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  • : Allen John's attic
  • : Quelques articles et réflexions sur le cinéma, et sur d'autres choses lorsque le temps et l'envie le permettront...
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27 avril 2026 1 27 /04 /avril /2026 17:20

Bugs Bunny et Wile E. Coyote sont voisins, et le coyote une fois de plus aimerait bien manger le lapin... Mais s'il se considère ouvertement (et avec insistance) comme un génie, l'animal est bien à la peine pour "retenor son voisin" à dîner...

Que dire de plus que ce qui a déjà été dit sur To hare is human et sur rabbit's feat, les deux films précédents sur lesquels Bugs Bunny et le Coyote s'affrontaient: le dialogue gâche tout... Non que les gags soient révolutionnaires (on notera quand même l'effet extrème de l'aimant attrape-tout, qui attrape vraiment tout), mais l'omniprésence de la voix insupportablement "je sais tout" du coyote nous empêche d'apprécier quoi que ce soit ici...

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Published by François Massarelli - dans Bugs Bunny Wile E. Coyote Chuck Jones Animation Looney Tunes
24 avril 2026 5 24 /04 /avril /2026 22:39

Pour résumer, exceptionnellement, un coyote perdu en plein désert du Sud-Ouest des Etats-Unis, affamé, tente d'attraper un oiseau coureur, sur la route, et utilise des moyens divers et variés, pour changer. Mais cette fois-ci, de façon étonnante, ça ne marche pas du tout...

A ce stade, pourquoi se priver? L'entreprise de Jones, qui consistait à utiliser systématiquement des variations de toujours la même situation, n'a jamais varié pour autant. Si ce n'est que le style a évolué naturellement, ainsi que les décors qui bien entendu ont été de plus en plus abstraits au fur et à mesure des années...

Ce film tardif est un bon exemple, d'ailleurs, de la technique imaginée à la fin des années 40 par Jones et le scénariste Michael Maltese: alors qu'une tentative d'utiliser une bombe contre la bestiole a comme de juste complètement raté, le coyote se retrouve à tenter d'échapper à la bombe, tout en tombant de très haut, et une fois arrivé en bas, il va quand même devoir subir les effets de la bombe... Les gags sont systématiquement la source d'autres gags, et ça ne s'arrête jamais...

...enfin si, à la fin. Mais cette fois, hélas, un gag verbal (ou quasi verbal, puisqu'il utilise un jeu de pancartes) gâche toute la fête en jouant sur les mots.

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Published by François Massarelli - dans Chuck Jones Wile E. Coyote Looney Tunes Animation
23 avril 2026 4 23 /04 /avril /2026 23:07

Chuck Jones avait déjà eu l'idée, franchement bizarre, de mêler les univers respectifs de Wile E. Coyote et Bugs Bunny... Pourquoi pas? ...Sauf que pourquoi s'évertuer à faire du coyote un insupportable bavard, lui qui justement n'a pas besoin de la parole pour être un protagoniste génial?

Ca recommence, et on doit donc supporter ici la loghorrée de l'animal, qui nous explique ce qui n'a pas besoin d'être expliqué, ce qui tue les gags. Bugs Bunny a plus de chance, mais l'adversaire est ici tellement faible, qu'il ne lui faut pas grand chose pour donner l'illusion de la grâce. Jones était un maître en matière de timing, il savait aussi parfois se planter dans les grandes largeurs... 

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Published by François Massarelli - dans Chuck Jones Wile E. Coyote Bugs Bunny Animation Looney Tunes
28 juillet 2025 1 28 /07 /juillet /2025 18:43

Le coyote tente de chasser l'oiseau, et ça ne marche pas... comment voulez-vous décrire un tel film quand on a vu tous les courts métrages de la série, et qu'aucun d'entre eux ne diffère dans ses intentions?

Le film est plaisant, mais on y sent l'évolution évidente dans deux sens bien affirmés: d'un côté, la stylisation de plus en plus poussée des décors, de l'autre l'animation de plus en plus schématique.

Pour le reste... C'est une définition de la routine affirmée! On notera l'apparition de gags à ramifications multiples, qui cassent légèrement l'impression (revendiquée et soulignée en rouge) de redite...

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Published by François Massarelli - dans Chuck Jones Wile E. Coyote Animation Looney Tunes
14 juillet 2025 1 14 /07 /juillet /2025 23:40

Coyote, désert, oiseau, Acme.

Bref, vous avez compris... C'est un bon film de transition, construit de façon rigoureuse comme tous les autres films ou presque, avec les appellations latines habituelles en générique, et un ensemble de tentatives ratées. 

L'une d'entre elles mérite de rester dans l'histoire à cause de son improbabilité absolue: pour triompher de son oiseau tant convoité, le coyote a l'idée de commander un costume d'homme-chauve souris... vert.

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Published by François Massarelli - dans Wile E. Coyote Chuck Jones Looney Tunes Animation
10 juillet 2025 4 10 /07 /juillet /2025 14:21

Retournant sans cesse au charbon, le coyote aura-til enfin gain de cause? ...Cette question méritait-elle d'être posée?

En 1961, l'unité de Leon Schlesinger a bien changé, et l'appellation Looney Tunes est plus une convenance qu'une marque de fabrique. D'ailleurs chacun des réalisateurs impliqués a sa propre unité, et évidemment celle de Chuck Jones sort régulièrement un nouveau cartoon qui offre une série de variations en formes de gags sur l'échec absolu et programmé des initiatives du coyote pour attraper le Roadrunner...

Sauf que les temps sont durs, l'heure au recyclage et à l'économie. Por ce qui est de l'économie, le court métrage est plus raide, moins franchement animé... Ce qui est accentué par le style plus anguleux du metteur en scène. J'imagine qu'il y a des adeptes.. Mais aussi, les gags en eux-mêmes me smblent réchauffés, comme si Jones avait fait le tour des possibilités... 

