14 décembre 2024 6 14 /12 /décembre /2024 20:33

Une araignée particulièrement sûre d'elle s'amuse de jouer au chat et à la souris avec une mouche innocente...

Ce qu'ignore l'animal, c'est que dès cette période, les préoccupations du réalisateur Friz Freleng, essentiellement, se tournent vers l'idée de mettre aux prises des petits êtres, principalement des animaux, avec des grosses bêtes ou des créatures colériques, toutjours au détriment de ces derniers. Chez Freleng, le chasseur est toujours la victime... Ce film ne fait pas exception.

Film sympathique, bien dans le ton vigoureux de ces productions de la première moitié des années 40, quand le studio de Leon Schlesinger était véritablement au sommet de sa forme, avant un certain ralentissement de l'action dans la plupart des films. Ce n'est certainement pas le cas ici... Et on note une fois de plus la trace évidente de l'influence des courts Disney sur Freleng à cette période...

"Meatless Flyday", maintenant, mérite certainement une explication: d'une part, la présence de Fly en première syllabe du deuxième terme, ne vous a pas échappé... A fly, c'est une mouche, donc. On est dans le contexte... Pour le reste, l'époque était aux restrictions: afin de faire participer la population à l'effort de rigueur, les autorités Américaines durant la seconde guerre mondiale ont eu l'idée d'instaurer un "vendredi sans viande", donc un Meatless Friday". Voilà; et comme d'habitude, expliquer un jeu de mots quel qu'il soit ne lui rend pas nécessairement service...

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Published by François Massarelli - dans Friz Freleng Animation Looney Tunes
14 décembre 2024 6 14 /12 /décembre /2024 08:59

En 1942, Norm McCabe avait repris l'unité "Looney tunes" de Bob Clampett, donc en strict noir et blanc, et tournait des films d'une sauvagerie et d'une absurdité à sans doute faire pâlir le maître lui-même... Celui-ci, qui met Daffy Duck aux prises d'un Dr Jerkyll, en est un exemple notable...

Daffy Duck est donc en quête d'une certaine "Cholé" à laquelle il doit remettre un télégramme. Il se retrouve dans la vaste demeure d'un certain Dr Jerkyll, qui est on s'en doute bien, en train de travailler sur la séparation du bien et du mal chez un être humain. Le reste est du grand n'importe quoi...

Alors que les Merrie Melodies, à ce stade de l'histoire de l'unité de production de Leon Schelsinger à la Warner, étaient devenues particulièrement raffinées, les Looney tunes, toujours en noir blanc pour quelques mois encore, restaient des films moins sophistiqués, dans lesquels les gags et l'animation partaient dans le délire, dans les grandes largeurs. 

Et c'est tant mieux.

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Published by François Massarelli - dans Norm McCabe Looney Tunes Animation Daffy Duck
11 décembre 2024 3 11 /12 /décembre /2024 17:56

Un chat (Sylvester) ente d'attraper un canari (Tweety) qui est tombé dans la potion du Dr Jekyll. Faut-il vous faire un dessin?

...C'est nul. Aucune invention réelle, juste un concentré d'effroi miniature, basé plus sur la laideur que sur la véritable monstruosité. Ce n'est pas la première fois qu'une équipe des Looney Tunes s'intéresse à l'oeuvre de Stevenson, et Freleng lui-mùême avait déjà réalisé deux films récemment: Dr Jerkyl's Hide en 1954, avec Sylvester et les deux chiens Alfie et Chester; et Hyde and hare, un peu plus réussi, avec Bugs Bunny en 1955...

Mais à part une tendance à voir entrer Tweety dans une pièce dont il ressort en monstre moche, le film n'a rien à dire ni à démontrer, et est en cela assez typique d'une fin de règne pour les Looney Tunes, de plus en plus déphasés par rapport à leur époque qui les regardait de plus en plus comme des programmes recyclables pour la télévision. Désormais on louchait du côté du public facile, celui des enfants considérés comme peu regardants, d'où la qualité médiocre. 

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Published by François Massarelli - dans Friz Freleng Animation Looney Tunes