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1932: sur l'île de Floreana, dans les Galapagos, une famille Allemande, les Wittmer, vient s'installer: le père, Heinz (Daniel Brühl), est passionné par les articles et récits consacrés au Dr Ritter et à sa compane Dore, qui ont fleuri depuis l'exil de ces derniers sur l'île. Attiré par une vie au plus près de la nature, et persuadé que Ritter a une nouvelle philosophie à partager, il a emmené son jeune fils Harry (Jonathan Tittel), et Margret (Sydney Sweeney) la femme qu'il vient d'épouser. A leur arrivée, Ritter (Jude Law) et Dore (Vanessa Kirby) sont plus qu'hostiles, et l'île se révèle peu pratique... Mais les Wittmer réussissent à mettre en place une vie décente.
L'arrivée de nouveaux venus pourtant, va changer la donne: quatre personnes les rejoignent: celle qui se présente comme la Baronne Eloïse Bosquet de Wagner Wehrhorn (Ana de Armas), deux de ses amants (Toby Wallace, Felix Kammerer) et un boy venu les assister depuis l'Equateur (Ignacio Gasparini). Très vite, la soit-disant baronne va s'avérer envahissante, voleuse, dictatorienne, et c'en est fini de la quiétude...
Ce film qui traite du mal sous une forme originale et inédite, est inspiré d'une histoire rigoureusement authentique, mais dont la part énigmatique n'a jamais été résolue. Car cette histoire, sachez-le, va mener à, sinon un bain de sang, en tout cas quelques morts navrantes, disparitions louches et autres assassinats apparents... Un film a d'ailleurs été tourné sur place avec certains des protagonistes (on en aperçoit un peu du tournage, dans un clin d'oeil inattendu), mais avant les morts et disparitions; et certaines personnes qui ont survécu ont raconté dans des livres de souvenirs leurs versions (évidemment radicalement différentes) de l'histoire...
Ron Howard s'est un peu perdu, depuis... depuis quand, au fait? Le metteur en scène, sous prétexte de savoir-fair et de versatilité, a parfois sérieusement eu tendance à se fourvoyer, et pour un Frost/Nixon réussi, il y eut beaucoup de films embarrassants. On croit sur parole les commentaires affligés sur Hillbilly Elegy, son adaptation d'un roman de J.D. Vance (qui je le rappelle est, à l"heure où j'écris ces lignes ,vice-président fasciste des Etats-Unis, ce qui est bien paradoxal puisque ce bon Howard a toujours été un sympathisant Démocrate), son Solo a beaucoup déçu, et ses deux films adaptés de Dan Curtis sont des navets sans aucune qualité...
Il y a toujours eu chez lui une certaine tendance à la facilité derrière le métier, un laisser-aller au niveau de l'interprétation, des raccourcis embarrassants, je peux prendre comme exemple la mièvrerie de Splash, ou de Willow, ou encore l'absence totale de distance morale réelle dans EdTv... Trois films au demeurant fortement sympathiques, cela va sans dire. Ici, malgré tout, il réussit à rendre l'âpreté de cette vie à la dure, en ne lâchant rien quant à la caractérisation de ses personnages. On aurait pu croire qu'il y allait avoir une intrusion du mal à travers la baronne, au milieu d'un groupe de gens à peu près positifs, mais... Le mal est contagieux. Ce que capte Howard, à travers ce film dans lequel il a pris le parti de montrer des éléments de ce qui reste une énigme, donc d'inventer au-delà de la spéculation, c'est une histoire qui questionne la morale, la légalité (la baronne est totalement dans son droit vis-à-vis des lois de l'équateur), et la façon dont le mal est contagieux. Les cteurs choisis sont pour la plupart très boens, même si Ana de Armas en fait (une fois de plus) trop. Sydney Sweeney, en revanche, est excellente, aussi ambigue que peut l'être Jude Law. C'est donc une bonne surprise que ce film particulièrement baroque...
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Constitué pour une très large part d'archives inédites ou oubliées, ce film est d'un pedigree inédit: la découverte de films jamais utilisés auparavant a créé le désir de réaliser le projet... Parce que on peut toujours poser la question: avions-nous besoin d'un nouveau film documentaire sur les Beatles? La réponse est non, comme pour la compilation de clips et autres prestations de la BBC Beatles 1, sortie il y a quelques années, c'était globalement inutile, sauf pour les grands malades (J'en suis) qui voulaient pouvoir visionner ces bouts de nostalgie les uns à la suite des autres, dans des conditions optimales. Du coup, ça en devenait indispensable...
Les pantins qui s'agitent ici se divisent en trois clans distincts: ceux qui se laissent faire, souhaitant vaguement en profiter, comme Ed le naïf, et son impayable frère Ray qui croit que ça va lui permettre de vendre sa camelote (Un salon de body building); ceux qui sont prêts à se vendre à la télévision, que ce soit le mannequin Jill (Liz Hurley) dont la participation est planifiée par la production, et qui est absolument prête à tout face à une caméra (Une scène d'anthologie qui résume les excès de la télé-réalité la voit accueillir Ed chez elle, dans le simple but de l'amener au lit en direct!), ou la maman d'Ed, qui à l'idée que la télévision va venir chez elle, se transforme en Blanche Dubois! Enfin, ceux qui ne veulent pas étaler leur vie à l'écran sont représentés par Shari, la petite amie jalouse de son intimité. Mais ces derniers, décidément, son bien peu nombreux... Tant dans le film que dans le monde réel, ou désormais on est persuadé que pour devenir quelqu'un il suffit d'apparaître à la télévision, qu'on ait fait quelque chose qui le justifie, ou pas: il suffit d'allumer la télévision aujourd'hui pour être instantanément envahi par des dizaines d'Ed, mais en beaucoup moins humains...