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François Cardinaud (Jean Gabin), à La Rochelle, c'est un petit gars d'un quartier populaire qui a réussi... Il est associé de deux bourgeois, possédant à eux trois les trois quarts du port, entre le travail d'armateur ey le marayage. Ce qui en fait d'une part un norable, et d'autre part alimente la rancoeur et les jalousies... Quand Mme Cardinaud (Monique Mélinand), un dimanche matin, part pour faire une petite course et ne revient pas, François s'interroge et de plus en plus, il soupçonne que ce départ soit un peu plus qu'un simple retard. Et quand toute la ville semble en savoir plus, la tension monte...
Dès le départ, cette adaptation de Simenon (une adaptation avec Jean Gabin, mais sans Jules Maigret!) installe un climat qui nous pousse à attendre un gentil jeu de massacre: c'est que Gabin, saisi dans sa famille (une famille bourgeoise, s'il en est: une domestique et une nourrice, dans une une immense maison) va à la messe avec son fils, et tout le monde le salue bien bas... Tout le monde semble le connaître. Mais on n'attend pas trop avant que ça ne dérape: une conversation acerbe entre deux de ses connaissances, des gens de la bonne société qui le traitent de parvenu, nous éclaire sur la vraie atmosphère de cette bonne société.
Le grain de sable vient d'un personnage aperçu dès la première scène, un petit voyou qui débarque au port de La Rochelle, et qui s'avère être l'amant de Marthe Cardinaud. Mais tous les personnages, à un moment ou un autre, vont être amenés à pousser leurs pions, car beaucoup semblent bénéficier, ou profiter, de l'ascension sociale de François Cardinaud, seul personnage n'ayant finalement rien ni à se reprocher, ni surtout à quémander aux uns et aux autres. Comme le dit son beau-père, "quel dommage qu'il faille insister, il ne pourrait pas nous donner de l'argent de lui-même,". Même sa propre mère reproche en permanence à son fils de ne pas suffisamment venir la voir. Et à la maison, quand "Mademoiselle", la nourrice (Renée Faure), comprend que Marthe Cardinaud est partie pour de bon, elle se dit qu'elle pourrait bien la remplacer...
Un jeu de massacre orchestré par Grangier, dont la mise en scène "ligne claire" (pas un gramme qui dépasse) est parfaitement adéquate, et Audiard, dont les dialogues au vitriol sont d'une grande acuité... Et d'une impressionnante puissance de feu.
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