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2 janvier 2025 4 02 /01 /janvier /2025 08:09

Vicenta (Musidora) est une jeune femme du Pays Basque, qui est séduite par le prince Morano... Elle s'imagine qu'il l'épousera et s'enfuit avec ui, mais d'une part il a d'autres chats à fouetter, notamment un mariage lucratif en vue, et d'autre part les gens du village décident de partir la chercher...

Il ne reste qu'une bobine de ce film, la deuxième: difficile à partir de là de le juger au delà de ces éléments qui n'invitent pas à imaginer un film très inventif, loin de là! Amenée à travailler en tant que réalisatrice, l'actrice fait ses gammes, aidée par quelques collègues, dont Jean, le frère aîné de Sacha Guitry.

Comme la plupart de ses réalisations, ce film (qui devait totaliser 5 bobines au départ) a été tourné entre Paris et le Pays Basque, que Musidora avaitélu comme son pays de coeur.

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Published by François Massarelli - dans Musidora Muet 1919
12 octobre 2024 6 12 /10 /octobre /2024 14:34

Mis en ligne par la Cinémathèque Franàaise, ce film est à l'origine un projet de propagande, lié à une officine de cinéma ouvrier, qui souhaitait faire oeuvre sociale par le cinéma. Le metteur en scène principal (Clamour) est un inconnu, et s'il n'y avait pas Musidora dedans, parlerait-on vraiment de ce film?

L'intrigue est d'autant plus obscure que le film est réduit à une copie de travail, semble-t-il, désordonnée et privée d'intertitres! On y découvre ce qui a l'air d'être un mélodrame ultra-classique, avec jeune ouvrière exploitée, tentative de séduction crapuleuse, et le spectre de la misère pour l'héroïne, lié à la maladie dans sa famille...

Les commentateurs du film se refilent tous l'information selon laquelle cette bobine montre comment l'héroïne (Musidora) est sauvée par une coopérative ouvrière, mais on a envie de les croire sur parole... Car c'est à peine esquissé dans la copie survivante. Et difficile de se prononcer sur le jeu de Musidora, dans cette version qui la voit systématiquement regarder vers le metteur en scène à la fin de chaque prise...

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Published by François Massarelli - dans Muet Musidora
19 juillet 2017 3 19 /07 /juillet /2017 17:01

Musidora est tellement associée à son rôle d'Irma Vep dans Les Vampires de Feuillade, ou à l'inquiétante Diana Monti de Judex, qu'on a tendance à ignorer la foule de choses que cet impressionnant petit bout de bonne femme a fait durant les années 10 et 20. Et bien sur, là ou on n'attend pas vraiment une femme parce que les hommes sont stupides, elle a réalisé des films. Et pas qu'un peu... Mais pas beaucoup sont arrivés jusqu'à nous. Dans les années 10, l'essentiel de ses réalisations s'est fait dans l'ombre de Feuillade, sous la tutelle de Gaumont. Mais dans les années 20, la jeune femme décidément indépendante a laissé sa propre curiosité prendre le dessus, et s'est intéressée à l'Espagne... C'est là qu'elle a tourné ce film également connu sous le nom de L'Espanola, un mélodrame d'un peu moins d'une heure dans lequel elle interprète deux rôles, amoureuses d'un seul et même homme.

Juana est une modeste serveuse dans une auberge d'Andalousie, et elle aime une gloire locale, un torero. Mais un jour, celui-ci s'intéresse à une jeune femme de passage, une étrangère. La jalousie que manifeste Juana passe par de nombreux appels au secours, et la jeune femme se met en danger, allant jusqu'à provoquer un taureau. Mais en baissant sa garde, le torero aussi se met en danger... Et un jour, dans l'arène, c'est le taureau qui gagne... Le règlement de comptes qui s'ensuit sera sanglant...

Le romantisme noir qui imprègne le film est semble-t-il un reflet de l'atmosphère qui régnait sur le plateau, Musidora était en effet tombée amoureuse de son consultant es-taureau, ce qui lui a inspiré de mettre beaucoup d'accent sur cette activité dont je ne me lasse pas de dire qu'elle ne me satisfait que quand l'humain est massacré. Mais revenons à nos moutons... Le film est surprenant non seulement par sa brièveté qui le rend plus noir encore, mais aussi par le brio avec lequel Musidora interprète une femme et son contraire, le soleil blond et factice d'une étrangère de passage, et la douleur sombre d'une femme aux cheveux noirs comme la mort, fière comme pas deux. Et la réalisatrice sait le pouvoir vénéneux de son visage, et sa caméra ne s'éloigne guère des expressions de ces protagonistes, obtenant une tension dramatique impressionnante.

Bref, voilà une redécouverte qui s'impose.

 

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Published by François Massarelli - dans Muet 1922 Musidora