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  • : Allen John's attic
  • : Quelques articles et réflexions sur le cinéma, et sur d'autres choses lorsque le temps et l'envie le permettront...
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21 août 2019 3 21 /08 /août /2019 12:25

Ca commence un peu comme dans Thugs with dirty mugs, de Tex Avery: la "Last National Bank" vient d'être dévalisée... Le bandit, toutefois, s'enfuit en voiture et va se planquer. Il serait passé complètement inaperçu, si un démarcheur à domicile n'était venu pour placer sa camelote chez lui. Un certain Daffy Duck, et dans son métier, il est l'un des pires: l'un de ceux qui vendent de tout, et ne vous lâcheront absolument jamais... Bref: la lutte est inégale, et le bandit dangereux... va souffrir.

C'est un régal, tant par une animation toute en rondeur (alors que celle des concurrents directs de Davis avait tendance à s'affiner), et aussi par le ton délibérément foutraque de l'ensemble. Davis, contrairement à Freleng, Jones et McKimson, qui avaient affadi le personnage de canard créé par Clampett et Avery au point d'en faire un insupportable geignard malchanceux, retourne à la puissance loufoque de Daffy Duck, et s'en amuse en nous conviant à la fiesta.

 

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Published by François Massarelli - dans Arthur Davis Looney Tunes Animation
21 août 2019 3 21 /08 /août /2019 12:16

Porky Pig est bûcheron et souhaite faire son métier, mais il s'est attaqué à forte partie: il souhaite abattre un arbre dans lequel un écureuil New Yorkais est venu chercher "du repos et de la relaxation"... Celui-ci va lui mener la vie dure.

Oublions Porky Pig, le "héros" prétexte de ce film, dont le personnage d'écureuil (son le visage plein de rondeurs porte la marque graphique de Davis) a beaucoup plus intéressé le réalisateur. Et de fait, il semble venu tout prêt, avec son costume, ses spécificités culturelles (un fort accent New Yorkais, une tendance à se costumer à la mode, et une attitude totalement décontractée), pour devenir un personnage récurrent... ce qui ne se fera pas.

Peut-être était-ce à cause de le proximité évidente avec Bugs Bunny qu'il n'aurait pas été difficile d'insérer en lieu et place du rongeur dans ce court métrage? Ou bien parce que l'influence de Tex Avery et de son écureuil dingue (même si celui-ci est bien plus concret!) était trop palpable? Que cela ne nous empêche pas de goûter ce film, il est délectable...

 

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Published by François Massarelli - dans Arthur Davis Looney Tunes Animation
21 août 2019 3 21 /08 /août /2019 11:50

Deux animaux vivent ensemble, dans une harmonie, disons, précaire: Louie, le perroquet, est le seul des deux qu'on puisse qualifier d'intelligent, et le gros chat balourd Heathcliff est pour sa part totalement crétin. Quand le perroquet apprend qu'un milliardaire a légué toute sa fortune au chat, mais qu'en cas de décès de ce dernier elle lui reviendrait à lui, Louie commence à planifier des attentats...

D'une part, on est pour ce qui est de l'intrigue dans un domaine assez classique: un animal veut du mal à un autre, et ses tentatives échouent les unes à la suite des autres; d'autre part, comme dans les aventures désastreuses du coyote de Chuck Jones, ici c'est le malin qui d'une part est le méchant, d'autre part échoue dans toutes ses entreprises, en dépit de leur élaboration très pensée... 

Ensuite, on pourra quand même objecter que Heathcliff, le chat totalement idiot, tellement bête qu'à un moment il étouffe parce qu'il a tout bonnement oublié de respirer, est sérieusement politiquement incorrect, mais justement, à quoi sert de prendre pour héros des animaux qui parlent, si après ça on en peut pas tout se permettre?

En tout cas il flotte sur ce film, si différent des oeuvres de Jones/Freleng/McKimson, un parfum post-Clampettien qui n'est évidemment pas une surprise, puisque Davis a repris l'ancienne unité du glorieux fou furieux à son départ. On est dans du plus raisonnable, certes, mais quand même, ce film agressif et outrancier fait du bien par où il passe... Une autre influence importante de Davis, de toute évidence, est le grand Tex Avery qui aimait tant les personnages d'idiots...

