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11 avril 2016 1 11 /04 /avril /2016 16:31

Choc de titans: le Coyote a décidé de s'attaquer à une proie inhabituelle, et face à un être non seulement vivant et mangeable, en fait une question d'une compétition d'esprit. Donc il parle... Et selon la loi inévitable des films qui mettent en scène ce canidé obsessionnel, Bugs Bunny n'a finalement pas grand chose d'autre à faire que d'assister aux échecs répétés, même si il est malgré tout nettement plus actif que l'habituelle comparse du coyote, bien sur. Maintenant, si on ne peut que se réjouir de voir le coyote redoubler d'inventions, et donc de risques sérieux pour sa propre santé, à l'idée de s'attaquer à un proie de telle réputation, si ce film est grand pour l'économie d'animation déployée pour animer Bugs, dont les réactions à elles seules valent le détour, voilà: je n'aime pas le coyote quand il parle. Il est plus bavard et plus auto-satisfait que tous les méchants de James Bond réunis, et l'idée de lui donner la voix d'un professeur d'université pédant, passant son temps à se traiter lui-même de génie, est particulièrement contre-productive... Dommage, parce qu'on a vraiment envie d'aimer ce film inhabituel et soigné, mais... le dialogue du coyote? mauvaise, très mauvaise idée.

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Published by François Massarelli - dans Bugs Bunny Wile E. Coyote Animation Looney Tunes
4 avril 2016 1 04 /04 /avril /2016 15:46

L'année commence par la sortie d'un film de McKimson, Hare we go, plutôt bon, dans lequel Bugs est confronté à une vedette historique, puisqu'il s'agit de rien moins que Christophe Colmb lui-même. La confrontation entre le lapin malin, une équipe de marins bras cassés, tous superstitieux (On sait que la présence d'un lapin n'est pas à proprement du genre à conteter ces gens sur un bateau), et la figure légendaire mais ombrageuse de grand homme fait mouche, d'autant qu'on s'amuse bien avec l'accent Italien...

Du à Chuck Jones, Bunny hugged voit le retour de l'énorme catcheur The crusher, déjà vu dans Rabbit punch sous un autre nom. Bon, Bugs Bunny faisant de la lutte avec un gros costaud, sous la direction de Jones, ça marche à tous les coups...

Je ne reviendrai pas sur Rabbit fire, de Chuck Jones, qui fait partie de la fameuse trilogie de dessins animés mettent en scène Bugs et Dafy contre Elmer qui a repris ses activités de chasse...

French rarebit est un exercice de style à moitié satisfaisant de Bob McKimson, dans lequel il met Bugs aux prises avec deux chefs Français, qui se disputent le lapin pour leurs recettes. C'est gentiment caricatural, mais comparé à l'extraordinaire réinvention du Français par Jones et Maltese dans les Pepe le pew, c'est quand même un poids léger.

Dans Ballot box Bunny, Friz Freleng oppose Sam et Bugs d'une façon inédite: ils sot tous les deux candidats au poste de maire d'une petite ville de l'ouest. On peut s'étonner de voir l'anarchisant Bugs Bunny faire de la politique, mais c'est motivé: parmi les promesses vides de sens, Sam a annoncé qu'il supprimerait tous les lapins.

Enfin, Big Top Bunny est un film de McKimson assez typique, dans lequel Bugs Bunny est invité à se joindre à la troupe d'un crique, afin de servir de partenaire pour un ours très jaloux de sa supériorité, qui va donc tout faire pour éliminer le rongeur. C'est moche, mal foutu, et pas drôle. On est bien dans l'univers de McKimson, donc. Je continue à me poser la question: mais pourquoi le laissait-on faire?

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Published by François Massarelli - dans Bugs Bunny Animation Looney Tunes
19 mars 2016 6 19 /03 /mars /2016 09:38

Si vous vous souvenez des films respectifs de Avery (Tortoise beats hare) et Clampett (Tortoise wins by a hare), on sait que Bugs Bunny, ce grand vaniteux, a toujours mal digéré d'être la victime de Jean De La Fontaine. Les deux variations précitées se suivaient et se répondaient, mais quelques années plus tard, Friz Freleng, le vétéran "gardien du temple" de Leon Schlesinger, a apporté sa pierre à l'édifice. Moins enlevé que ses deux prédécesseurs, mais tout à fait dans la lignée (Bugs défie la tortue, qui triche, et bien sur gagne), avec une animation parfaitement adéquate, ce court métrage nous prouve qu'il fut un temps ou Freleng pouvait s'occuper de Bugs Bunny sans nécessairement lui adjoindre ce bon vieux Sam, qu'il soit pirate, mercenaire ou outlaw.

