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Rachel (Virginie Efira), prof de Français dans un lycée professionnel, a hâte de se rendre à son cours de guitare: elle y a rencontré Ali (Roschdy Zem), designer automobile... Ils font les premiers pas, puis les suivants, et la jeune femme commence à découvrir son univers: il vit seul, et a la garde, parfois, de sa fille Leila (Callie Ferreira-Goncalves), qui n'a que quatre ans et demie. Rachel aime Ali, mais elle est aussi très attirée par le fait d'établir une relation avec la fille de ce dernier... Et pourquoi pas d'avoir elle aussi un enfant, mais le temps presse.
C'est à peine une comédie, dans laquelle on suit les mésaventures d'une jeune femme qui non seulement est professeure dans un lycée pro, ce qui n'est pas courant au cinéma (on verra quelques scènes, pas toujours naturelles, d'un conseil de classe), mais plus encore, son personnage est une belle-mère. L'autre femme, quoi... Celle qui n'était pas prévue, celle qui a généralement le rôle de la méchante dans l'inconscient collectif.
Si les premières vingt minutes installent une gentille histoire d'amour pleine de tendresse entre les deux protagonistes, très vite le film va se dérouler sur trois arcs: la soudaine quête de maternité, qui passe par des rendez-vous chez le gynécologue, qui informe la jeune femme de la difficulté que son âge lui impose quant à la possibilité de concevoir; la vie de famille (un père veuf, et une soeur) et la découverte que contrairement à elle, la jeune soeur peut concevoir (y compris et surtout quand ce n'est pas prévu; et pour finir, la présence d'bord fantômatique puis de plus en plus affirmée de la mère de Leila, Alice (Chiara Mastroianni): celle-ci ne sera jamais une ennemie pour autant. Et la cohabitation avec Leila passera parfois par de grandes frustrations...
Le film est un beau portrait de femme(s), au final, bien mené par ses acteurs, qui offre à Virginie Efira une occasion de plus de montrer l'étendue de son art dans de nouvelles facettes. Le cinéma de Rebecca Zlotowski est décidément bien singulier... Dans ce qui aurait pu être une très banale histoire d'amour, voir une triangle amoureux sans grand intérêt, se dessine l'interrogation, à la quarantaine, d'une femme qui voit soudain finir ses chances de maternité. L'épilogue du film, qui permet de rebondir de façon possitive, part du fait qu'elle est d'abord et avant tout une enseignante...
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