 

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Published by François Massarelli - dans Arthur Davis Looney Tunes Animation
20 août 2019 2 20 /08 /août /2019 17:07

Porky Pig se livre à son sport préféré (à savoir, manger) quand ils s'avise soudain de la présence d'un rongeur, particulièrement vorace. Il essaie de s'en débarrasser, mais est interrompu par un flash spécial à la radio: Barbe-Bleue le tueur maniaque vient de s'échapper, et il est très dangereux... Le rongeur veut profiter de l'aubaine et se faire passer pour le fou évadé, mais il y a un problème: sa taille. Un problème qui sera vite résolu, puisque le serial killer sanguinaire est précisément caché sous le lit de Porky.

Arthur Davis, dont l'animation efficace brille surtout par son économie, avait en revanche un certain don pour les petits animaux. Et ici, son rongeur (rat? souris?) est le principal attrait du film, au-delà d'une assez réjouissante tendance à revenir en arrière en offrant un dessin animé qui rappelle plus les années trente (le personnage de Porky est de nouveau un goinfre, et le cadre est simpliste) que les années 50.

 

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Published by François Massarelli - dans Looney Tunes Animation Arthur Davis
20 août 2019 2 20 /08 /août /2019 16:58

Bien plus raisonnable dans ses personnages et son animation (ainsi que dans ses énoncés qui massacrent le français, ici laissés pratiquement de côté), ce film sacrifie toutefois à la tradition de mettre en contact le putois obsédé Pepe, et une jeune femelle féline prénommée Penelope, qui s'est malencontreusement barbouillé le dos de peinture blanche. Le reste est du déjà vu et entendu, mais on ne s'en lasse pas...

A noter, en écho au titre, que ce film situé à Alger permet à Pepe de dire à sa pauvre victime, qu'il est inutile de dire à celle qu'il prend pour une "Putois femme fatale" de venir avec lui dans la casbah puisqu'ils y sont déjà... A noter également, une structure curieusement en flash-back, qui permet même une allusion à Casablanca à travers une interprétation de As time goes by.

 

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Published by François Massarelli - dans Chuck Jones Animation Looney Tunes
20 août 2019 2 20 /08 /août /2019 16:48

Ce qui caractérise les films de Friz Freleng dans la série des dessins animés Warner, ce n'est pas tant une situation précise, que les personnages d'un côté, et l'acharnement de l'un d'entre eux, de l'autre: Daffy Duck, Yosemite Sam, et Sylvester restent ses plus grandes victimes, qu'il s'agisse de faire concurrence à Bugs Bunny, ou à Tweety, ou à Speedy Gonzales. Et cet acharnement, forcément, est voué à l'échec. D'une certaine façon, c'est la même formule que celle que Chuck Jones a considérablement raffiné pour les lamentables aventures du Coyote...

Donc dans ce film, Sylvester cherche à manger Tweety Bird, et n'y parviendra pas parce que l'oiseau est dans une cage, elle-même située dans une fourrière où une centaine de bouledogues aux dents acérées attendent que le chat ne fasse qu'un seul geste en direction de la palissade qui les sépare de lui, pour se précipiter sur lui et le tondre des pattes aux oreilles... Avec des situations comme celle-ci, Freleng fait, méthodiquement et efficacement, son job.

...Tout en faisant un clin d'oeil aux copains, car un héros de Chuck Jones se cache dans ce film. Il faut dire que l'une des idées saugrenues du chat est de se déguiser en putois. Alors...

 

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Published by François Massarelli - dans Looney Tunes Friz Freleng Animation
19 août 2019 1 19 /08 /août /2019 16:36

Avec ce film, Chuck Jones commence à utiliser son personnage de Pepe à des fins d'expérimentation: Maurice Noble, le décorateur qui commençait à la même époque à déformer le désert du fameux Coyote, y travaille à ses décors Parisiens stylisés, pendant que l'animateur Abe Levitow y installe des personnages qui eux aussi tranchent de façon impressionnante sur les habitudes de la Warner...