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Published by François Massarelli - dans Bugs Bunny Animation Looney Tunes Friz Freleng
19 mars 2016 6 19 /03 /mars /2016 09:29

Ce film splendide est un classique, et en prime permet de renouveler de façon inattendue une des plus vieilles recettes des courts métrages de Bugs Bunny: la chasse au lapin. Lorsqu'il s'attelle avec le scénariste Michael Maltese à ce film, Jones n'a pas réalisé de film avec Elmer Fudd depuis Hare tonic en 1945, et n'a en réalité jamais fait un seul film dans lequel la dynamique chasseur/lapin était la base. C'est donc une grande première! Mais il choisit de tout casser d'emblée, en commençant le film par la vision du Hollywood Bowl, dans lequel on s'apprête à voir un opéra. Dans les collines environnantes, des bruits: des coups de feu retentissent, ils se rapprochent, et... Bugs poursuivi par Elmer se réfugie dans les coulisses. Puis le rideau se lève sur la scène pour une représentation du Barbier de Séville, et les deux protagonistes sont alors obligés de s'exécuter.

Stalling a donc repris l'ouverture du Barbier de Séville, mise en paroles par Maltese: c'est drôle, enlevé, mais ce n'est rien à coté de l'animation et des gags superbes qui émaillent le film. Fort bien construit sur un crescendo global, avec quelques pauses, il intègre l'absurde le plus loufoque, tout en obéissant à la loi du genre: mettez Elmer et Bugs dans un environnement aussi peu approprié, et le chasseur est forcément le perdant!

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Published by François Massarelli - dans Bugs Bunny Animation Looney Tunes
19 mars 2016 6 19 /03 /mars /2016 09:09

Durant l'année 1950, dix films sont sortis avec en vedette Bugs Bunny, désormais star incontournable du studio de Leon Schlesinger. Comme les années précédentes, comme les années suivantes, les trois seuls metteurs en scène de ces films sont Friz Freleng, Chuck Jones et Bob McKimson, et chacun se conforme finalement à son univers.

Le plus prolixe, hélas, est McKimson, qui déçoit, à l'exception de What's up doc: c'est un retour en arrière avec mise en abyme (Oui, un McKimson qui tente de faire dans la subtilité, le concept est osé) dans lequel Bugs Bunny devenu star répond à ses intervieweurs en revenant sur son partenariat avec Elmer Fudd. Pour le reste, les trois autres films (Hurdy-gurdy hare, Hillbilly hare et Bushy hare) sont sans intérêt, à moins qu'on ait envie de revoir le personnage de Gruesome gorilla (Hurdy-gurdy hare), ou qu'on aime vraiment les films à stéréotypes raciaux et culturels limites: Hillbilly hare est comme d'habitude mal animé de bout en bout, et raconte une visite de Bugs dans les monts Ozark, avec des hillbillies tellement peu évolués qu'on se demande comment le film n'a pas été censuré. De même, Bushy hare remplace-t-il le personnage typique de McKimson (Un gros animal baraqué et grossier, par exemple gorille, lion ou bien sur diable de Tasmanie) par un aborigène qui est vaguement plus cousin de l'animal qu'être humain. C'est nul, infect, et encore une fois statique et moche.

De son côté, Freleng continue son style minimaliste, consistant en réalité en une confrontation entre Bugs et Sam. Tout y dépend bien sur de l'univers choisi: la prison dans Big house Bunny (Sam y est le gardien, et Bugs l'unique détenu, destiné donc à s'évader), un bateau dans Mutiny on the Bunny (Sam y est le capitaine solitaire d'un voilier, et engage le lapin de force pour être l'unique équipage), et la Nouvelle Angleterre de 1776, avec la lutte entre les Américains (Bugs Bunny) et les Anglais (Sam) dans Bunker hill Bunny. Ca marche tout seul, la légende des personnages est bien calée, rien de nouveau n'apparaît, mais le contrat, au moins, est rempli.

On ne s'étonnera en revanche pas de trouver dans les films de Chuck Jones plus d'invention de nouveauté voire de mise en danger. Jones (Qui jouera avec un minimalisme réjouissant proche de la lutte Sam-Bugs vue par Freleng, quelques années plus tard dans la fameuse "trilogie") imagine donc des histoires fortement dissemblables, et des situations constamment renouvelées. On retrouve le Bugs apte à défendre son territoire dans Homeless hare, avec la lutte contre un ouvrier qui tente de déloger le lapin pour construire un immeuble en lieu et place de son terrier. Oui, la lutte est forcément inégale... Le petit pingouin "Playboy" revient dans 8 ball Bunny, et à nouveau Bugs doit l'aider à retrouver son chemin. Enfin, The rabbit of Seville est un chef d'oeuvre, avec une façon totalement novatrice pour Jones de retourner, lui aussi, à Elmer Fudd...

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Published by François Massarelli - dans Animation Bugs Bunny Looney Tunes
12 mars 2016 6 12 /03 /mars /2016 10:28

Suivant le très controversé Which is witch (Friz Freleng), que la Warner n'est pas prête d'éditer, à mon avis d'après les images que j'ai vues, ce film est donc le dernier de 1949 pour Bugs Bunny, et c'est un tel classique, qu'on se demande si ça aut la peine de le présenter. C'est une merveille de mélange parfait entre exploitation des personnages, absurde et histoire. Il conte la confrontation entre Bugs Bunny, désireux de manger des carottes bien entendu, et le shériff de Nottingham souhaitant protéger le jardin du roi, le tout ponctué d'intrusions idiotes de Petit Jean, annonçant à plusieurs reprises que "Don't worry, never fear, Robin Hood will soon be here!" avant de constater que tiens, non.

