Overblog Tous les blogs Top blogs Films, TV & Vidéos Tous les blogs Films, TV & Vidéos
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
6 décembre 2024 5 06 /12 /décembre /2024 18:12

Deux hommes meurent de faim, en plein hiver, dans une cabane... Ca nous rappelle forcément quelque chose, et d'ailleurs l'un d'entre eux voit l'autre, son frère jumeau, sous la forme d'un appétissant poulet... Mais un représentant arrive, qui vend bien sûr des livres de cuisine (!)... C'est Daffy Duck, dont la condition de canard va lui jouer des tours...

C'est un superbe film, dans lequel Freleng joue à fond sur la dynamique entre d'un côté deux hommes assez bas du front, les deux sont d'ailleurs un dérivé de Yosemite Sam, avec son maquillage repris à Eric Campbell, et de l'autre un canard cinglé: c'était Daffy avant que Chuck Jones n'en fasse un insupportable loser geignard. Entre les deux, pour arbitrer en quelque sorte, une souris extrêmement rigolote...

L'humour noir ici n'est pas un vain mot, j'ai déjà fait plus hait une allusion à la reprise de la situation sordide de The gold rush, de Chaplin, qui joue autour du cannibalisme, et le cynisme du film, et la façon dont il joue avec les tabous, sans parler de la peinture terifiante et hilarante de la malnutrition... Le tout impeccablement mis en scène par un maître du rythme, en pleine possession de ses moyens.

 

Partager cet article
Repost0
Published by François Massarelli - dans Looney Tunes Daffy Duck Friz Freleng Animation
12 novembre 2024 2 12 /11 /novembre /2024 22:12

Un coq crooner (Bingo, façonné d'après Bing Crosby) tombe toutes les poules qu'il rencontre... Quand Clem, un brave coq rustique, arrive chez sa fiancée Emily, celle-ci croise le regard du crooner... Et elle est fichue. Mais combien de temps va-t-il s'intéresser à elle?

Amusant: Freleng et Tex Avery étaient indéniablement les deux réalisateurs les plus en vue du studio de Leon Schlesinger au milieu des années 30, et se partageaient la mise en scène des Merrie Melodies, soit les films les plus prestigieux du lot. Ils tournaient aussi des Looney Tunes, dont la série à l'époque était en noir et blanc et plus "économique"... Surtout Avery, qui s'y sentait plus à l'aise et très libre. Pourtant ce sont dans ces films en couleurs que le metteur en scène le plus cinglé des deux a vraiment fait ses gammes. Et il de bon ton d'opposer le satirique Avery au gentil Freleng...

Surprise! Ce film n'a pas grand chose à envier à l'univers de Tex Avery, pourtant, qui se servira d'ailleurs d'idées qui sont déjà bien installées ici: les poules "rustiques", en fait de vraies "rednecks", bien peu éloignées de toute sophistication, et la dynamique phénoménale de la virée de Bingo avec Emily en ville, tout pourrait nous renvoyer à Avery. Le film est drôle, enlevé, et copieusement moral et satisfaisant. Et à aucun moment, il ne succombe à la mièvrerie...

 

Partager cet article
Repost0
Published by François Massarelli - dans Looney Tunes Friz Freleng Animation
12 novembre 2024 2 12 /11 /novembre /2024 22:04

Une famille de chats cohabite avec une famille de souris... La maman chat et la maman souris ne se portent pas mutuellement dans leur coeur, c'est le moins que l'on puisse dire. L'un des chatons, et l'une de souris, pourtant, partagent un point commun: ils sont particulièrement curieux, et vont opérer un rapprochement inattendu...

Le film se base, comme c'était le plus souvent la règle pour les Merrie Melodies, sur des chansons et musiques contemporaines, dont les droit étaient détenus par la Warner. Avant de s'illustrer brillamment dans le slapstick en dessin animé, Friz Freleng était sans aucun doute le plus "disneyien" (il avait même travaillé pour le studio concurrent) des réalisateurs de l'unité de Leon Schlesinger. Et ce film nous montre bien comment il reproduisait la formule des Silly Symphonies de chez Walt Disney...