Mais pour le reste le script du évidemment à Michael Maltese ne diffère pas des habitudes: un personnage (ici, une chatte sauvage échappée d'un stand de l'exposition universelle de 1900) se retrouve affublée (ici volontairement, afin d'échapper à ses poursuivants) de peinture blanche et noire... et poursuivie par les avances bien lourdingues de Pepe le putois incorrigible. Le français parlé par la bête est plus massacré encore, et le plaisir, bien sûr, reste entier!

 

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Published by François Massarelli - dans Looney Tunes Chuck Jones Animation
6 août 2019 2 06 /08 /août /2019 15:59

Non content de truffer leurs films avec ce fameux putois d'un français de cuisine du plus mauvais goût, Jones et son scénariste Maltese ont également eu à coeur de piller le folklore français tel que vu par la moulinette d'Hollywood. Dans Scentimental Romeo, un monsieur bien comme il faut qui avait par mégarde passé un peu trop de temps à proximité de Pepe et de son odeur fatale, s'engageait dans la légion étrangère avant de s'évanouir...

Forcément, toujours condamné à rester seul au bout de ses lamentables tentatives de séduction, Pepe devait lui aussi effectuer cette demande. Les films sur la légion sont passés de mode dans les années 50, mis celui-ci agit au second degré en tant que commentaire sur le genre lui-même. Au delà de cette identité de méta-film, c'est un fort routinier cartoon qui ne renouvelle pas vraiment la série.

Par contre on y voit à travers le jeu sur les tailles des légionnaire, une trace tangible de la recherche graphique permanente des équipes successives de Chuck Jones: le patron les encourageait à se dépasser...

 

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Published by François Massarelli - dans Looney Tunes Animation Chuck Jones
6 août 2019 2 06 /08 /août /2019 15:50

Continuant sans vergogne ni scrupule à explorer toutes les possibilités odorantes de faire des jeux de mots pour trouver des titres inédits à leur série de courts métrages consacrés à un putois sentimental et un brin timbré, Chuck Jones et le scénariste Mike Maltese, déjà auteurs de la série du Coyote, n'étaient bien sûr pas des ennemis de la répétition; au risque d'en faire trop c'est ce qui arrive dans ce court métrage qui ne renouvelle pas suffisamment le canon. 

Au moins, on a la satisfaction de pouvoir profiter de cette bouillie hilarante qui est supposée être du français, et des délicieusement abominables fautes de syntaxe de Pepe quand il s'exprime... Mais sinon, cette histoire située dans un zoo tourne une fois de plus au systématique, avec une jeune chatte qui une fois de plus se retrouve déguisée en putois, avec comme inévitable conséquence le fait de se retrouver poursuivie par les assiduités du putois solitaire...

Bref, le routine.

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Published by François Massarelli - dans Animation Looney Tunes Chuck Jones
3 août 2019 6 03 /08 /août /2019 19:17

Sacré Maroon! Voici LE classique de Pepe le Putois, ce personnage obsédé sexuel qui cache à peine son démon de 10 heures, 11 heures, midi et de toute la journée derrière le prétexte permanent du coup de foudre. Le personnage, décidément jamais en odeur de sainteté, ayant pour habitude de massacrer la langue Anglaise avec un accent français, Jones et son complice Mike Maltese lui ont concocté un univers franco-français de tout beauté (dans lequel le chat s'annonce d'un "le cat, le Purrrrrr") où pas grand chose n'est français, mais où tout est drôle.

Tout commence dans une parfumerie où un putois s'est introduit, et le seul moyen pour s'en débarrasser est d'envoyer un chat: le pauvre animal sélectionné est la chatte Penelope, qui n'avait certes rien demandé, mais à laquelle le destin joue un sale tour: en arrivant elle renverse sur elle le contenu d'un flacon de teinture blanche et se retrouve aussi belle qu'une femelle putois. Le reste? de la poésie...

 

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Published by François Massarelli - dans Chuck Jones Looney Tunes Animation