Le film coule tout seul, avec ses trahisons à l'intrigue (Le roi, au lieu du prince, le costume du shériff qui renverrait à une époque plus proche de la renaissance qu'au moyen-âge, etc) et ses situations qu'il vaut mieux ne pas disséquer: ainsi lorsque Bugs embobine le shériff, celui-ci se met à construire une maison quasiment entière avant de constater qu'il y a eu embrouille. Soit un temps approximatif de six mois; et tout en Petit Jean est absurde... Enfin, Bugs y incarne un personnage hautement royal, avec le décorum poussé jusqu'aux limites de l'absurde. Mel Blanc, mais ce n'est pas nouveau, fait un boulot superbe avec les voix, et une star inattendue fait un détour surprise à la fin.

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Published by François Massarelli - dans Bugs Bunny Animation Looney Tunes
12 mars 2016 6 12 /03 /mars /2016 10:18

C'est bien la première fois que Jones applique ses recettes sentimentales au personnage de Bugs Bunny. Le metteur en scène de Sniffles takes a trip, et de l'admirable Feed the kitty confronte ici le lapin voyageur à un pingouin de petite taille: arrivé par erreur (Il n'a pas tourné à gauche à Albuquerque) au pole nord, Bugs est témoin d'une scène de chasse, avec un inuit costaud qui pourchasse un tout petit pingouin. En gros, la dynamique du film tourne autour de deux éléments simples: d'une part, sauver le pingouin, d'autre part s'en débarrasser, parce qu'il est extrêmement collant, et que Bugs n'a que cinq jours de vacances à passer et qu'il aimerait bien se rendre à Miami...

C'est un classique, qui se suffit à lui-même, avec son mélange assez fin de sucreries (Le tout petit, tout petit pingouin est effectivement assez mignon, ce qui nous change des étranges créatures en baskets habituellement proposées par Chuck Jones) et d'un certain mauvais esprit: après tout, Bugs Bunny tente un moment de se débarrasser du petit pot de colle d'un coup de pied en traître... Mais on voit bien que sa conscience prend le dessus, cette fois c'est fait, les films d'animation de la Warner commencent à viser un public de plus en plus enfantin. Cette tendance va être de plus en en plus évidente au fil des années. Ce qui ne nous empêche pas de prendre du plaisir avec ce film fort bien mené.

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Published by François Massarelli - dans Animation Bugs Bunny Looney Tunes
12 mars 2016 6 12 /03 /mars /2016 10:12

Comme quoi, tout arrive! Ce film est splendide (Bon admettons que Bugs est moche, mais ça...), drôle, enlevé et surprenant! Si ce n'était le design des personnages qui trahit la patte de McKimson, on l'attribuerait volontiers à Freleng ou Davis! Bugs Bunny y accepte d'acheter à trois petits cochons une maison en paille, avant de constater que son destin est d'être soufflée par un loup soucieux d'accomplir la prophétie du conte. Logiquement, une fois la maison détruite, Bugs achète donc aux trois escrocs une maison en bois, et va vite non seulement s'allier avec le loup, il va également lui filer un coup de main pour la destruction de la maison en brique.

Ce qui prouve que même McKimson pouvait le faire: se glisser dans un conte de fées classique, le dynamiter (Littéralement d'ailleurs) de l'intérieur et prendre du plaisir avec les personnages: le loup est délicieusement idiot, les cochons sont horriblement répugnants, pour une fois.

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Published by François Massarelli - dans Bugs Bunny Animation Looney Tunes
12 mars 2016 6 12 /03 /mars /2016 10:07

J'ai déjà suffisamment dit à quel point je pensais qu'il était illusoire d'attendre grand chose des films de McKimson, ses personnages mal foutus (A commencer par la caricature de Bugs Bunny qui est le héros de ce court métrage), son animation erratique, son rythme mou du genou... J'ai donc, en essence, déjà parlé de ce film qui est exactement la description que je viens de livrer. Bugs Bunny est à un stade de course de chiens, et s'intéresse au destin du faux lapin que poursuivent les lévriers. Rien, absolument rien, n'a d'intérêt ici.

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Published by François Massarelli - dans Bugs Bunny Animation Looney Tunes
6 mars 2016 7 06 /03 /mars /2016 10:05

C'est le plus souvent Chuck Jones qui a montré Bugs Bunny en milieu musical, et celui-ci est un classique. Il fonctionne suivant un principe simple: pour donner à Bugs le beau rôle, on peut l'autoriser à se comporter de façon très agressive, à la condition de faire en sorte que son comportement soit motivé par une attaque déplacée à son encore. Ainsi, ici, il réagit à l'agression dont il est victime, par un chanteur d'opéra qui ne supporte pas que Bugs joue du banjo quand il répète. Le lapin va donc saboter la performance du gros chanteur aux cheveux longs à l'Hollywood Bowl, notamment en se déguisant en Leopold Stokowski...

Long-haired hare (Chuck Jones, 1949)
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Published by François Massarelli - dans Animation Bugs Bunny Looney Tunes