Et si le script de ce film reste bien gentillet, le talent de Freleng pour intégrer la musique dans les actions de ses personnages, et les mouvements de ses personnages dans des séquences musicales, est évident de bout en bout.

Partager cet article
Repost0
Published by François Massarelli - dans Friz Freleng Looney Tunes Animation
4 juillet 2024 4 04 /07 /juillet /2024 18:35

C'est donc vers la fin de sa période Warner que Tex Avery, qui était sans aucun doute le plus doué des réalisateurs qui travaillaient sous la bannière de Leon Schlesinger, a réalisé ce film. Il participe comme tant d'autres d'une tendance qu'il affectionnait: choisir une thématique et faire une compilation d'anecdotes diverses qui permettaient à l'équipe de rivaliser de jeux de mots et de gags.

Le thème choisi est cette fois les dates particulières de l'année, aux Etats-Unis, donc on a droit à des vignettes sur le premier de l'an, la St-Valentin, Thanksgiving et le 04 juillet (coucou!)... C'est assez peu intéressant, en vérité, puisque Avery repose sur une formule, des gags vus et revus même si ils offrent quelques variations, et quelques obsessions personnelles, qui finiraient par devenir irritantes! Un exemple: les chiens obsédés par les arbres...

Partager cet article
Repost0
Published by François Massarelli - dans Tex Avery Animation Looney Tunes
4 juillet 2024 4 04 /07 /juillet /2024 18:28

Dans une ferme, le jeune faucon Henery Hawk a décidé de montrer ses capacités, il va donc chasser un poulet. Mais... il ne sait pas ce qu'est un poulet, et le coq Foghorn Leghorn l'oriente vers d'autres animaux, un chien, mais aussi et surtout un prototype de Sylvester le chat...

C'est la période durant laquelle McKimson avait repris l'unité de Bob Clampett qui avait quitté la Warner. Et à cette époque, il a tourné quelques excellents films (Gorilla my dreams en 1948, par exemple)... celui-ci est très bon, et repose sur une galerie de personnages hauts en couleurs... Et sur quelques idées de génie, qui ne sont pas encore devenues des gags récurrents: en premier lieu, l'affreuse rivalité violente et destructrice, à la ferme, entre le coq (Foghorn Leghorn), le chien (Barnyard Dawg) et ici elle s'étend aussi à un chat (Sylvester)... C'est la première fois que ce dernier est dirigé par McKimson, qui s'en tire fort bien, bien mieux que dans les futurs dessins animés où le chat sera confronté à un kangouou échappé... 

Une autre idée, qui domine vraiment l'intrigue de ce film, c'est la confusion mentale totale dans laquelle se trouve le jeune faucon, qui SAIT qui il est, mais n'en sait pas plus, et il faut donc lui indiquer un coq... 

Partager cet article
Repost0
Published by François Massarelli - dans Animation Looney Tunes
4 juillet 2024 4 04 /07 /juillet /2024 18:23

Bien qu'il soit non crédité, il est facile d'attribuer ce film à Chuck Jones, qui était dans une période de transition, essayant de se séparer de son style disneyien... Le film est très bellement animé, et ce ballet muet repose intégralement sur la gestuelle précise des personnages:

deux chiots jouent ensemble dans un théâtre vide, et ont des interactions avec une otarie facétieuse, mais aussi un irascible moineau (particulièrement menaçant)...

C'est impeccable, même si c'est surtout assez symptômatique de la tendance de Jones pour le décorativement mignon...

Partager cet article
Repost0
Published by François Massarelli - dans Animation Looney Tunes Chuck Jones
2 juillet 2024 2 02 /07 /juillet /2024 13:24

Bien qu'ils soient moins connus ou reconnus que, au hasard, Tex Avery, Friz Freleng, Bob Clampett et Chuck Jones, Hardaway et Dalton ont joué un rôle important dans la galaxie des dessins animés de la Warner. après tout, Bugs était d'abord et avant tout le surnom de Hardaway quand celui-ci avait créé un lapin qui donnait envie aux autres metteurs en scène...