Ce qui devait bien arriver un jour!

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Published by François Massarelli - dans Wile E. Coyote Chuck Jones Looney Tunes Animation
10 juillet 2025 4 10 /07 /juillet /2025 14:10

Est-il besoin de rappeler l'intrigue? Désert, Coyote, Roadrunner, Acme... Bon, je pense que vous avez repéré l'intention, le dosage dramatique, la mission à accomplir, et ses échecs inévitables...

C'est la période durant laquelle Jones n'avait pas encore totalement opéré la transformation de son style en l'enlaidissant, et ses animaux, encore plus ou moins ronds, contrastant avec un décor de plus en plus stylisé de Maurice Noble... 

Et c'était aussi l'époque durant laquelle Jones, conscient de la répétitivité absolue de la franchise, cherchait des moyens pour surprendre le public à l'intérieur même des gags, et aussi (et surtout) en délayer de façon impressionnante la résolution: ainsi ici, un gag particulièrement élaboré... L'idée est d'écraser l'oiseau avec une grande pierre plate, jetée dans le vide à son passage. Pour l'instant la proposition est très classique... Sauf que la pierre, au lieu de tomber, reste en équilibre sur le rebord de falaise. Le coyote tente une pression, légère au début. Puis il intensifie ses gestes, jusqu'à sauter entre la pierre et le sommet de son rocher... Quand il n'y tient plus, il se place sur la pierre et saute sans arrêt... jusqu'à ce que la pierre finisse par céder, et tombe. Il ne s'en aperçoit d'abord pas du tout. Au moment de la réalisation, Jones a eu l'idée de montrer le coyote immobile sur sa pierre (durant la chute, vertigineuse, et même interminable), une expression réduite à deux points à la place des yeux. Effet garanti. Et pendant ce temps, l'attente du dénouement (inévitable) continue pour le spectateur. Non seulement le gag n'est toujours pas résolu, mais en prime, le personnage nous entraine derrière lui, avec des regards caméra de toute beauté, et un timing diabolique.

...C'est du grand art.

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Published by François Massarelli - dans Chuck Jones Wile E. Coyote Animation Looney Tunes
13 avril 2025 7 13 /04 /avril /2025 11:54

Pour un court métrage des mésaventures du coyote contre son destin (et accessoirement un oiseau), ça commence très étrangement, le premier signe qu'on est devant un "à la manière de", et non un film très authentique: deux magiciens se battent en duel... Comme ils sont de force égale, ils s'éliminent mutuellement, donc cette fois en lieu et place d'Acme, le Coyote aura accès à leur outils...

C'est parfois réussi, parfois mal fichu, et les transgressions multiples laissent volontiers perplexe: pourquoi donner le dernier mot à l'oiseau? ...je sais, en France on l'appelle Beep-Beep et on est persuadé qu'il est le héros, mais en anglais il n'a jamais été nommé, il est juste un événement de passage (littéralement) dans la vie tumultueuse et ridicule du coyote le plus malchanceux qui soit...

Ce film qui tente de relancer la saga en la renouvelant (ce qui est un sacrilège) a été utilisé comme complément de programme du sympathique mais tout aussi étrange long métrage de Joe Dante, Looney Tunes, back in action, en 2003.

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Published by François Massarelli - dans Looney Tunes Animation Wile E. Coyote
11 décembre 2024 3 11 /12 /décembre /2024 17:42

Comme d'habitude, en plein désert, un animal sous-nourri rendu probablement cinglé par la privation, tente par tous les moyens du moment qu'ils soient idiots et impossibles, de s'offrir la peau d'un oiseau qui va très vite afin de cesser cette période de disette! 

La non-structure de ces films est une fois de plus présente au grand jour, immuable ou presque! donc, des noms latins idiots (Hard-Headipus ravenus pour le Coyote, et Speedipus Rex pour le Roadrunner), des inventions Acme, des tentatives qui passe le seuil de l'absurde, et des gags à rallonge, comme les rasoirs jetables trois lames: la première lame installe le gag attendu, la deuxième offre une pote de sortie au coyote, qui se prend la troisième dans la figure! Le rythme est entièrement dévoué au gag, et rien ne change.

Donc clairement, à la fin, le Coyote, tel Sisyphe, a fait tout ce qu'il a fait pour absolument rien... Et reviendra certainement dans un autre cartoon pour y expérimenter exactement le même résultat..

Donc, quand même, la seule évolution dans ces courts métrages, c'est le décor de plus en plus abstrait, et le design des personnages, qui s'enlaidit hélas de plus en plus...

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Published by François Massarelli - dans Wile E. Coyote Looney Tunes Chuck Jones Animation
5 avril 2024 5 05 /04 /avril /2024 23:13

Un Coyote de plus... Je pense qu'à un moment, quelque chose s'st mis à ne plus tourner rond chez Chuck Jones. Il a suivi les sirènes de la modernité, jusqu'à embrasser une carrière de producteur de dessin animé désincarné, et a fini par se prendre à son propre piège... Regardez ses films des années 40 et 50, ils sont animés...

Pas celui-ci, qui est paresseusement composé à l'économie, avec un minimum d'animation, et des situations répétitives privées de ce je-ne-sais-quoi qui avait fait leur prix: un âme, en quelque sorte. Les tentatives du malheureux coyote deviennent mécaniques, et finissent par ne plus être drôles...

Mais il y a pire: c'est épouvantablement laid. Et on a l'impression que c'est volontaire... Finalement, le meilleur atout de ce film? C'est le titre...

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Published by François Massarelli - dans Chuck Jones Animation Looney Tunes Wile E. Coyote