Ce film est une "Merry melody", soit un film en couleurs, de luxe, fait pour chatoyer les écrans et plaire à toute la famille... Ce qui ne l'empêche pas de reluquer du côté de la nostalgie montée en neige! On y raconte les souvenir d'un couple de personnes âgées, qui se remémorent les douces années qui débutèrent le XXe siècle, son langage et ses inévitables péripéties mélodramatiques...

C'est très drôle, et on ne peut s'empêcher de penser à Chuck Jones qui donnera à son tour avec l'hilarant The Dover Boys at Pimento University, sa propre version de cette époque haute en couleurs, mais aussi à Tex Avery dont Hardaway et reprennent ici les gags qui sont liés au "méchant", inévitablement moustachu. Tex Avery avait inventé un Simon Legree menaçant pour Uncle Tom's Bungalow, il renait ici en "Roger St Clair"...

En tout cas c'est un excellent film.

 

Partager cet article
Repost0
Published by François Massarelli - dans Looney Tunes Animation
2 juillet 2024 2 02 /07 /juillet /2024 13:17

Dans cette "Merry melody", une poule se lève le matin et accompagne les poussins jusqu'à leur petit déjeuner. Mais quand le temps se gâte (un éclair s'abat et le tonnerre fait "scram!" soit "barrez-vous"...) la mère-poule ramène ses petits chez eux... sauf un, qui a failli rencontrer une fouine: l'animal (qui se présente lui-même comme "le méchant du film") décide de manger du poussin. Profitant du départ de la mère qui est partie chercher un médecin (le petit a un rhume), la fouine se fait passer pour le docteur. 

Mais il n'avait pas prévu qu'il serait confronté à des poussins diaboliques et très bien organisés. C'est un film en tous points réussis, avec ses limites: comme d'habitude, on reluque un peu du côté de chez Disney, mais Tex Avery raffine son style et ses animateurs sont en pleine forme...

Partager cet article
Repost0
Published by François Massarelli - dans Tex Avery Animation Looney Tunes
5 avril 2024 5 05 /04 /avril /2024 23:13

Un Coyote de plus... Je pense qu'à un moment, quelque chose s'st mis à ne plus tourner rond chez Chuck Jones. Il a suivi les sirènes de la modernité, jusqu'à embrasser une carrière de producteur de dessin animé désincarné, et a fini par se prendre à son propre piège... Regardez ses films des années 40 et 50, ils sont animés...

Pas celui-ci, qui est paresseusement composé à l'économie, avec un minimum d'animation, et des situations répétitives privées de ce je-ne-sais-quoi qui avait fait leur prix: un âme, en quelque sorte. Les tentatives du malheureux coyote deviennent mécaniques, et finissent par ne plus être drôles...

Mais il y a pire: c'est épouvantablement laid. Et on a l'impression que c'est volontaire... Finalement, le meilleur atout de ce film? C'est le titre...

Partager cet article
Repost0
Published by François Massarelli - dans Chuck Jones Animation Looney Tunes Wile E. Coyote
5 avril 2024 5 05 /04 /avril /2024 23:07

Le titre est un pur prétexte, car une fois la scène d'ouverture qui montre "Granny" à la barre de son bateau, elle disparait du cartoon au profit d'une lutte sans merci entre Sylvester et la créature la plus vile de tous les temps, le maléfique canari qui répond au nom trompeur de Tweety Bird.

On en redemande forcément puisque très vite le film se concentre uniquement sur le spectacle désastreux de la malchance d'un chat qui pour commencer est félin. Ensuite, il est inévitable qu'on regarde ses tentatives, tout en sachant qu'il ne parviendra pas à ses fins, et que l'univers entier est contre lui... A commencer par Friz Freleng lui-même, qui n'oublie jamais les lois de la réalité, y compris dans un cartoon. Son ingéniosité tourne donc à l'absurde, la glorieuse inutilité... Et le tout sans jamais, réellement, s'arrêter d'espérer. C'est magnifique.

Partager cet article
Repost0
Published by François Massarelli - dans Animation Looney Tunes Friz Freleng